le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 07:11

INCONNUE

 

QUEL EST CE REGARD

 

SI FRANC ET SI PROFOND

 

SOULIGNE DE VIRGULES

 

QUI S’EBATTENT ET PETILLENT

 

AU GRE DE TENDRES

RENCONTRES                                                                                                                 

 

 

 

QUEL EST CE SOURIRE

 

SI FRANC ET SI ENJOUE

 

OU SE DESSINE LES TRAITS

 

DE QUELQUES MOTS ENVOLES

 

VENUS SE REFUGIER ENTRE SES GUILLEMETS

 

 

QUELLE EST CETTE CARESSE

 

SOIGNEE D’UNE  MAIN VELOUTEE

 

QUI VOUS ENTRAINE AU TREFOND DE L’IVRESSE

 

OU LES CORPS DESARTICULES S’ENCHAINENT

 

POUR SE BRISER DANS LE TUMULTE

 

D’UN PLAISIR SANS GENE

 

 

 

 

 

 

QUELLE EST CETTE FEMME

 

A LA MOUVANCE ENVOUTANTE

 

QUI VOUS ENCHAINE DANS UNE CONJUGAISON

 

DES PLUS ABSTRAITE

 

 

 

QUI EST-ELLE

 

POUR NE DESSINER QUE DES POINTS VIRGULE

 

SUR UNE PORTEE AUX SONATES INACHEVEES

 

 

 

QUI EST-ELLE

 

POUR NE SEMER QUE DES POINTS TIRES

 

SUR UN CANEVAS AUX FIGURES EFFILOCHEES

 

 

 

QUI ES-TU

 

SINON QU’UNE ETRANGE INCONNUE

 

QUI VOUS SOUFFLE D’UNE HALEINE PARFUMEE

 

QU’ELLE NE PEUT SE NOMMER

 

 

 SEUL

 

Est-il vrai qu'en un lieu au delà de la mort

Quelqu'un nous aime et nous attend tels que nous sommes?

Des vagues d'air glacé se succèdent sur mon corps

J'ai besoin d'une clef pour retrouver les hommes

 

Est-il vrai que parfois les êtres humains s'entraident

Et qu'on peut être heureux au delà de treize ans?

Certaines solitudes me semble sans remède

Je parle de l'amour, je n'y crois plus vraiment

 

Quand la nuit se précise au centre de la ville

Je sors de mon studio, le regard implorant

Les boulevard charrient des coulées d'or mobile

Personne ne me regarde, je suis inexistant

 

Plus tard je me blottis près de mon téléphone

Je fais des numéros, mais je raccroche à temps

Une forme est tapie derrière l'électrophone

Elle sourit dans le noir, car elle a tout son temps

M.H.

 

 

 

 

 

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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 08:02

NOUS SOMMES TOUS PLUS OU MOINS MUSICIEN. UNE GUITARE QUI SOMMEILLE,  UN PIANO POUSSIEREUX, UN VIOLON ABANDONNE

 

JE VOUS LIVRE ICI UNE CHANSON ORPHELINE

 

ELLE EST A VOUS SI VOUS Y PLACEZ QUELQUES NOTES QUI EMBELLIRONT LES MOTS

 

ALLEZ Y, NOUS SOMMES DANS UN MOIS DE FËTE

COMMUNIQUER

Des regards qui se cherchent

Des sourires qui se croisent

Elle a du oublier

Comment communiquer

Un mouvement qui s'égare

Et des gestes qui se perdent

Il a du oublier

Comment communiquer

 

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

Tout ce temps qui passe

Tous ces gens qui brassent

Leur vie sans s'arrêter

Toutes ces nuits qui filent

Toutes ces larmes qui brillent

Finissent par gaspiller

Les plus beaux rêves

Des enfants

Et la tendresse

Des amants

Qui n'ont plus le temps

Qui n'ont plus le temps

De s'aimer

 

Des baisers qui se frôlent

Et des mots qui ont peur de tout gâcher

Ils ont dus oublier

Comment communiquer

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

Tout ce temps qui passe

Tout ces gens qui brassent

Leur vie sans s'arrêter

Toutes ces nuits qui filent

Toutes ces larmes qui brillent

Finissent par gaspiller

Les plus beaux rêves

Des enfants

Et la tendresse

Des amants

Qui n'ont plus le temps

Qui n'ont plus le temps

 

 

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

 

 

 

 

 

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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 09:50

 

 

Voici le vent venu

Un vent sauvage de novembr

Qui balaye, déchire et se démembre

En souffles lourds battant dans les bourgs

Voici le vent venu

Un vent d’automne frémissant

Il erre follement sans jamais se fixer

Confond aujourd’hui et naguère

Souffle, souffle sans retenu

N’est pas cruel ni maudit *

Mais  sème le désordre ou la torpeur  

Voici le vent venu  

Avec lui, ses ravages

Balaye les souvenirs d’un revers de souffle

Sème le doute en rafales incessantes

En vous enveloppant de ses souvenirs

comme un reproche au présent

Voici le vent venu

 Battant les portes de ses coups redoublés *

Vous invitant à rejoindre la folie de son ballet

 

Un vent venu  

Qui s’efforce de vous souffler

Que la vie n’est que désordre semé  

Un vent venu

Qui s’apaise dans les soupirs *

Des amants épuisés

Un vent venu

 qui dechire sans se soucier

de ta présence à mes côtés

 

Un vent venu

Jalousant avec froidure

La beauté de tes traits

 

Un vent venu

Qui ne connaîtra jamais

Le bel amour d’un vent d’été

  

Un vent venu

D’où l’on ne sait

 

 

 

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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /Oct /2006 05:51

Le chemin est long

Long le chemin de la vie

Mais où allons-nous

 Que cherchons-nous **

Nous sommes des milliards

Sur cette planète bleue

A  parcourir le monde

Dans un sens ou dans l’autre

Sans connaître notre destination

Un chemin qui nous semble long

Long le chemin de la vie

 Où la vie si  insignifiante soit-elle

A toujours des rêves et des pensées à dévoiler,

Des sentiments et des trésors à révéler

Mais sur le chemin de la vie

Tout nous semble pourtant inaccessible

Les vagues déchaînées de la souffrance

Nous emporte des milliers de fois

Dans les océans de la douleur

Où nous égarons nos espoirs

Qui font battre les cœurs

Sur le chemin de la vie

On y croise aussi l’injustice, la méchanceté,

La détresse, la pauvreté et les cruautés de ce monde

Le bonheur s’y promène pourtant

Car le chemin de la vie

Réserve aussi l’espoir qui renaît

En chacun de nous

Aussi Certainement que le soleil

Se lève chaque jour

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 11:39

Julien lança pour la énième fois le bâtonnet. Son chien s'élança à fond de train sur la plage déserte et, en un temps record, ramena au lanceur ce qui lui avait été jeté. Lassé, Julien s'assit sur le sable frais et scruta l'océan huileux enrobé des brumes de l'aurore qui lui cachaient l'horizon. Dans quelques heures, les premières dissipations attireraient les baigneurs. Il perdrait alors sa tranquillité et la plage l'ennuierait. Les jappements de son chien lui firent lever la tête. Julien reconnut le haut d'un maillot de bain.

Au premier coup d'oeil il, il jugea jeunes et autoritaires les seins qui devaient épouser les petits bonnets devenus orphelins. Julien n'avait toujours pas bougé, quand son chien déposa, cette fois-ci, un slip de bain. La coïncidence l'obligea à prêter attention à cette seconde trouvaille et Julien fit très vite le rapprochement : le bas, de toute évidence, appartenait au haut.

Il venait de reconstituer le véritable puzzle anatomique d?une jeune fille qu'il imagina jeune et jolie, peut-être légère, ou tout simplement distraite. Il enfouit au fond de ses poches le maillot de l'inconnue qui lui sembla soudainement très intime et en fût troublé.

 

 Julien l'aperçut quelques mètres plus loin, allongé sur le sable. Nue, la jeune fille dormait. Il n'osa pas la réveiller et se contenta de s'agenouiller près d'elle pour mieux contempler sa beauté offerte.

Pour la première fois, Julien découvrait la nudité d'une femme. Il comprit qu'ensuite plus rien ne serait comme auparavant. Son corps d'adolescent venait de se briser aux pieds de cette étrange créature. Tout lui semblait limpide. La haine, la violence, le désir, l?amour, la force et la faiblesse.

Lorsqu'il effleura ses seins, l'inconnue ne bougea pas.

Téméraire, sa main glissa une caresse sur le ventre doré :

l'inconnue ne remua toujours pas.

Electrisé, Julien la désira violemment.

Il se déshabilla entièrement et se lova contre elle :

l'inconnue demeura immobile.

Elle était si belle, il l'aimait tant, qu'il en pleura comme un enfant, ses larmes ruisselaient sur la peau de l'inconnue

qui ne frissonna pas.

Le soleil apparut, avec lui les premiers cris, les rires, les autres, ceux qu'il redoutait.Il serra contre lui la jeune fille.

Julien attendrait, parfaitement immobile, que l'inconnue se réveilla.  Il lui en fit la promesse et, comme elle, s?endormit.

Les autres étaient là et les regardaient.

 

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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 08:04

La-haut, dans le ciel flamboyant,

Un homme et une femme

Pour échapper à l'apocalypse sous leurs pieds

Ont décidé de voler dans les airs brûlants

Enlacés, ils se sont mis à planer

Au dessus du chaos qui s'étendait

D'autre couples imitèrent leur ballet

Et se mirent à danser dans le ciel embrasé

Le monde entier était là

Des gens de toutes les couleurs

Des gens de toutes les langues

Des gens de tous les continents

Des gens de toutes les religions

Le monde entier les regardait briller

Telles des étoiles, ils filaient

Dans le ciel incendié

Mourir, finalement, n'est rien d'autre

Qu'une braise qui s'éteint

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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /Août /2006 08:55

j'ai marché, marché

En scrutant le désert

Pas même un mirage

Pas même un point d'eau

 

J'ai marché, marché

Scruté, scruté

Sans parvenir à trouver

Cette eau de vie

 

J'ai marché, marché

Jusqu'au nouveau monde

Là où l'eau ressource la vie

Là ou s'écoule la vie

 

J'ai marché, marché

Les femmes ont un puit, dit-on

Où coule une eau qui vous sourit

Les anciens me l'ont dit

Goûte à cette eau et tu auras la vie

 

J'ai marché, marché

Toute ma vie, j'ai marché

Mais je n'ai jamais croisé

Ce puit qui vous sourit

Cette source ou coule la vie

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 09:34

Je vous propose une balade à mes côtés

je vais vous dire des choses toutes simples, sur vous et sur moi. Pourquoi vous?

Parce que je sais n'être pas le seul dans mon cas

Parce que j'ai reconnu dans la rue, vos yeux perdus de solitude, vos démarches titubantes, vos façons de vous cacher derrière vous, derrière les autres.

Ca me fait du bien de penser que je ne suis pas le seul à manquer d'amour.

Cette carence ma pèse voluptueusement comme un poids à la fois doux et lourd à porter. Il y a des gens qui vivent leur plein d'amour comme d'autres, leur manque d'amour.

Tout comme vous, je les vois, les autres, ceux qui vont par deux, les yeux dans les yeux, que je devine devant une tasse de café le matin.

Il me suffit alors de me dire, je suis libre et c'est bon. Je papillonne librement, à mon gré, je voudrais, oui, hurler cette joie. Mais je dors seul dans mon lit avec mes fantasmes revus et corrigés.

J'ai pourtant beaucoup de charme et je suis loin d'être laid, je possède même un corps agréable, on me l'a dit, mais à quoi bon si on ne le touche jamais.

Le pire dans l'histoire, c'est que je n'accuse personne et surtout pas les femmes. Mais je crois qu'aujourd'hui, on oublie de se regarder, de se parler, de se toucher. Le mode tourne vite, trpo vite pour s'arrêter sur des futilités. Nous avons certes, les magazines, les journaux, la télé, PPDA, Cauet, les sondages... mais ça n'a pas d'odeur tout ça, ça ne sent rien.

Il faudrait réapprendre à dire les choses essentielles

Un "je t'aime" lâché ne veux pas dire "je vais t'épouser" alors cessons de flipper et envoyons-nous des "JE T'AIME" en veux-tu en voilà

Ca ne fais pas de mal

Tu rigoles?

Pas grave si tu as compris

Alors baladons nous!

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