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MISERE ! MISERE !!
La vie, pays magnifique
Aux reflets diaboliques
La vie, pays meurtri
D une asphalte noircie
La vie, pays douloureux
Pour les gens amoureux
La vie, pays magique
Pays qui me fait vivre
Pays, hélas devenu si triste
Qu’il est temps d’en partir
Mon cœur est enfermé dans une cage
J’en ai perdu la clé
La tristesse m’est devenue amie
La joie m’est devenue ennemie
J’écris et je pleure
Seul avec mon crayon
J’écris en pleurant
Un mot qui n’est pas comme les autres
Un mot qui signifie l’abandon, la fin
La fin de la vie a sonné, de ma vie
Mon dernier regard est arrivé
Je ne suis pas celui que j’aime
Le regard des autres, me blesse
Je ne respire pas, je ne vis pas
J’avance ignorant la délivrance
Mon âme fragile délaisse
Un cœur plein de souffrance
Mes rêves ont disparus on-t-il jamais existé
Mon passé est enterré a-t-il jamais été
J’ai hâte de passer de l’autre côté
Pour enfin connaître une rive, celle de la liberté
Ma mort est proche, elle se rapproche
Et s’accroche, je le sens
Je n’en peux plus de souffrir
Je n’en peux plus de mourir
Je n’ai plus la force de tenir
Pour ces années à venir
J’aimerai m’endormir pour ne plus jamais me réveiller
S’il vous plait, indiquez-moi le paradis
Je vous en supplie, je veux partir d’ici
J’ai peur de mourir
Pourtant la mort m’attire
Elle happe, aspire, donne le vertige, le tournis
La mort, est miraculeuse, elle est en moi, elle m’habille
Je ne peux rien pour l’éviter
Je n’ai pas le choix, sinon de l’écouter
Elle me murmure des invitations à la rejoindre
Je sais qu’elle est là, passionné et passionnante
La mort m’a choisi, délibérément
Elle est mon alliée
Je n’ai pas envie de quitter cette terre
Mais je sais où aller
Rester serait plus sage
Mais pour qui ? Et pourquoi ?
La mort fait peur
Mais elle est la seule à m’enlacer
Elle ne me fera aucun mal
Ca, je le sais
Qu’on me pardonne cette folie
Ainsi que ma fatale envie
Car je ne souhaite que partir
Et ne plus jamais revenir
A moins qu’une main se tende
Pour me serrer tendrement
Pour dire qu’ici serait bien mieux qu’ailleurs
Juste une main ouverte
Une main sincère
Pour briser mon douloureux calvaire
J’ai beau gindre, crier, hurler
Aucune main pour me guider
Le chômage crée la solitude
La solitude, l’ennui
Et l’ennui, la déprime
J’ai le point serré
Qu’aucun signe ne vienne
Qu’aucune main ne se ferme
Il me faut donc partir
Et ne plus jamais revenir
C’est peut-être ca, le bonheur
Un bonheur qui m’a quitté
Un bonheur que j’ai tant souhaité
Un bonheur que le vent a balayé
Ou est-il ce bonheur ?
Qui chasserait la souffrance, l’indifférence et le trouble
Il me faudrait le pouvoir d’oublier
D’oublier jusqu’à mon passé
Pour vivre enfin heureux
Mais il est impossible de vivre sans oublier
Il m’est donc impossible d’être heureux
Le bonheur est-il contagieux ?
Je n’ai pas encore été contaminé
Est-il si difficile à atteindre ?
Partir, peut-être, pour le rejoindre
De l’autre côté de la rive
Où il me chanterait que des délices
Priez pour que je ne rêve jamais de vous