
PAIN, AMOUR ET FANTAISIE A LA COUR D’ESPAGNE
Le roi est en son château, entouré de sa cour et de son conseiller, père Fassart, grand inquisiteur d Espagne auprès du roi
La nuit tombe sur le royaume d Espagne.
Le capitaine de la garde :
« Sire un inconnu aux portes des remparts demande à être reçu par votre Majesté ».
Le roi
Qui est cet homme ?
LE CAPITAINE
Il prétend venir du royaume de France et se nommer Thierry, le God de Narbonne.
Le roi
L’homme t’à il fait l’aveu de la raison de sa venue.
Le capitaine
Sire, l’homme est empreint de mystère et à vous seul veut délivrer son message. L’homme, sire prétend détenir quelques secrets que l’infante Carmen héritière du royaume d Espagne dissimulerait.
Le roi
Qu’il s’avance et nous livre son histoire sans ambages
Père Fassart
Sire je soupçonne quelques fourberies que nos ennemis les maures mènent pour affaiblir, de votre majesté, l’autorité.
Les courtisans
La prudence inspire les propos de père fassart : prenez garde sire
Le roi
Le roi d’Espagne d’aucun ne craint les menées Et aimé de si vifs amis peut régner mille années.
Capitaine mène donc cet inconnu jusqu’a nous et vous ma gente retirez vous
Les courtisans
Sire il ne convient point que vous le receviez seul
Notre fidélité nous commande de combattre toute ignominie pouvant porter atteinte à votre majesté.
Le roi
Mes doux amis, mes doux amis, je suis fort aise de votre empressement à me défendre et bien soit, je le veux aussi, mais que cette tenture qui de la nuit nous éloigne masque votre présence affectueuse
Les courtisans en armes se dissimulent derrière la tenture
RODRIGUE, cousin de l’infante avant de les suivre
S’approche de père fassart.
Mon père sur vous je fonde tous mes espoirs
D un signe de vous et nos dagues meurtrières
Pourfendrons du drôle le derrière
Et le percerons telle une passoire
Père Fassart
Allez et que la paix du seigneur soit avec vous mon fils
Dieu veille à la bonne providence
Du roi je serai l assurance
Au nom du père du saint esprit et du fils.
ENTRE THIERRY
IL se jette à genoux et attends que le roi l autorise à se relever.
Votre majesté je suis votre serviteur
Le roi en aparté :
Et bien père fassart
L ‘homme semble plutôt docile et a genoux est tombé de respect.
PERE FASSART
La chute ne fut pas bien grande sire
L’homme est petit et contrefait
Mais écoutons le beau discours de ce messire
Le roi
Ainsi tu es Thierry, le bob de Narbonne
Thierry
Le god, majesté, le god de Narbonne
L ‘amour sire est mon unique gloire
Et je n’ai nul autre espoir.
Le roi
Cela semble de bon présage messire Thierry
Mais de Narbonne jusqu’ ici
Le chemin est difficile
Et hasardeux le repos
Aussi sans retenue dites nous
Ce qui vous mène jusqu’ a nous.
Thierry se relevant
L’infante Carmen est mon tourment
Et son souffle ténu est pour moi comme le vent
Le roi
Eh bien messire Thierry quel élan
Et de quelles promesses
L’infante vous a t elle nourri
Pour qu’ainsi vous l’adorassiez.
Le god
Nulle promesse sire elle l’a fait
Le roi et père fassart ensemble
Elle l’a fait
Le god
Oui sire de sa royale main
Elle m’introduisit un beau matin
Maintes fois entre ses fesses
Maintes fois en son connin
Au point qu’a ce jour j y suis comme en ma demeure
Père fassart
Prends garde misérable affabulateur
Le courroux du roi est terrible
Ici même d affreux cachots
Pourrait être ta dernière demeure
Le roi songeur et pour lui même
Mainte fois
dit-il
Maintes fois
Cela change des autres
Qui victimes de brefs usages
Se virent réduit au ménage
Princes manants hommes d’église empereurs
Capitaine de mes armées, écorcheur
Tous ,a la même enseigne entre les cuisses de l infante
Tous dédaignés par la fantasque âme de l’infante.
Une seule fois semblait être son credo
Et voici que ce gnome ce rigolo
Prétend être attaché à sa connasse
Comme morpions ignorant la jalousie
Aux couilles des taureaux d’Andalousie.
Cela ferait notre affaire.
Le vagabondage de l infante doit cesser .Un homme quelqu’ il soit à ses cotés tempérerait le feu des sens qui la dévore,
Et ferait entrer dans sa cervelle de femelle un peu de la sagesse des hommes
Mais assurons nous de la chose il me faut connaître de Carmen les raisons
Père fassart invectivant le god
Blasphème infâme
Tu as commerce avec le diable
Tu as pratique l envoutement sur l infante
Les flammes de l enfer sont ta demeure
Belzebuth iroquois Satan
Le god
Ca tend la bite
Balbutie le god essayant de détendre l’atmosphère
Le roi prenant conscience de la situation que des bruits d armes derrière la tenture rend dangereuse
Les courtisans ont l’épée a la main et Rodrigue s impatiente de bondir des l’appel du père fassart
Le roi haussant la voix
Je m ‘adresse à tous ceux qui peuvent m’ entendre
Gardons raison cessons de chercher querelle à celui qui bientôt pourrait être notre fils bien aimé
Stupeur générale on entend derrière la tenture un murmure de stupéfaction et père fassart interdit tente d accrocher les raisons du roi.
Le roi
Capitaine mène le god dans la plus belle chambre de notre palais
Il y passera la nuit prends avec toi une garde d honneur le sergent répondra sur sa tête de la vie de Thierry le god notre invité
Que nul n’entre dans sa chambre sans mon consentement et que nul n’en sorte
Le god
Suis-je prisonnier sire
Le roi
Non point, le god, non point
Mais j ai en ce château maints hommes d’armes qu’il convient de ne point laisser en déshérence
Va capitaine
Le god s’éloigne entoure de la garde d honneur douze hommes de fer rudes et bien armes dont la mort est le métier douze géants germaniques mercenaires zélés à la solde du roi surplombe de leur stature Thierry le god, Thierry le gnome ;
Le roi, père Fassart, Rodrigue, et la cour réunis
Sire nous vous supplions de nous instruire du projet de notre majesté th le god deviendrait votre fils bien aimé
Rodrigue
Sire ce drôle est un bon à rien
Un mâcheur de chique
Qui d un âne diarhétique
N’obtiendrai nul crottin
La cour
Sire il y aurait mésalliance cela ne se peut
Le roi
Cessons mes beaux amis et toi aussi Rodrigue et vous aussi père fassart de nous nourrir de beaux discours que commande la bienséance L’infante ma fille Carmen est une catin que la moindre braguette met en émoi. C est présentement que cela ne ce peut
Thierry le god me paraît le compagnon idéale. Aussi je caresse le projet de les unir avec le consentement de notre sainte mère l’église
Au fond de la pièce le capitaine réapparait
sa mission accomplie
Le roi
Capitaine va dire à ma fille que son père le roi la veut céans dans la salle du conseil
Une vois alors s’élève
Inutile père je suis la
Le roi
Carmen
Carmen
Oui père par le passage secret je vous ai rejoins et me tenais coi derrière ce mur
Rodrigue
Depuis quand nous épiais tu
Carmen
Sachez mon beau cousin qu’en mon château, nul je n’épie. Je vais à ma guise en tous lieux et en toutes heures
Le roi apaisant d un geste Rodrigue
Et bien cela est fort juste ma fille
Mais que penses-tu de notre projet
Carmen
Je le fais mien père
Le roi
De d’unir a Thierry le God tu consens
Carmen
Non père je le veux
Mon destin de catin me lasse, de tous ces beaux gentilhomme qui vous entourent et vous protègent père j ai connu le vit
Clameur et murmure d inquiétudes dans la cour
Rodrigue tirant l’épée n y tenant plus
Pour l’honneur de l’Espagne je vais embrocher Carmen la catin .
Des gentilshommes se portent en armes au cote de Rodrigue
Le capitaine s’avance alors, et d’un geste ordonne aux
Hommes d armes de protéger Carmen, une enceinte vivante de fer entoure alors Carmen et fait comme un rempart infaillible
Le capitaine a Rodrigue
Mon seigneur sur ma vie si vous persévérez je vous occis
Rodrigue
Que dis tu la capitaine garde raison je suis le prince Rodrigue et ai droit de vie et de mort au royaume d Espagne
Le capitaine
Je prends mes ordres du roi ainsi que mes hommes d’ armes
Le silence de sa majesté ne vaut pas condamnation de l’ infante mes seigneurs .un pas de plus et vos femmes ce soir pleureront sur vos cadavres.
Rodrigue méprisant
Aurais tu toi aussi capitaine gouter aux charmes de
L’infante
Par dieu vous êtes des armées qui en ordre de marche l’avaient pénétrée
Carmen, belle et hautaine, la rage aiguise son visages, le rendant plus pur encore
Oui mon bon cousin, Je suis une catin et je suis fière de l’être
Oui, le capitaine fut aussi de mes amants
Dans la couche il est puissant comme un taureau andalou et possède la ténacité du bouc de Tombouctou
Oui, de tous ici, j’ai connu le vit. Osez de mes paroles vous affranchir, osez mes beaux seigneurs
Ose, toi aussi Rodrigue
pour qui ma main de cousine un jour ,se fit sœur
et pour ton plus grand bonheur
fit jaillir ta semence comme des larmes de lait.
Osez père fassart qui vous délectez de desseins osés, de moi volés, glissés et ordonnancés entre les bondieuseries de votre missel, qu’ainsi, la sainte vierge y baise ma croupe de belle façon.
Le roi alors s’avance tout en majesté.
Cessez donc ces querelles
où coule le venin comme dans une venelle
La vertu perdue de l’infante
Ne peut-être sujet de discorde
Que les princes de mon royaume s’accordent
L’unité de l’Espagne le commande
Rengainez vos lames mes seigneurs et vous mon cousin, tempérez votre ardeur ou usez les contre les Maures
Et toi, Carmen aussi belle qu’insolente
Eteint en toi toute colère
Que rien ici ne tolère
Et puisque tu le veux
Et puisque nous le voulons$
Thierry le God sera ton compagnon,
Pour toujours sous les cieux
Le roi
Capitaine va quérir Thierry le God
Avant que le capitaine n’exécute l’ordre du roi, un messager soldat de La garde d’honneur apparaît échevelé », éperdu, tremblant.
Majesté, le God n’est plus en ses appartements.
Et la lourde porte de la chambre est restée close
Le roi d’u n regard interroge Carmen
Oui père, je l’avoue par le passage secret, j’ai rejoint Thierry le God et l’ai mené jusque devant vous
Le roi
Comment cela se peut-il, je ne le vois point
La cour, Père Fassart, les soldats, les gentilshommes
Nous le voyons point également, cela ne peut-être
Alors, Carmen soulevant sa lourde robe de velours écarlate toute brodée d’or, et retroussant ses jupons blancs à la pâleur de l’innocence, dévoile ainsi le god, la pine roide et bienheureuse dans le connin de l’infante, tel un crapeau s’accouplant au fion neigeux d’un lapin
Le roi
Par dieu, l’animal est déjà dans le chas de l’infante
Père Fassart, bénit ses deux là avant que par méprise
le God de la royale connasse, ne glisse
Père fassart
Qu’il en soit ainsi, puisque telle est la volonté du roi et que le bien de l’Espagne le commande
Que ce jour de l’union de Carmen, infante d’Espagne et de Thierry le God soit béni
Puisse dieu les garder en sa miséricorde
Le roi prend la parole
Moi, roi d’Espagne, dont le nom seul fait trembler les maures
Ordonne qu’en ce jour de liesse
La raison organise cette union
Ma fille, héritière de la puissante Espagne
Mènera grande équipage avec Thierry le God puisque je le veux et tant que dieu aimera cette union.
Mais femme est changeante et varie comme les vents et si ma fille tel un papillon de Thierry le God devait se déprendre
Alors l’Espagne, généreuse en son sein à nouveau la recevrait
Et toi Thierry le God, nu comme au premier jour
Tu reprendras le chemin de Narbonne
Pour trousser toutes les bonnes
Ithyphallique Thierry, ira son chemin
Embrassant son nouveau destin
Nu comme un ver
Après un tel revers
Le jour se lève sur le royaume d’Espagne
Les sens de Carmen ont mis le monde à l’envers
Dans le palais du roi, accablé de fatigue tout s’endort
En plein jour le sommeil les emporte
En pleine nuit, nul ne dort.
Désormais, le god tel les antiques limes
Fera de Carmen
Un havre de chasteté
Que dieu bénisse cette hymen,
Plaisante comme comme l’été à Barcelone
Plaisante comme l’été à Narbonne
L’été ou gronde l’orage comme une gorgone.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||