le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Jeudi 1 février 2007

 

 

LA DANSEUSE AUX BALLERINES

Un beau brin de fille

Chaussée de ses tendres ballerines

Dansait sous le soleil de midi

Elle tournait, tournait si vite

Que ses pâles rondeurs exquises

Irradiaient le jeu de son ballet

Elle dansait sous le soleil à son zénith

Des incantations au démon du midi

J'ai croisé ce beau brin de fille

Qui tournait, tournait si vite

Elle sur la pointe de ses ballerines

Moi, électrisé devant sa beauté diabolique

Elle tournait, tournait si vite

Que j’en oubliais qu’elle portait des ballerines

Elle hurla, elle hurla son cri

Tournant, tournant toujours plus vite

Quand le soleil perché à son zénith pali

           Le démon du midi se mit à rugir

 

Elle tournait, elle tournait si vite

Que la petite danseuse perdit

A jamais ses ballerines

 

 

 

 

 

 

LE BALLON  

 

Où est ton ballon petit bonhomme ?  

Et que fais-tu replié dans ce coin ?

Pleures-tu le bonheur des autres ?

L'injustice te rend-t-elle si triste ?

La vie peut te sembler bien amère

Mais  réserve aussi des surprises

Il te faut pour autant saisir la chance

Elle passe, cette irrévérencieuse,

Sur tous les chemins qu’elle croise 

Car ce n’est ni la richesse, ni le succès

Ni l’intelligence pas plus que la beauté 

Qui te rendra le sourire que tu as abandonné

Mais bien la chance qu’il te faut saisir au plus vite

Qu’il soit propice ou malheureux, le hasard se charge

Toujours de forger les destins 

Parfois avec la plus grande injustice

L’existence n’est qu’une question de chance 

Et le hasard peut faire de notre existence

Une sombre catastrophe ou une grande réussite 

Regarde ton ballon bonhomme  

Dans les filets de ton adversaire…tu gagnes.

Mais le hasard peut tout aussi bien le mettre à côté

Tu vois,  c’est une question de chance

 

 

 

 

Je ne pleurerai pas !

 

 

Quand l’extase de la passion est épuisée

Si la tendresse et la vérité peuvent durer

Ou vivre, tandis que toutes violences sombrent

Dans un profond sommeil, mortel et sombre

Je ne pleurerai pas, je ne pleurerai pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 janvier 2007

INCONNUE

 

QUEL EST CE REGARD

 

SI FRANC ET SI PROFOND

 

SOULIGNE DE VIRGULES

 

QUI S’EBATTENT ET PETILLENT

 

AU GRE DE TENDRES

RENCONTRES                                                                                                                 

 

 

 

QUEL EST CE SOURIRE

 

SI FRANC ET SI ENJOUE

 

OU SE DESSINE LES TRAITS

 

DE QUELQUES MOTS ENVOLES

 

VENUS SE REFUGIER ENTRE SES GUILLEMETS

 

 

QUELLE EST CETTE CARESSE

 

SOIGNEE D’UNE  MAIN VELOUTEE

 

QUI VOUS ENTRAINE AU TREFOND DE L’IVRESSE

 

OU LES CORPS DESARTICULES S’ENCHAINENT

 

POUR SE BRISER DANS LE TUMULTE

 

D’UN PLAISIR SANS GENE

 

 

 

 

 

 

QUELLE EST CETTE FEMME

 

A LA MOUVANCE ENVOUTANTE

 

QUI VOUS ENCHAINE DANS UNE CONJUGAISON

 

DES PLUS ABSTRAITE

 

 

 

QUI EST-ELLE

 

POUR NE DESSINER QUE DES POINTS VIRGULE

 

SUR UNE PORTEE AUX SONATES INACHEVEES

 

 

 

QUI EST-ELLE

 

POUR NE SEMER QUE DES POINTS TIRES

 

SUR UN CANEVAS AUX FIGURES EFFILOCHEES

 

 

 

QUI ES-TU

 

SINON QU’UNE ETRANGE INCONNUE

 

QUI VOUS SOUFFLE D’UNE HALEINE PARFUMEE

 

QU’ELLE NE PEUT SE NOMMER

 

 

 SEUL

 

Est-il vrai qu'en un lieu au delà de la mort

Quelqu'un nous aime et nous attend tels que nous sommes?

Des vagues d'air glacé se succèdent sur mon corps

J'ai besoin d'une clef pour retrouver les hommes

 

Est-il vrai que parfois les êtres humains s'entraident

Et qu'on peut être heureux au delà de treize ans?

Certaines solitudes me semble sans remède

Je parle de l'amour, je n'y crois plus vraiment

 

Quand la nuit se précise au centre de la ville

Je sors de mon studio, le regard implorant

Les boulevard charrient des coulées d'or mobile

Personne ne me regarde, je suis inexistant

 

Plus tard je me blottis près de mon téléphone

Je fais des numéros, mais je raccroche à temps

Une forme est tapie derrière l'électrophone

Elle sourit dans le noir, car elle a tout son temps

M.H.

 

 

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 3 décembre 2006

NOUS SOMMES TOUS PLUS OU MOINS MUSICIEN. UNE GUITARE QUI SOMMEILLE,  UN PIANO POUSSIEREUX, UN VIOLON ABANDONNE

 

JE VOUS LIVRE ICI UNE CHANSON ORPHELINE

 

ELLE EST A VOUS SI VOUS Y PLACEZ QUELQUES NOTES QUI EMBELLIRONT LES MOTS

 

ALLEZ Y, NOUS SOMMES DANS UN MOIS DE FËTE

COMMUNIQUER

Des regards qui se cherchent

Des sourires qui se croisent

Elle a du oublier

Comment communiquer

Un mouvement qui s'égare

Et des gestes qui se perdent

Il a du oublier

Comment communiquer

 

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

Tout ce temps qui passe

Tous ces gens qui brassent

Leur vie sans s'arrêter

Toutes ces nuits qui filent

Toutes ces larmes qui brillent

Finissent par gaspiller

Les plus beaux rêves

Des enfants

Et la tendresse

Des amants

Qui n'ont plus le temps

Qui n'ont plus le temps

De s'aimer

 

Des baisers qui se frôlent

Et des mots qui ont peur de tout gâcher

Ils ont dus oublier

Comment communiquer

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

Tout ce temps qui passe

Tout ces gens qui brassent

Leur vie sans s'arrêter

Toutes ces nuits qui filent

Toutes ces larmes qui brillent

Finissent par gaspiller

Les plus beaux rêves

Des enfants

Et la tendresse

Des amants

Qui n'ont plus le temps

Qui n'ont plus le temps

 

 

Tous les amants du monde entier

Ne savent plus s'aimer

 

 

 

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 24 novembre 2006

 

« BOBO » OUT, « FURITA » IN

 

Etre bobo aujourd’hui, est-ce bien raisonnable et cela correspond-t-il encore à quelque chose

 

Quel est donc ce courant qui envahit à nouveau les médias depuis la dernière chanson de Renaud, cet has been où il dresse un portrait juste mais quelque peu chaotique

 

Bobo, oui mais !

 

Bobo est l’acronyme de « bourgeois bohémien » après les bourges et les prolos d’hier on s’est découvert un nouveau courant de pensée mais on ne naît pas bobo, on le devient semblerait-il !

 

Bobo est un terme apparu pour la première fois dans le livre « bobos in Paradise » de David Brook et c’est aussi une interjection espagnole qui signifie « idiot ». C’est un peu vrai, voire navrant et il faut être un peu à la masse pour aujourd’hui se revendiquer « bobo » d’autant que ce courant est déjà largement dépassé.

Ce mot n’a pas de féminin mais désigne néanmoins un esprit subtil et raffiné, propre aux femmes en générale dont le leitmotif semble être « soyons différents »

 

Il vaut mieux donc posséder un esprit malléable et les poches bien remplies et surtout ne jamais oublier de clamer son unicité.

 

Par définition le personnage « bobo » ne fait jamais comme tout le monde

 

La mode, il s’en fout, il trouvera bien le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire remarquer et c’est important car il a horreur de passer inaperçu.

 

En vacances, il déserte les lieux branchés pour préférer retaper une ferme dans le Poitou

 

Sa caractéristique lui est propre, il sait où il va mais ne sait plus d’où il vient.

 

Ce désaxé lit Houellebecq ou Djan, le Monde Diplomatique ou Libération suivant son humeur. Fume un joint de temps à autre, çà fait chic, et le plus souvent se déplace à vélo. Au cinéma visionne les films coréens ou japonais et en musique apprécie les chansons à texte du style Carla Bruni.

 

Bien entendu, la seule chaîne de télévision regardable est Arte.

 

Il parle écologie, du trou de la couche d’ozone, porte des matières naturelles mais tout en usant des technologies de Silicon Valley. Il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profiter avec la culture de son jardin et le commerce équitable.

 

D’ailleurs, il surveille et veille à entretenir un certain flou concernant sont art de vivre car il est détenteur de vérité indubitable du style : seuls les parvenus se ruinent en produit de luxe, les personnes cultivées se ruinent qu’en choses essentielles. Déconcertant, il est vrai.

 

Côté écologie, le « bobo » est très ouvert. Contre le racisme, pour le droit à l’adoption des homos, pas macho et toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter. Pour autant, il surfe sur le net des heures convaincu de faire des bonnes affaires mais quand il aura constaté que tout le monde achète sur le net, il retournera dans la boutique du coin de la rue. Ne jamais faire comme tout le monde est important !

Vous reconnaissez-vous dans cette caricature et êtes vous prêt à rejoindre ce courant ? Pas vraiment et vous avez raison car Renaud ou pas, le courant des « bobos est aujourd’hui mort et bien mort. D’ailleurs, cet être fragile en perpétuelle évolution a du souci à se faire.

Eh oui ! un nouveau mode de vie envahit l’Europe et fera très prochainement son apparition en France.

 

Prenez donc le train en marche ce qui vous évitera d’être désigné du doigt !

 

Le « bobo » est mort, vive le « Furita ». Être « bobos c’est out, pour être in, il faut être « Furita »

 

Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon.

 

Lassé d’une économie en panne et d’une idéologie productiviste datant des années 60-80, encore bien ancrée dans les esprits les 15-30ans tentent de révolutionner les institutions.

 

Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié en costume cravate, c’est T.E.R.M.I.N.E.

 

Pour les jeunes japonais c’est de vivre en adéquation avec leurs envies quitte à vivre modestement.

 

Les meilleurs diplômés prennent le pas et se tournent vers les emplois précaires. Travailler 6 mois pour partir 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les « Furita » de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (travail)

 

Ils seraient déjà plus de 1, 7 millions partageant ce courant qui pourrait rapidement gagner notre pays. Fustigés par beaucoup qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourraient rapidement secouer notre mode de vie.Le travail, c’est totalement ringard, l’emploi précaire devient la norme pour plus de liberté. Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo existentielles. Ils débarquent et risque de changer le modèle social professionnel de nos prochaines années. Ils sont prêts à vivre plus modestement pour préserver leur liberté.

 

Conclusion :

 

Le « bobo » out !

 

Le « Furita » in !

 

Le texte de la chanson de Renaud est très demandé, régalez-vous, le voici dans son intégralité

 

 

Les Bobos

 

On les appelle bourgeois bohêmes

 

Ou bien bobos pour les intimes

 

Dans les chansons d’Vincent Delerm

 

On les retrouve à chaque rime

 

Ils sont une nouvelle classe

 

Après les bourges et les prolos

 

Pas loin des beaufs, quoique plus classe

 

Je vais vous en dresser le tableau

 

Sont un peu artistes c’est déjà ça

 

Mais leur passion c’est leur boulot

 

Dans l’informatique, les médias

 

Sont fier d’payer beaucoup d’impôts

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils vivent dans les beaux quartiers

 

Ou en banlieue mais dans un loft

 

Ateliers d’artistes branchés

 

Bien plus tendance que l’avenue Foch

 

Ont des enfants bien élevés

 

Qui ont lu le Petit Prince à 6 ans

 

Qui vont dans les écoles privées

 

Privées de racaille, je me comprends

 

Ils fument un joint de temps en temps

 

Font leurs courses dans les marchés bios

 

Roulent en 4x4, mais l’plus souvent

 

Préfèrent s’déplacer à vélo

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djan, les Inrocks

 

Et Télérama

 

Leur livre de chevet c’est surand

 

Prés du catalogue Ikéa

 

Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen

 

Passent leurs vacances au Cap Ferret

 

La côte d’azur, franchement ça craint

 

Ils regardent surtout Arte

 

Canal plus, c’est pour les blaireaux

 

Sauf pour les matchs du PSG

 

Et d’temps en temps un p’tit porno

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

Ils écoutent sur leur chaîne fi

 

France-Info toute la journée

 

Alain Bashung Françoise Hardy

 

Et forcément Gérard Manset

 

Ils aiment Desproges sans même savoir

 

Que Desproges les détestait

 

Bedos et Jean-Marie Bigard

 

Même s’ils ont honte d’avouer

 

Ils aiment Jack Lang et Sarkozy

 

Mais ils votent toujours écolo

 

Ils adorent le Maire de Paris

 

Ardisson et son pote Marco

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

La femme se fringue chez Diesel

 

Et l’homme a des prix chez Kenzo

 

Pour le cachemire toujours nickel

 

Zadig et Voltaire je dis bravo

 

Ils fréquentent beaucoup les musées,

 

Les galeries d’art, les vieux bistrots

 

Boivent de la manzana glacée en

 

Ecoutant Mana chao

 

Ma plume est un peu assassine

 

Pour ces gens que je n’aime pas trop

 

Par certains côtés, j’imagine….

 

Que j’fais aussi partie du lot

 

Les bobos, les bobos

 

Les bobos, les bobos

 

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 4 novembre 2006

 

 

Voici le vent venu

Un vent sauvage de novembr

Qui balaye, déchire et se démembre

En souffles lourds battant dans les bourgs

Voici le vent venu

Un vent d’automne frémissant

Il erre follement sans jamais se fixer

Confond aujourd’hui et naguère

Souffle, souffle sans retenu

N’est pas cruel ni maudit *

Mais  sème le désordre ou la torpeur  

Voici le vent venu  

Avec lui, ses ravages

Balaye les souvenirs d’un revers de souffle

Sème le doute en rafales incessantes

En vous enveloppant de ses souvenirs

comme un reproche au présent

Voici le vent venu

 Battant les portes de ses coups redoublés *

Vous invitant à rejoindre la folie de son ballet

 

Un vent venu  

Qui s’efforce de vous souffler

Que la vie n’est que désordre semé  

Un vent venu

Qui s’apaise dans les soupirs *

Des amants épuisés

Un vent venu

 qui dechire sans se soucier

de ta présence à mes côtés

 

Un vent venu

Jalousant avec froidure

La beauté de tes traits

 

Un vent venu

Qui ne connaîtra jamais

Le bel amour d’un vent d’été

  

Un vent venu

D’où l’on ne sait

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 14 octobre 2006

Le chemin est long

Long le chemin de la vie

Mais où allons-nous

 Que cherchons-nous **

Nous sommes des milliards

Sur cette planète bleue

A  parcourir le monde

Dans un sens ou dans l’autre

Sans connaître notre destination

Un chemin qui nous semble long

Long le chemin de la vie

 Où la vie si  insignifiante soit-elle

A toujours des rêves et des pensées à dévoiler,

Des sentiments et des trésors à révéler

Mais sur le chemin de la vie

Tout nous semble pourtant inaccessible

Les vagues déchaînées de la souffrance

Nous emporte des milliers de fois

Dans les océans de la douleur

Où nous égarons nos espoirs

Qui font battre les cœurs

Sur le chemin de la vie

On y croise aussi l’injustice, la méchanceté,

La détresse, la pauvreté et les cruautés de ce monde

Le bonheur s’y promène pourtant

Car le chemin de la vie

Réserve aussi l’espoir qui renaît

En chacun de nous

Aussi Certainement que le soleil

Se lève chaque jour

 

 

 

 

 

 

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 septembre 2006

Julien lança pour la énième fois le bâtonnet. Son chien s'élança à fond de train sur la plage déserte et, en un temps record, ramena au lanceur ce qui lui avait été jeté. Lassé, Julien s'assit sur le sable frais et scruta l'océan huileux enrobé des brumes de l'aurore qui lui cachaient l'horizon. Dans quelques heures, les premières dissipations attireraient les baigneurs. Il perdrait alors sa tranquillité et la plage l'ennuierait. Les jappements de son chien lui firent lever la tête. Julien reconnut le haut d'un maillot de bain.

Au premier coup d'oeil il, il jugea jeunes et autoritaires les seins qui devaient épouser les petits bonnets devenus orphelins. Julien n'avait toujours pas bougé, quand son chien déposa, cette fois-ci, un slip de bain. La coïncidence l'obligea à prêter attention à cette seconde trouvaille et Julien fit très vite le rapprochement : le bas, de toute évidence, appartenait au haut.

Il venait de reconstituer le véritable puzzle anatomique d?une jeune fille qu'il imagina jeune et jolie, peut-être légère, ou tout simplement distraite. Il enfouit au fond de ses poches le maillot de l'inconnue qui lui sembla soudainement très intime et en fût troublé.

 

 Julien l'aperçut quelques mètres plus loin, allongé sur le sable. Nue, la jeune fille dormait. Il n'osa pas la réveiller et se contenta de s'agenouiller près d'elle pour mieux contempler sa beauté offerte.

Pour la première fois, Julien découvrait la nudité d'une femme. Il comprit qu'ensuite plus rien ne serait comme auparavant. Son corps d'adolescent venait de se briser aux pieds de cette étrange créature. Tout lui semblait limpide. La haine, la violence, le désir, l?amour, la force et la faiblesse.

Lorsqu'il effleura ses seins, l'inconnue ne bougea pas.

Téméraire, sa main glissa une caresse sur le ventre doré :

l'inconnue ne remua toujours pas.

Electrisé, Julien la désira violemment.

Il se déshabilla entièrement et se lova contre elle :

l'inconnue demeura immobile.

Elle était si belle, il l'aimait tant, qu'il en pleura comme un enfant, ses larmes ruisselaient sur la peau de l'inconnue

qui ne frissonna pas.

Le soleil apparut, avec lui les premiers cris, les rires, les autres, ceux qu'il redoutait.Il serra contre lui la jeune fille.

Julien attendrait, parfaitement immobile, que l'inconnue se réveilla.  Il lui en fit la promesse et, comme elle, s?endormit.

Les autres étaient là et les regardaient.

 

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 8 septembre 2006

La-haut, dans le ciel flamboyant,

Un homme et une femme

Pour échapper à l'apocalypse sous leurs pieds

Ont décidé de voler dans les airs brûlants

Enlacés, ils se sont mis à planer

Au dessus du chaos qui s'étendait

D'autre couples imitèrent leur ballet

Et se mirent à danser dans le ciel embrasé

Le monde entier était là

Des gens de toutes les couleurs

Des gens de toutes les langues

Des gens de tous les continents

Des gens de toutes les religions

Le monde entier les regardait briller

Telles des étoiles, ils filaient

Dans le ciel incendié

Mourir, finalement, n'est rien d'autre

Qu'une braise qui s'éteint

Par fassart - Publié dans : jmf75
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés