jmf75

Vendredi 18 août 2006

 

Je suis un fantôme errant

Le ventre vide

Et je cherche la femme

Qui naguère me nourrisait

 

Je flotte étourdi et désoeuvré

Sur les eaux de mon passé

Brassant les hautes idées

Qui jadis m'habillaient

 

Je suis un fantôme errant

La tête vide

Et je cherche la femme

Qui naguère me comblait

 

Et de ma tête marmitte

Ou bouillonnent mes fantaisies

Je bâtis des mondes oniriques

Pour fuir les mornes réalités

 

Je suis un fantôme errant

Le coeur brisé

Et je cherche les parcelles de vie

Qui l'ont un jour composé

Je vole par dessus les nuages

Où se croisent les amants épuisés

Où s'entrecroisent les vertus d'un passé

Qui jadis m'étourdissaient

Je suis un fantôme errant

Le coeur brisé

Et je cherche les fragments de vie

Qui un jour l'ont composé

Par fassart
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Samedi 19 août 2006

Je vous propose une balade à mes côtés

je vais vous dire des choses toutes simples, sur vous et sur moi. Pourquoi vous?

Parce que je sais n'être pas le seul dans mon cas

Parce que j'ai reconnu dans la rue, vos yeux perdus de solitude, vos démarches titubantes, vos façons de vous cacher derrière vous, derrière les autres.

Ca me fait du bien de penser que je ne suis pas le seul à manquer d'amour.

Cette carence ma pèse voluptueusement comme un poids à la fois doux et lourd à porter. Il y a des gens qui vivent leur plein d'amour comme d'autres, leur manque d'amour.

Tout comme vous, je les vois, les autres, ceux qui vont par deux, les yeux dans les yeux, que je devine devant une tasse de café le matin.

Il me suffit alors de me dire, je suis libre et c'est bon. Je papillonne librement, à mon gré, je voudrais, oui, hurler cette joie. Mais je dors seul dans mon lit avec mes fantasmes revus et corrigés.

J'ai pourtant beaucoup de charme et je suis loin d'être laid, je possède même un corps agréable, on me l'a dit, mais à quoi bon si on ne le touche jamais.

Le pire dans l'histoire, c'est que je n'accuse personne et surtout pas les femmes. Mais je crois qu'aujourd'hui, on oublie de se regarder, de se parler, de se toucher. Le mode tourne vite, trpo vite pour s'arrêter sur des futilités. Nous avons certes, les magazines, les journaux, la télé, PPDA, Cauet, les sondages... mais ça n'a pas d'odeur tout ça, ça ne sent rien.

Il faudrait réapprendre à dire les choses essentielles

Un "je t'aime" lâché ne veux pas dire "je vais t'épouser" alors cessons de flipper et envoyons-nous des "JE T'AIME" en veux-tu en voilà

Ca ne fais pas de mal

Tu rigoles?

Pas grave si tu as compris

Alors baladons nous!

Par fassart
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Mardi 22 août 2006

j'ai marché, marché

En scrutant le désert

Pas même un mirage

Pas même un point d'eau

 

J'ai marché, marché

Scruté, scruté

Sans parvenir à trouver

Cette eau de vie

 

J'ai marché, marché

Jusqu'au nouveau monde

Là où l'eau ressource la vie

Là ou s'écoule la vie

 

J'ai marché, marché

Les femmes ont un puit, dit-on

Où coule une eau qui vous sourit

Les anciens me l'ont dit

Goûte à cette eau et tu auras la vie

 

J'ai marché, marché

Toute ma vie, j'ai marché

Mais je n'ai jamais croisé

Ce puit qui vous sourit

Cette source ou coule la vie

Par fassart
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Vendredi 8 septembre 2006

La-haut, dans le ciel flamboyant,

Un homme et une femme

Pour échapper à l'apocalypse sous leurs pieds

Ont décidé de voler dans les airs brûlants

Enlacés, ils se sont mis à planer

Au dessus du chaos qui s'étendait

D'autre couples imitèrent leur ballet

Et se mirent à danser dans le ciel embrasé

Le monde entier était là

Des gens de toutes les couleurs

Des gens de toutes les langues

Des gens de tous les continents

Des gens de toutes les religions

Le monde entier les regardait briller

Telles des étoiles, ils filaient

Dans le ciel incendié

Mourir, finalement, n'est rien d'autre

Qu'une braise qui s'éteint

Par fassart
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Mardi 26 septembre 2006

Julien lança pour la énième fois le bâtonnet. Son chien s'élança à fond de train sur la plage déserte et, en un temps record, ramena au lanceur ce qui lui avait été jeté. Lassé, Julien s'assit sur le sable frais et scruta l'océan huileux enrobé des brumes de l'aurore qui lui cachaient l'horizon. Dans quelques heures, les premières dissipations attireraient les baigneurs. Il perdrait alors sa tranquillité et la plage l'ennuierait. Les jappements de son chien lui firent lever la tête. Julien reconnut le haut d'un maillot de bain.

Au premier coup d'oeil il, il jugea jeunes et autoritaires les seins qui devaient épouser les petits bonnets devenus orphelins. Julien n'avait toujours pas bougé, quand son chien déposa, cette fois-ci, un slip de bain. La coïncidence l'obligea à prêter attention à cette seconde trouvaille et Julien fit très vite le rapprochement : le bas, de toute évidence, appartenait au haut.

Il venait de reconstituer le véritable puzzle anatomique d?une jeune fille qu'il imagina jeune et jolie, peut-être légère, ou tout simplement distraite. Il enfouit au fond de ses poches le maillot de l'inconnue qui lui sembla soudainement très intime et en fût troublé.

 

 Julien l'aperçut quelques mètres plus loin, allongé sur le sable. Nue, la jeune fille dormait. Il n'osa pas la réveiller et se contenta de s'agenouiller près d'elle pour mieux contempler sa beauté offerte.

Pour la première fois, Julien découvrait la nudité d'une femme. Il comprit qu'ensuite plus rien ne serait comme auparavant. Son corps d'adolescent venait de se briser aux pieds de cette étrange créature. Tout lui semblait limpide. La haine, la violence, le désir, l?amour, la force et la faiblesse.

Lorsqu'il effleura ses seins, l'inconnue ne bougea pas.

Téméraire, sa main glissa une caresse sur le ventre doré :

l'inconnue ne remua toujours pas.

Electrisé, Julien la désira violemment.

Il se déshabilla entièrement et se lova contre elle :

l'inconnue demeura immobile.

Elle était si belle, il l'aimait tant, qu'il en pleura comme un enfant, ses larmes ruisselaient sur la peau de l'inconnue

qui ne frissonna pas.

Le soleil apparut, avec lui les premiers cris, les rires, les autres, ceux qu'il redoutait.Il serra contre lui la jeune fille.

Julien attendrait, parfaitement immobile, que l'inconnue se réveilla.  Il lui en fit la promesse et, comme elle, s?endormit.

Les autres étaient là et les regardaient.

 

Par fassart
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Samedi 14 octobre 2006

Le chemin est long

Long le chemin de la vie

Mais où allons-nous

 Que cherchons-nous **

Nous sommes des milliards

Sur cette planète bleue

A  parcourir le monde

Dans un sens ou dans l’autre

Sans connaître notre destination

Un chemin qui nous semble long

Long le chemin de la vie

 Où la vie si  insignifiante soit-elle

A toujours des rêves et des pensées à dévoiler,

Des sentiments et des trésors à révéler

Mais sur le chemin de la vie

Tout nous semble pourtant inaccessible

Les vagues déchaînées de la souffrance

Nous emporte des milliers de fois

Dans les océans de la douleur

Où nous égarons nos espoirs

Qui font battre les cœurs

Sur le chemin de la vie

On y croise aussi l’injustice, la méchanceté,

La détresse, la pauvreté et les cruautés de ce monde

Le bonheur s’y promène pourtant

Car le chemin de la vie

Réserve aussi l’espoir qui renaît

En chacun de nous

Aussi Certainement que le soleil

Se lève chaque jour

 

 

 

 

 

 

 

Par fassart
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Samedi 4 novembre 2006

 

 

Voici le vent venu

Un vent sauvage de novembr

Qui balaye, déchire et se démembre

En souffles lourds battant dans les bourgs

Voici le vent venu

Un vent d’automne frémissant

Il erre follement sans jamais se fixer

Confond aujourd’hui et naguère

Souffle, souffle sans retenu

N’est pas cruel ni maudit *

Mais  sème le désordre ou la torpeur  

Voici le vent venu  

Avec lui, ses ravages

Balaye les souvenirs d’un revers de souffle

Sème le doute en rafales incessantes

En vous enveloppant de ses souvenirs

comme un reproche au présent

Voici le vent venu

 Battant les portes de ses coups redoublés *

Vous invitant à rejoindre la folie de son ballet

 

Un vent venu  

Qui s’efforce de vous souffler

Que la vie n’est que désordre semé  

Un vent venu

Qui s’apaise dans les soupirs *

Des amants épuisés

Un vent venu

 qui dechire sans se soucier

de ta présence à mes côtés

 

Un vent venu

Jalousant avec froidure

La beauté de tes traits

 

Un vent venu

Qui ne connaîtra jamais

Le bel amour d’un vent d’été

  

Un vent venu

D’où l’on ne sait

 

 

 

Par fassart
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Vendredi 24 novembre 2006

 

« BOBO » OUT, « FURITA » IN

 

Etre bobo aujourd’hui, est-ce bien raisonnable et cela correspond-t-il encore à quelque chose

 

Quel est donc ce courant qui envahit à nouveau les médias depuis la dernière chanson de Renaud, cet has been où il dresse un portrait juste mais quelque peu chaotique

 

Bobo, oui mais !

 

Bobo est l’acronyme de « bourgeois bohémien » après les bourges et les prolos d’hier on s’est découvert un nouveau courant de pensée mais on ne naît pas bobo, on le devient semblerait-il !

 

Bobo est un terme apparu pour la première fois dans le livre « bobos in Paradise » de David Brook et c’est aussi une interjection espagnole qui signifie « idiot ». C’est un peu vrai, voire navrant et il faut être un peu à la masse pour aujourd’hui se revendiquer « bobo » d’autant que ce courant est déjà largement dépassé.

Ce mot n’a pas de féminin mais désigne néanmoins un esprit subtil et raffiné, propre aux femmes en générale dont le leitmotif semble être « soyons différents »

 

Il vaut mieux donc posséder un esprit malléable et les poches bien remplies et surtout ne jamais oublier de clamer son unicité.

 

Par définition le personnage « bobo » ne fait jamais comme tout le monde

 

La mode, il s’en fout, il trouvera bien le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire remarquer et c’est important car il a horreur de passer inaperçu.

 

En vacances, il déserte les lieux branchés pour préférer retaper une ferme dans le Poitou

 

Sa caractéristique lui est propre, il sait où il va mais ne sait plus d’où il vient.

 

Ce désaxé lit Houellebecq ou Djan, le Monde Diplomatique ou Libération suivant son humeur. Fume un joint de temps à autre, çà fait chic, et le plus souvent se déplace à vélo. Au cinéma visionne les films coréens ou japonais et en musique apprécie les chansons à texte du style Carla Bruni.

 

Bien entendu, la seule chaîne de télévision regardable est Arte.

 

Il parle écologie, du trou de la couche d’ozone, porte des matières naturelles mais tout en usant des technologies de Silicon Valley. Il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profiter avec la culture de son jardin et le commerce équitable.

 

D’ailleurs, il surveille et veille à entretenir un certain flou concernant sont art de vivre car il est détenteur de vérité indubitable du style : seuls les parvenus se ruinent en produit de luxe, les personnes cultivées se ruinent qu’en choses essentielles. Déconcertant, il est vrai.

 

Côté écologie, le « bobo » est très ouvert. Contre le racisme, pour le droit à l’adoption des homos, pas macho et toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter. Pour autant, il surfe sur le net des heures convaincu de faire des bonnes affaires mais quand il aura constaté que tout le monde achète sur le net, il retournera dans la boutique du coin de la rue. Ne jamais faire comme tout le monde est important !

Vous reconnaissez-vous dans cette caricature et êtes vous prêt à rejoindre ce courant ? Pas vraiment et vous avez raison car Renaud ou pas, le courant des « bobos est aujourd’hui mort et bien mort. D’ailleurs, cet être fragile en perpétuelle évolution a du souci à se faire.

Eh oui ! un nouveau mode de vie envahit l’Europe et fera très prochainement son apparition en France.

 

Prenez donc le train en marche ce qui vous évitera d’être désigné du doigt !

 

Le « bobo » est mort, vive le « Furita ». Être « bobos c’est out, pour être in, il faut être « Furita »

 

Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon.

 

Lassé d’une économie en panne et d’une idéologie productiviste datant des années 60-80, encore bien ancrée dans les esprits les 15-30ans tentent de révolutionner les institutions.

 

Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié en costume cravate, c’est T.E.R.M.I.N.E.

 

Pour les jeunes japonais c’est de vivre en adéquation avec leurs envies quitte à vivre modestement.

 

Les meilleurs diplômés prennent le pas et se tournent vers les emplois précaires. Travailler 6 mois pour partir 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les « Furita » de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (travail)

 

Ils seraient déjà plus de 1, 7 millions partageant ce courant qui pourrait rapidement gagner notre pays. Fustigés par beaucoup qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourraient rapidement secouer notre mode de vie.Le travail, c’est totalement ringard, l’emploi précaire devient la norme pour plus de liberté. Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo existentielles. Ils débarquent et risque de changer le modèle social professionnel de nos prochaines années. Ils sont prêts à vivre plus modestement pour préserver leur liberté.

 

Conclusion :

 

Le « bobo » out !

 

Le « Furita » in !

 

Le texte de la chanson de Renaud est très demandé, régalez-vous, le voici dans son intégralité

 

 

Les Bobos

 

On les appelle bourgeois bohêmes

 

Ou bien bobos pour les intimes

 

Dans les chansons d’Vincent Delerm

 

On les retrouve à chaque rime

 

Ils sont une nouvelle classe

 

Après les bourges et les prolos

 

Pas loin des beaufs, quoique plus classe

 

Je vais vous en dresser le tableau

 

Sont un peu artistes c’est déjà ça

 

Mais leur passion c’est leur boulot

 

Dans l’informatique, les médias

 

Sont fier d’payer beaucoup d’impôts

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils vivent dans les beaux quartiers

 

Ou en banlieue mais dans un loft

 

Ateliers d’artistes branchés

 

Bien plus tendance que l’avenue Foch

 

Ont des enfants bien élevés

 

Qui ont lu le Petit Prince à 6 ans

 

Qui vont dans les écoles privées

 

Privées de racaille, je me comprends

 

Ils fument un joint de temps en temps

 

Font leurs courses dans les marchés bios

 

Roulent en 4x4, mais l’plus souvent

 

Préfèrent s’déplacer à vélo

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djan, les Inrocks

 

Et Télérama

 

Leur livre de chevet c’est surand

 

Prés du catalogue Ikéa

 

Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen

 

Passent leurs vacances au Cap Ferret

 

La côte d’azur, franchement ça craint

 

Ils regardent surtout Arte

 

Canal plus, c’est pour les blaireaux

 

Sauf pour les matchs du PSG

 

Et d’temps en temps un p’tit porno

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils écoutent sur leur chaîne fi

 

France-Info toute la journée

 

Alain Bashung Françoise Hardy

 

Et forcément Gérard Manset

 

Ils aiment Desproges sans même savoir

 

Que Desproges les détestait

 

Bedos et Jean-Marie Bigard

 

Même s’ils ont honte d’avouer

 

Ils aiment Jack Lang et Sarkozy

 

Mais ils votent toujours écolo

 

Ils adorent le Maire de Paris

 

Ardisson et son pote Marco

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

La femme se fringue chez Diesel

 

Et l’homme a des prix chez Kenzo

 

Pour le cachemire toujours nickel

 

Zadig et Voltaire je dis bravo

 

Ils fréquentent beaucoup les musées,

 

Les galeries d’art, les vieux bistrots

 

Boivent de la manzana glacée en

 

Ecoutant Mana chao

 

Ma plume est un peu assassine

 

Pour ces gens que je n’aime pas trop

 

Par certains côtés, j’imagine….

 

Que j’fais aussi partie du lot

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

 

 

 

Par fassart
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