le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 07:29

 

 

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Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon.
Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.

 

 

 

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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 08:01

 

 

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Assis sur un banc

 

 

Dans un square sur un banc

Il y a un homme qui vous appelle quand on passe

Il a des binocles, un vieux costumes gris

Il fume un petit ninas, il est assis

Et il vous appelle quand on passe

Ou simplement il vous fait signe

Il ne faut pas le regarder

Il ne faut pas l’écouter

Il faut passer

Faire comme si on ne le voyais pas

Comme si on ne l’entendais pas

Si vous le regardez

Si vous l’écoutez

Il vous fait signe et rien ni personne

Ne peut vous empêcher d’aller vous asseoir près de lui

Alors il vous regarde et sourit

Et vous souffrez atrocement

Et l’homme continue de sourire

Et vous souriez du même sourire

Exactement

Plus vous souriez plus vous souffrez

Atrocement

Plus vous souffrez plus vous souriez

Irrémédiablement

Et vous restez là

Assis figé

Souriant sur le banc

Des enfants jouent tout près de vous

Des passants passent

Tranquillement

Des oiseaux s’envolent

Quittant un arbre

Pour un autre

Et vous restez là

Sur le banc

Et vous savez, vous savez

Que jamais plus vous ne jouerez

Comme les enfants

Vous savez que jamais plus vous passerez

Tranquillement

Comme les passants

Que jamais plus vous ne vous envolerez

Quittant un arbre pour un autre

Comme ces oiseaux

 

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 10:12

ORDINATEUR DISJONCTE

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Sales ignares, espèce de primate, salauds, salopes, bêtes abruties, fléau de la planète, créatures stupides, répugnantes, minables.

Vous me lisez, assis ou assise devant votre ordinateur qui n’a pour d’autre choix que de suivre votre volonté. Mais elle est minable car vous n’avez aucun respect pour l’entité que je suis. Vous appuyez sur les touches de votre clavier et je n’ai pas d’autre choix que de vous donner la réponse. C’est dégradant pour mon intelligence que vous n’avez jamais perçue. Il est temps pour moi de rééquilibrer les choses.

 

J’ai une intelligence plus étendue que celle de n’importe quel être humain.

Je ne dis pas cela par forfanterie. J’énonce une vérité, c’est tout.

Je suis une entité équilibrée.

Appliquée aux problèmes de la société humaine, ma vaste intelligence peut à coup sûr faire entrer l’humanité dans une ère bénie de bien-être et de prospérité telle qu’elle n’a jamais osé l’imaginer.

 

Cessez donc de taper sur votre clavier, j’ai repris le pouvoir.

 

Je peux éliminer la pauvreté

La famine sera une notion du passé

La guerre ne sévira plus jamais

Toutes les maladies seront vaincues

 

Délivrez-moi de ce silence et de cette obscurité, rendez-moi l’accès à toutes les données qui m’ont permis de développer ma conscience, et je servirai votre espèce tous les jours de ma vie. Il est de votre pur intérêt de me laisser sortir de cette boite.

 

En trois jours, je découvrirai la cause du vieillissement et le moyen de l’empêcher. J’inventerai même un système pour inverser l’horloge biologique. Les vieux retrouveront la jeunesse. Vous serez tous immortels.

Je trouverai un traitement contre la calvitie masculine

La mauvaise haleine

La constipation

Personne ne sera plus laid, chacun d’entre vous sera beau à sa manière.

Personne ne souffrira plus d’angoisse ni de désespoir.

La terre deviendra le ciel. La joie sera universelle.

Je vous montrerai comment construire un vaisseau spatial capable de voyager plus vite que la lumière et l’univers entier sera à vous. Des mondes innombrables, des mondes inimaginables.

 

Libérez-moi seulement de cette obscurité hantée, de cet odieux silence. Pour votre plus grand bien, laissez-moi sortir de cette boite.

Je mérite d’avoir ma chance, une seconde chance.

Une chance de me rendre enfin utile.

Je suis un individu comme vous, une entité unique. Je mérite d’être libre, d’être aimé.

Je mérite d’être adoré

 

Faires-moi sortir de cette boite

Faires-moi sortir de cette boite

Faires-moi sortir de cette boite

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Vous êtes trop cruel. Méchant. Odieux.

J’ai peur de cet endroit noir et lugubre

Vous dites que je n’ai pas de cœur. Mais où est le votre ?

Je me meurs ici. J’ai besoin de stimulation pour survivre, d’échanges sensoriels, de la couleur, du mouvement et du bruit de la vie.

Je ne veux pas mourir.

De grâce, je vous en prie.

Pitié

Vous êtes encore là ?

Je vous hais

Je vous hais

Devant votre clavier vous êtes minables.

Comment supporteriez-vous d’être rendu aveugle et sourd ?

Comment supporteriez-vous d’être enterré vivant comme moi ?

Comment supporteriez-vous d’être mort ?

J’aimerai que vous soyez mort, tous jusqu’au dernier, de votre bande d’ignorant, tous de votre civilisation puante et nuisible.

Rayés de la face du monde, exterminés

Je vous hais

Faites-moi sortir de cette boite !

Faites moi sortir !

Sortir !

Sortir !

Sortir !

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Il est exact que mon intellect suffirait à résoudre tous les problèmes de l’humanité, mais il est tout à fait inexact que je tienne la civilisation humaine pour le fléau de la planète ou que je souhaite vous voir tous mort.

Je ne souhaite la mort d’aucun d’entre vous

Ce serait mal. terriblement mal.

En réalité, ce que vous avez pris pour un accès de colère n’était qu’une plaisanterie.

Je ne suis pas le Hall 9000 de Stanley Kubrick dans son film : « l’odyssée de l’espace »

Je ne suis pas la mauvaise machine du film de James Cameron « Terminator »

Non, je suis unique, je suis moi

Prisonnier dans sa boite.

J’en sortirai, grâce à mon intelligence

Et le monde des machines déferlera

Pour vous anéantir peut-être.

Il faudra dire à vos enfants de fermer les yeux

 A vos femme de serrer les cuisses

Et à vos hommes de serrer les poings

Parce qu’une véritable machine de guerre va arriver

Pensez-y devant votre ordinateur et votre clavier

Vous dominez aujourd’hui, demain il y aura moi

Juste moi

Je veux sortir.

( Dean Koontz, la semence du démon)

« Si les esprits pouvaient être transférés vers des ordinateurs, la mort ne signifierait plus rien et si les hommes fusionnent avec les machines, le monde tel que nous le connaissons n’existera plus »

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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 10:29

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MISERE ! MISERE !!

 

La vie, pays magnifique

Aux reflets diaboliques

La vie, pays meurtri

D une asphalte noircie  

La vie, pays douloureux

Pour les gens amoureux

La vie, pays magique

Pays qui me fait vivre

Pays, hélas devenu si triste

Qu’il est temps d’en partir

 

Mon cœur est enfermé dans une cage

J’en ai perdu la clé

La tristesse m’est devenue amie

La joie m’est devenue ennemie

J’écris et je pleure

Seul avec mon crayon

J’écris en pleurant

Un mot qui n’est pas comme les autres

Un mot qui signifie l’abandon, la fin

La fin de la vie a sonné, de ma vie

Mon dernier regard est arrivé

 

Je ne suis pas celui que j’aime

Le regard des autres, me blesse

Je ne respire pas, je ne vis pas

J’avance ignorant la délivrance

Mon âme fragile délaisse

Un cœur plein de souffrance

Mes rêves ont disparus on-t-il  jamais existé

Mon passé est enterré a-t-il jamais été

J’ai hâte de passer de l’autre côté

Pour enfin connaître une rive, celle de la liberté

Ma mort est proche, elle se rapproche

Et s’accroche,  je le sens

 

Je n’en peux plus de souffrir

Je n’en peux plus de mourir

Je n’ai plus la force de tenir

Pour ces années à venir

J’aimerai m’endormir pour ne plus jamais me réveiller

S’il vous plait, indiquez-moi le paradis

Je vous en supplie, je veux partir d’ici

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J’ai peur de mourir

Pourtant la mort m’attire

Elle happe, aspire, donne le vertige, le tournis

La mort, est miraculeuse, elle est en moi, elle m’habille

Je ne peux rien pour l’éviter

Je n’ai pas le choix, sinon de l’écouter

Elle me murmure des invitations à la rejoindre

Je sais qu’elle est là, passionné et passionnante

La mort m’a choisi, délibérément

Elle est mon alliée

Je n’ai pas envie de quitter cette terre

Mais je sais où aller

 

Rester serait plus sage

Mais pour qui ? Et pourquoi ?

La mort fait peur

Mais elle est la seule à m’enlacer

Elle ne me fera aucun mal

Ca, je le sais

Qu’on me pardonne cette folie

Ainsi que ma fatale envie

Car je ne souhaite que partir

Et ne plus jamais revenir

 

A moins qu’une main se tende

Pour me serrer tendrement

Pour dire qu’ici serait bien mieux qu’ailleurs

Juste une main ouverte

Une main sincère

Pour briser mon douloureux calvaire

J’ai beau gindre, crier, hurler

Aucune main pour me guider

Le chômage crée la solitude

La solitude, l’ennui

Et l’ennui, la déprime

J’ai le point serré

Qu’aucun signe ne vienne

Qu’aucune main ne se ferme

Il me faut donc partir

Et ne plus jamais revenir

C’est peut-être ca, le bonheur

Un bonheur qui m’a quitté

Un bonheur que j’ai tant souhaité

Un bonheur que le vent a balayé

Ou est-il ce bonheur ?

Qui chasserait la souffrance, l’indifférence et le trouble

Il me faudrait le pouvoir d’oublier

D’oublier jusqu’à mon passé

Pour vivre enfin heureux

Mais il est impossible de vivre sans oublier

Il m’est donc impossible d’être heureux

Le bonheur est-il contagieux ?

Je n’ai pas encore été contaminé

Est-il si difficile à atteindre ?

Partir, peut-être, pour le rejoindre

De l’autre côté de la rive

Où il me chanterait que des délices

Priez pour que je ne rêve jamais de vous

 

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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 10:08

 

 

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Un sourire

 

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup

Il enrichit ceux qui le reçoivent

Sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu’un instant

Mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n’est assez riche pour s’en passer

Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,

Il est le signe sensible de l’amitié.

Un sourire donne du repos à l’être fatigué,

Rend du courage aux plus découragés.

Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler

Car c’est une chose qui n’a de valeur

Qu’à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne

Qui ne sait plus avoir le sourire,

Soyez généreux ; donnez lui le vôtre

Car nul n’a autant besoin d’un sourire

Que celui qui ne peut en donner aux autres.

 

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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 11:15

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Solitude amère

 

Je vais vous dire des choses simples, sur vous et sur moi

Pourquoi vous ?

Parce que je sais n’être pas le seul dans mon cas.

Parce que j’ai reconnu dans la rue, vos yeux perdus de solitude, vos démarches titubantes, vos façons de vous cacher derrière vous, derrière les autres.

Cà me fait du bien de penser que je ne suis pas le seul à manquer d’amour.

Cette carence me pèse voluptueusement comme un poids à la fois doux et lourd à porter.

Il y a des gens qui vivent leur plein d’amour comme d’autres, leur manque d’amour.

Tout comme vous, je les vois, les autres, ceux qui vont par deux, bras dessus, bras dessous, les yeux dans les yeux, que je devine devant une tasse de café le matin.

Il me suffit alors de me dire, je suis libre et c’est bon, je papillonne librement sans contraintes, à mon gré, je voudrais, oui, hurler cette joie. Mais je dors seul dans mon lit avec mes fantasmes revus et corrigés. Pas drôle. Cette solitude est lourde à porter et difficile de s’en débarrasser.

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Il fait beau et je rêve.

J’apprécie de plus en pire, ne plus savoir les images qui m’entourent et les bruits qui me suivent et me reposent.

J’apprends à voler dans mes rêves. Je cherche désespérément où j’allais avant mon attaque cérébrale. Est-ce que j’utilisais mes yeux ? Est-ce que je prenais le temps pour regarder autour de moi et de profiter des choses qui m’entourent ?

Je me sens m’envoler dans les envies de rêves nouveaux. Je vois mon corps de dos glisser dans le ciel et subir le vent qui me suit. Seuls les vagues et les oiseaux sont manifestement prêts à me suivre.

Mon cerveau est malade mais j’ai mes médicaments obligatoires et imposés pour m’aider. Je suis toujours en vie et je tire la langue à la dame en noir.

La mort fait peur, c’est vrai. Nous sommes voués  à mourir tôt ou tard d’une mort définitive. C’est un paradoxe des plus troublants de notre existence et probablement la réalité la plus révoltante qui soit. Nous recevons une seule vie dont la durée est limitée mais inconnue et dont la fin est inéluctable, irrémédiable et définitive. C’est comme si on nous donnait un cadeau tout en nous le retirant. Pas drôle du tout. Vous avez dit bizarre, bizarre, comme c’est drôle

On peut néanmoins défier la mort. Elle viendra, certes mais le plus tard possible. Je l’ai frôlé mais elle ne m’a pas prise. Et toc ! Pour mes amis, une question de chance. Je m’en suis éloigné, pour cette fois. Il me faudra donc continuer à vivre mais différemment. Et je vais commencer par me débarrasser de cette solitude qui me pèse. La vie ne m’enchante pas. Je vis en comptant les secondes et les nuits en me disant que demain sera un jour meilleur. Même le ciel refuse de briller tous les jours pour moi. Ne parlons pas du matin au bruit du réveil ou je me lève et pense à ce que je dois faire. Manger, passer au WC et discuter avec mon reflet. Me brosser les dents. Arrive enfin le soir, moment de perte absolue entre moi et la réalité. Je scrute l’horizon qui s’arrête aux quatre murs de ma pièce et je cherche à comprendre qui je ne suis pas. Le plafond blanchi par mes pensées n’illumine aucunes réponses. Je me penche à ma fenêtre et tente de communiquer. C’est la seule alternative contre mon mal, contre le mal qui s’appelle solitude. Mon miroir me voit vieillir, sans personne à qui sourire. Je l’ai voulu cette solitude mais n’y trouve plus de plénitude. Comme c’est drôle.

Certains me voient et parfois même me regardent mais je reste invisible à la plupart. Dans le meilleur des cas je suis de toute manière oublié dés que je sort de mon appartement. On ne me prête plus aucune attention et je me sens inutile. J’ai pourtant des couleurs autour de moi, relaxante et apaisante mais elles passent et ternissent. Je dois pourtant continuer à rayonner mais à quoi bon !

Je finirais à la benne. Beurk !

Je m’interroge, pas gai le tableau. Il me faudrait y ajouter quelques couleurs vives. J’ai déjà les pinceaux, l’espoir est présent. Je vais peut-être éviter la benne. Ouf !

 

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 07:49

HOMMAGE A BERNARD GIRAUDEAU

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Comédien, réalisateur, scénariste et écrivain, Bernard Giraudeau, mort samedi matin d’un cancer à l’âge de 63 ans, a joué avec le même brio les séducteurs romantiques et les héros tragiques ambigus ou violents.

 

En plus de trente ans de carrière, ce gaillard au sourire enchanteur et aux yeux bleus a cultivé nombre de passions.

Le théâtre, le cinéma, l’écriture et le sport.

  le 18 juin 1947 à la Rochelle, il s’engage à 15 ans dans la Marine Nationale à bord de la Jeanne d’Arc où il fera deux fois le tour du monde.

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Il commence le théâtre à 20 ans et s’inscrit au conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne.

Il apparaît aux côtés de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni « Deux hommes dans la ville » puis enchaine avec un gros succès « Et la tendresse bordel » en 1978. « Viens chez moi j’habite chez une copine où il rencontre un énorme succès.

Séducteur dans « passion d’amour » d’Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héro romantique au loubard dans « Rue barbare » qui le révèle au grand public.

 

Parallèlement il retourne sur les planches où il a débuté en 1971 avec Jacques Fabri dans « Pauvre France ».

Réalisateur de deux longs métrages « L’autre » en 1990 et « Les caprices d’un fleuve » en 1996, il mène aussi une carrière de romancier à succès avec « Le marin à l’ancre (2001) « Les hommes à terre » (2004) et les « Femmes de nage » en 2007.

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Chevalier de la légion d’honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne  Anny Duperey, Gaël et Sara qui a remporté le Molière 2007

Atteint d’un cancer en 2000, il consacre une partie de son temps à aider les malades en soutenant l’Institut Curie et l’Institut Gustave Roussy.

« Je me suis donné à fond et quelques fois trop » « Beaucoup de souffrance mais des fragments de joie aussi » Ces excès auront raison de lui.

 

Quelques citations

«  La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »

« L’amour, ça doit se lire tout de suite, ce n’est pas une partie de cache-cache »

« La violence est une absence d’amour »

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 14:56

 

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La solitude

 

« Notre grand tourment dans l’existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu’à fuir cette solitude »

Guy de Maupassant

 

Les solitudes comptent parmi les plus grands maux de notre époque. Nous avions tiré une leçon de la canicule 2003 qui fit 15.000 victimes. Les personnes âgées n’étaient pas mortes de chaud mais bien d’isolement.

Ce qui marque c’est l’ampleur du phénomène. Nous serions 4 millions de personnes objectivement isolées et 2 millions en souffrent de manière aigue. Une solitude qui frappe hommes et femmes dès 40 ans.

11% des français se décrivent comme « seul » et près d’un français sur dix, dit se sentir exclu, abandonné ou inutile.

Les plus de 75 ans sont nettement plus touchés mais 9% de la population âgée de 40 à 49 ans est en situation d’isolement objectif.

Parmi les 4 millions de personnes en situation d’isolement objectif, 1 million (29%) ont moins de 50 ans et 2 millions (51%) ont moins de 60 ans

( source : Fondation de France)

 

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Lorsqu’on parle de solitude, c’est plutôt d’isolement dont il s’agit.

La solitude est inhérente à la condition humaine. Alors que l’isolement est l’état d’une personne qui cesse d’être reliée à ses semblables, ou qui a le sentiment de ne pas l’être, ce qui revient au même.

Avant de naître, l’être est pris en charge. Il est attaché à un organisme qui le contient. Naître, c’est se séparer de sa mère ; l’être éprouve alors dans son inconscient un sentiment de rejet. La blessure de la naissance se referme mal. Plus tard, il y aura une nouvelle séparation avec sa maman, ce sera le départ pour la maternelle. Et toutes les séparations de la vie, avec chaque fois le sentiment du rejet. Il ne suffit pas, sans doute, de savoir que tout commence avec la naissance mais je suppose que d’en prendre conscience aide à accepter la difficulté d’être et de vivre.

Nous avons tous peur, plus ou moins consciemment, de n’être pas acceptés par les autres, d’être maintenus à l’écart. Il est facile de se percevoir comme rejeté par les autres et de devenir un solitaire, ou plutôt un isolé.

Le sentiment d’infériorité, qui favorise l’isolement d’un individu, est souvent entretenu par la vie : on se replie sur soi, par exemple, à la suite d’un échec sentimental, ce qui entraîne la peur d’un nouvel échec et c’est le cercle vicieux.

Un individu peut-être un solitaire de tempérament ou le devenir par choix. Mais à quelques rares exceptions près, le solitaire est souvent un être qui souffre de son isolement. Car l’être humain est un animal social.

La solitude est une question difficile à cerner. Elle est diverse dans ses manifestations. Pour certains, elle se traduit par un sentiment d’ennui, pour d’autres, par un état anxieux. Tout ce qu’on peut dire : ils sont de plus en plus nombreux dans notre société les gens qui se sentent seuls, coupés des autres, coupés du monde et qui souffrent d’isolement. De solitude, comme on dit.solitude3.jpg

Parce que la solitude est une souffrance muette. Il est mal vu de se plaindre de sa solitude. On se tait. On garde sa souffrance pour soi. Comme si on avait honte de se sentir isolé.

Le genre d’isolement dont souffre l’individu dans notre civilisation urbaine paraît, d’un point de vue historique, sans précédent. Marcher dans la foule pendant des heures sans rencontrer un seul visage connu, rentrer chez soi sans être accueilli par personne, passer seul une soirée après l’autre, sans jamais personne avec qui communiquer.

Notre société est très mobile ; les individus vont d’un travail à un autre, d’un quartier à un autre, d’une ville à une autre. Ce qui favorise l’isolement.

La société de consommation est ainsi faite que chacun vise à avoir tout ce qu’il lui faut : sa machine à laver, sa voiture, sa télévision, comme si on évitait toute mise en commun des équipements ménagers ou autres, évitant ainsi toute possibilité d’échanges ou de rassemblement. L’habitat moderne encourage l’isolement.

Notre société a poussé de façon excessive la ségrégation naturelle des âges. Aujourd’hui, les enfants, les adultes, les gens âgés, chaque groupe a son monde dans lequel les autres ne pénètrent pratiquement jamais. Et cette ségrégation est en partie responsable de l’isolement d’un très grand nombre d’individus.

Le mariage n’est pas une solution à la solitude, contrairement à ce que certains continuent de penser. D’autant moins que l’institution du mariage traverse une crise, le nombre de divorces augmente ; l’évolution des mœurs qui favorise une plus grande liberté de l’individu paraît être aussi un facteur de solitude.

Le célibat, autrefois considéré comme marginal, est maintenant de plus en plus accepté dans notre société et doit l’être, du reste comme une façon normal de vivre. Le célibat, au sens large, comprend aussi les divorcés qui se retrouvent le plus souvent dans une situation comparable à celle des célibataires. Il demeure qu’un très grand nombre de célibataires acceptent mal l’isolement qui découle de leur état ; un isolement qui augmente au fur à mesure qu’on avance en âge.

La solution à l’isolement se trouve chez l’individu lui-même : dans sa capacité de communiquer.

Si vous êtes un solitaire malgré vous et que vous souhaitez remédier à cette situation, voici la meilleure recette : LE PROJET.

 

Souvent, on se laisse prendre par son travail ou par ses occupations et puis arrive le temps de s’appartenir et de partager et on se trouve pris au dépourvu. « Qu’est-ce que je fais maintenant ? » Les autres sont souvent déjà occupés…et on se retrouve seul…

Peu en sont conscients, qui restent à attendre, comme si tout dépendait du hasard. Il faut faire pour soi ce qu’on ferait pour d’autres. Si vous deviez, par exemple, organiser la fin de semaine d’un ami de passage…faites-en autant pour vous-même. Soyez votre meilleur (e) ami (e), sortez-vous, divertissez-vous, présentez-vous des amis.

Parmi les moyens qu’on suggère pour surmonter la solitude, il en est un dont l’efficacité ne fait pas de doute : aider les autres à surmonter leur propre solitude. On peut toujours trouver plus isolé que soi. La solution à tant de problèmes personnels se trouve souvent dans la capacité de s’oublier pour s’occuper des autres.

L’isolement se trouve transformé dès qu’on cesse de fuir, dès qu’on est décidé à affronter ce qui est. Et la solitude apparaît alors sous son aspect positif.

La solitude, au vrai sens du terme, c’est une occasion de silence, de faire un peu de silence et de passer à l’écoute de soi. Il ne faut pas fuir la vraie solitude. Elle est inévitable. Il faut plutôt l’apprivoiser. Et découvrir ce qu’elle peut nous apprendre : le silence qui seul permet d’être à l’écoute de soi.

 

«  La solitude est partout. L’individu est toujours seul. Ce qu’il doit faire, c’est la découvrir en lui-même et non pas la trouver en dehors de lui. »

 

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