le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Lundi 16 avril 2007

 FEMME FATALE Les femmes de plus en plus présentes sur la scène politique.

Avec Angela Merkel, devenue chancelière en Allemagne ou encore Tarja Halonen, présidente de la Finlande

 sans oublier Michel Bachelet, présidente de la république chilienne' depuis 2006.

Ségolène  Royale, s'apprête à rejoindre ces femmes de pouvoir. Mais y parviendra-t-elle? On ne va pas qu'élire un nouveau Président, on va élire le Président d'une nouvelle république; la 6ème république.

Se pose, toutefois cette question: Femme, qui es-tu?

"Femmes, c'est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde"

Léon Tolstoï

"PORTRAIT DE F EMME"

"L'admission des femmes,

l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain"

Stendhal

 "La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse"

Victor Hugo

Les sexes se font illusion l'un à l'autre; c'est parce qu'ils n'aiment et ne respectent, au fond, qu'eux-mêmes ou leur propre idéal. C'est ainsi que l'homme veut que la femme soir douce, mais la femme, comme la chatte, est par nature rien moins que douce, si habile qu'elle soit à se donner les apparences de la douceur.

La femme veut s'émanciper;et pour cela elle s"est mis en tête d'éclairer les hommes sur "la femme en soi"; voilà l'un des pires progrès de l'enlaidissement général de l'Europe. Ces maladroites velléités d'esprit scientifique et d'exhibitionnisme chez les femmes, que ne vont-elles pas amener au jour? La femme a tant de raisons d'être pudique, il y a chez la femme quelque chose de si pédantesque, de si superficiel, de si primaire, tant de mesquine outrecuidance, de mesquin libertinage et de mesquine immodestie- qu'on observe dans son comportement avec les enfants- toutes choses qui jusqu'à présent n'étaient maîtrisées et refoulées que par la crainte de l'homme! Malheur à nous, quand l'éternel ennui féminin- et il est immense- osera se montrer au jour, quand la femme se mettra à oublier à fond et par principe sa finesse et son art, l'art de la grace et du jeu, l'art de chasser les soucis, de tout alléger, de tout prendre à la légère, quand elle cessera de se montrer délicatement docile à d'aimables désirs!

Déjà s'élèvent des voix féminines qui nous font trembler. On revendique d'un ton menaçant, avec une précision toute médicale, ce que la femme exige de l'homme en première et en dernière analyse. N'est-ce pas du plus mauvais goût que la femme se prépare ainsi à s'initier aux sciences? Jusqu'à présent ce genre de précisions était resté par bonheur affaire d'hommes, privilèges d'hommes. Nous en parlions "entre nous". En présence de ce que les femmes écrivent sur "la femme", il est permis de se demander avec méfiance si la femme souhaite vraiment être éclairé sur elle-même, et si elle est capable de le souhaiter... Si la femme cherche autre chose qu'une parure supplémentaire- le goût de la coquetterie fait partie, n'est-ce pas, de l'éternel féminin- alors c'est qu'elle cherche à se faire craindre, peut-être à se faire obéir.

Mais ce n'est pas la vérité! Rien n'est d'emblée plus étranger à la femme que la vérité, rien ne lui est plus odieux, rien n'est plus ennemi de sa nature; son grand art, c'est le mensonge, sa grande affaire, c'est l'apparence et la beauté. Avouons-le, ce que les hommes aiment chez les femmes, c'est justement ce talent et cet instinct; nous dont la vie accablée de soucis, nous trouvons notre délassement auprès de ces êtres dont les mains, les regards et les tendres folies font que notre sérieux, notre gravité, notre profondeur nous apparaissent presque comme autant de folies. Pour finir, je le demande, une femme a-t-elle jamais reconnu de la profondeur à une intelligence féminine, de la justice à un coeur féminin? Et n'est-il pas vrai que, somme toute, "la femme" n'a jamais été méprisée que par les femmes, et non par nous? En tant qu'hommes, nous souhaitons que la femme cesse de se compromettre par ses déclarations.

Jusqu'à présent les femmes ont été traitées par les hommes commes des oiseaux égarés, tombés d'on ne sait quels cieux inconnus, comme des créatures plus délicates, plus fragiles, plus farouches, plus bizarres, plus douces, plus emplies d'âmes qu'eux- et qu'il faut mettre en cage pour les empêcher de s'envoler.

Mais n'oublions pas chez elles, le principal: la cuisine

La sottise à la cuisine: la femme cuisinière, l'effroyable inintelligence avec laquelle est assurée l'alimentation de la famille et de son chef. La femme ignore l'importance des aliments et, elle prétend être cuisinière!

Si la femme était une créature pensante, après avoir cuisiné pendant des millénaires, elle aurait dû découvrir les faits physiologiques fondamentaux et annexer la médecine à son domaine. Ce sont les mauvaises cuisinières, c'est la totale absence de raison dans la cuisine qui ont constitué l'entrave la plus durable et l'obstacle le plus grave à l'évolution de l'homme. Il n'en va guère mieux de nos jours.

Avis aux "jeunes personnes".

Jamais le sexe faible n'a été traité par les hommes qu'on lui témoigne de nos jours; cela va avec les goûts essentiels et les penchants de la démocratie, comme l'irrespect envers les vieillards. Quoi d'étonnant si la femme en abuse aussitôt?

On demande plus encore, on apprend à se montrer exigeante, on fint par trouver presque offensant ce tribut de respect, on préférerait la rivalité, voire la lutte ouverte pour la conquête des droits.

Bref, la femme perd de sa pudeur.

Ajoutons qu'elle perd aussi de son bon goût

Elle désapprend de craindre l'homme; mais la femme qui a désappris de craindre renonce à ses instincts les plus féminins. Que la femme relève la tête au moment où l'homme cesse de vouloir et de cultiver en lui ce qui est propre à inspirer la crainte ou, disons-le tout crûment, sa virilité, c'est parfaitement légitime et fort compréhensible; mais ce qui est plus malaisé à comprendre, c'est que la femme, du même coup, dégénère. Or c'est là ce qui arrive de nos jours, ne nous y trompons pas.

Dès que l'esprit industriel l'emporte sur l'esprit militaire et bourgeois, la femme aspire à l'indépendance économique et juridique. Tandis qu'elle s'empare ainsi de droits nouveaux, qu'elle cherche à devenir le maître et inscrit sur ses drapeaux et ses draperies ces mots: progrès de la femme, le contraire s'accomplit avec une évidence effroyable: la femme est en régression.

Depuis la Révolution française, l'influence de la femme est en baisse en Europe, dans la mesure où elle a ajouté à ses droits et à ses prétentions, et l'émancipation de la femme, pour autant qu'elle est réellement revendiquée par les femmes et non seulement par des crétins mâles, s'avère comme un curieux symptôme de l'affaiblissement, et l'effritement graduel des instincts féminin primordiaux.

Il entre de la bêtise dans ce mouvement, une bêtise quasi virile, dont toute femme bien constituée, donc intelligente, devrait grandement avoir honte. Perdre le flair qui vous indique sur quel terrain on est le plus apte à remporter la victoire, se laisser aller, en présence de l'homme, peut-être jusqu'à écrire un livre, au lieu d'observer comme naguère une tenue décente et une humilité fine; travailler avec une vertueuse impudeur à ruiner chez l'homme la croyance à un idéal foncièrement différent qui serait caché dans la femme à je ne sais quel "Eternel féminin" et sa nécessité; à force d'insistance bavarde, dissuader l'homme de croire que la femme doive être gardée, soignée, protégée, ménagée comme un animal domestique plus délicat, singulièrement sauvage et souvent agréable. Que signifie tout cela, sinon que les instincts féminins s'effritent et que la femme renonce à être femme?

Sans doute, il y a parmi les ânes savants du sexe maxculin assez de stupides amis des femmes ou de corrupteurs de femmes pour leur conseiller de renoncer à toute féminité et de copier toutes les sottises dont souffrent comme d'une maladie "l'homme européen", la "virilité européenne"; imbéciles qui voudraient ravaler la femme au niveau de la "culture générale", peut-être même de l'obliger à lire les journaux et à faire de la politique. Quelques-un voudraient aller jusqu'à transformer  les femmes en libres penseurs et en gens de lettres, comme si une femme n'était pas pour un homme profond  quelque chose d'absolument répugnant et ridicule.

On veut les "cultiver" de plus en plus, et, comme on dit, fortifier ce sexe faible en lui donnant de la culture. Presque partout on leur gâte les nerfs au moyen de la musique la plus morbide et la plus pernicieuse qui soit; on les rend de jour en jour plus hystériques et moins aptes à suivre leur vocation première et dernière, qui est de mettre des enfants au monde.

(Rélexions d'après Nietzsche)

"Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question: Que veulent-elles au juste???????

Sigmud Freud

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Jeudi 12 avril 2007

Je navigue sur les flots

Tumultueux et rugissants

Dans ma coquille de noix

Sans voile ni compas

Les vagues se déchaînent

Et engloutissent la nuit de l'océan

Qui se brise dans le tumulte des vents

J'ai perdu le passé et l'avenir

Au milieu de nul-part, de partout et d'ailleurs

L'océan a englouti ma vie

Ne me laissant qu'une ligne d'horizon

Qui s'enfuit vers l'infini

Je te cherche sur cette ligne qui s'étire

Depuis des siècles

Je te crie, te dessine, t'imagine

Sur ce point de fuite

Je voudrais rejoindre la rive

Où tu seras, sourire et pleine de vie

Mais sur les flots, je suis pris de vertige

Qui m'éloigne, ma belle, de toutes mes envies

Je flotte, flotte, à la dérive

Et j'appelle, t'appelle à perdre haleine

Tu t'enfuis, ma belle, tu t'enfuis

L'océan m'attire dans ses flots et l'oubli

Cet océan est profond. Impossible d'en voir le fond

Mes efforts me guide vers la rive

Mais l'amour n'est plus et je chavire

Sur ma coquille, je sombre vers les abysses

Amour, amour, je coule

Sans toi, ma belle, ma vie n'est plus

Qu'un lointain souvenir

Juste une mascarade sans issue

PROMENADE

Les échos vibrants des plages des tropiques

Me rappelle tes yeux et leurs belles tendresses

Les feux et les chants, les fleurs exotiques

Tes cheveux chatains en sont la forteresse

J'écoute la mer mourir sur le rivage

Et c'est ta voix qui chante, ma fine Reine

Un aigle noir entame son voyage

Mais c'est avec toi, ma douce

Que je me promène....

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Vendredi 6 avril 2007

JOYEUSE   PAQUES

LES OEUFS DECORES

La tradition d'offrir des oeufs décorés est antérieure au christianisme

L'oeuf est symbole de vie et de renouveau mais comme il est interdit de manger des oeufs pendant le carême, on se trouvait à Pâques avec une grande quantité d'oeufs. Et c'est ainsi qu'au moyen-âge on a pris l'habitude de s'offrir des oeufs décorés.

Le roi Louis XIV distribuait des oeufs peints à la feuille d'or à ses courtisans.

Ce n'est qu'au XVIIIè siècle en France qu'on décide de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat. On a fait ensuite des oeufs en chocolat qu'on cachait dans le jardin où les enfants devaient les trouver.

Dans les pays catholiques, ce sont les cloches de Pâques qui les ramènent de Rome.

Dans les pays germaniques, c'est le lièvre ou le lapin qui les dépose dans les jardins

les cloches de Pâques

La tradition du silence remonte au 7è siècle ou l'église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le jeudi Saint et le dimanche de Pâques.

Les cloches restent muettes pendant la mort du Christ.

La légende affirme que le soir du jeudi Saint, les cloches partent à Rome où le Pape les bénit.

Le matin de Pâques, elles reviennent en carillonnant pour annoncer le joie de la résurrection du Christ.

A Rome, elles se chargent d'oeufs de Pâques qu'elles répandent à leur retour dans les jardins.

L'AGNEAU

Dans la plupart des pays européens, l'agneau est l'une des pièces maîtresse du repas du dimanche de Pâques.

Il rappelle l'agneau de Dieu qui a donné sa vie pour le salut du monde.

Fêtez la Passion et bonne fête de Pâques

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Vendredi 30 mars 2007

VADE  RETRO  SATANAS

 

LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA

 

(Meryl Streep et Anne Hathaway)

 

 

 

LE DIABLE (CA VA)

 

Un jour, le diable vint sur terre, un jour le diable

 

Vint sur terre

 

Pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le diable

 

Il a tout entendu

 

Et après avoir tout vu, après avoir tout entendu

 

Il est retourné chez

 

Lui, là-bas

 

Et là-bas, on avait fait un grand banquet, et à la fin

 

Du banquet il s'est

 

Levé le diable, il a prononcé un discours et en

 

Substance il a dit ceci

 

Il a dit

 

Il y a toujours un peu partout

 

Des feux illuminant la terre ça va

 

Les hommes s'amusent comme des fous

 

Aux dangereux jeux de la guerre ça va

 

Les trains déraillent avec fracas

 

Parce que des gars plein d'idéal

 

Mettent des bombes sur les voies

 

Ca fait des mots sans confession

 

Des confessions sans rémission ça va

 

Rien ne se vend mais tout s'achète

 

L'honneur et même la sainteté ça va

 

Les états se muent en cachette

 

En anonymes sociétés ça va

 

Les grands s'arrachent les dollars

 

Venus du pays des enfants

 

L'Europe répète l'avare

 

Dans un décor de mil neuf cent

 

Ca fait des morts d'inanition

 

Et l'inanition des nations ça va

 

Les hommes ils en ont tant vu

 

Que leurs yeux sont devenus gris ça va

 

Et l'on chante même plus

 

Dans toutes les rues de Paris ça va

 

On traite les braves de fous

 

Et les poètes de nigauds

 

Mais dans les journaux de partout

 

Tous les salauds ont leur photo

 

Ca fait mal aux honnêtes gens

 

Ça va ça va ça va

 

(Jacques Brel)

 

 

 

LE MAL SOURNOIS

 

On ne porte pas en nous le Mal

 

Le mal n'est qu'un jeu de ricochet

 

Seul, il n'existe pas

 

Des personnes attirent le Mal

 

Le Bien les dissuade

 

Quel serait l'intérêt du Bien si le Mal n'existait pas

 

Aucun intérêt à faire le Bien si on ne risquait pas de commettre le Mal

 

Quel serait l'intérêt de la vie si la mort n'existait pas

 

L'homme n'éprouverait aucun plaisir à vivre s'il ne risquait pas de perdre la vie

 

Le Bien, le Mal, Dieu, le Diable

 

Si l'un tiraille sans cesse, l'autre s'en détourne

 

Faut-il haïr pour mieux aimer

 

Faut-il aimer pour accepter la souffrance

 

Se laisser envahir par le Mal n'est pas l'adopter

 

Utiliser le Mal peut parfois soulager

 

Le Bien n'est perceptible que si le Mal est compris

 

Le Mal n'engendrera jamais le Bien

 

La différence fait ce que nous sommes

 

Entre le Bien et le Mal, juste une question de choix

 

Et le choix est déjà le Bien

 

 

 

LE DIABLE (selon Prévert)

 

Quand le Diable rencontre Dieu

 

Il est très embêté

 

Parce qu'il doit le saluer

 

C'est réglementaire

 

Alors il se rend compte

 

Qu'il est légèrement ridicule

 

Et il s'en retourne chez lui en courant

 

Il allume un grand feu en pleurant

 

Et il se couche sur le brasier

 

Avec une grande flamme blanche

 

Comme un oreiller

 

Et il ronronne tout doucement

 

Comme le feu

 

Comme les chats quand ils sont heureux

 

Et il rêve aux bons tours

 

Qu'il va jouer au bon Dieu

 

 

 

MORALE DIABOLIQUE

 

Il ne vous sera pas possible de transformer la souffrance en but.

 

La souffrance EST, et ne saurait par conséquent devenir un but.

 

Cultiver la haine de soi, mépris des autres

 

Haine des autres, mépris de soi.

 

Mélanger, faites la synthèse

 

Dans le tumulte de la vie, être toujours perdant

 

Développer en vous un profond ressentiment à l'égard de la vie

 

Parfois, c'est vrai, la vie vous apparaitra simplement comme une expérience incongrue

 

Mais le ressentiment devra toujours être à portée de main

 

Même si vous choisissez de ne pas l'exprimer

 

Revenez toujours à la source qui est la souffrance

 

Lorsque vous susciterez chez les autres

 

Un mélange de pitié effrayée et de mépris

 

Vous pourrez, alors, commencer à écrire

 

 

LES DIABLES NOIRS

 

L'aube couronnait déjà les arbres de sa lueur dorée. Le soleil levant allait son chemin à travers les brumes. A cette heure matinale, il n'était pas rare de voir le curé traverser péniblement la pelouse qui séparait le presbytère de la vieille église. Ces dernières années, le sommeil occupait moins de place dans sa vie. Le jour naissant le délivrait de la solitude. Il n'avait personne à qui se confier et personne pour le réconforter. Ses paroissiens l'ennuyaient depuis peu. Il avait souvent envisagé de parler à son évêque du doute qui lui était venu sur le tard, de cette peur de la mort qui affaiblissait sa spiritualité, sans pouvoir s'y décider. Mourir, cette belle affaire ! N'étais-ce pas le but final de chacun mais pouvait-on choisir sa finalité ?

 

Il resserra son écharpe sur son col car il craignait l'humidité du matin. La petite église lui donnait toujours un sursaut d'optimisme, c'est pourquoi il y venait fréquemment le matin d'aussi bonne heure.

 

Il foula l'allée de gravier et alors qu'il posait la main sur la poignée de la porte, il entendit des grattements qui provenaient de l'arrière de l'édifice. Il tourna la tête dans cette direction et écouta avec une vive attention

 

On remuait la terre comme si quelqu'un creusait. Un animal sans doute et maintenant le craquement du bois qui se brisa.

 

Le curé sursauta. Epouvanté, le curé quitta le porche

 

-        Qui est là ?

 

Le silence s'établit puis le grattement recommença.

 

Le curé s'approcha du puits escarpé qui s'ouvrait dans le sol. Tout au fond, grouillait une masse de corps à la fourrure noire. Mais de quel animal s'agissait-il ? Difficile à dire car le soleil encore caché par les arbres n'éclairait pas le puits.

 

L'une des créatures émergea de la masse ondulante et se hissa sur le dos de ses semblables. Le curé avec effroi savait qui étaient ces créatures mais n'avait pas remarqué les autres rats tapis dans le cimetière, cachés dans l'herbe. Ceux là l'avaient guetté en silence. Leurs yeux noirs mauvais avaient épié sa progression dans l'allée. Ils s'étaient avancés peu à peu en rampant. Le plus hardi mordit la cheville du curé, dégustant sa chair sans hâte ni agressivité.

 

Le curé ne comprit pas ce qui lui arrivait.

 

Le temps qu'il hurle et se débatte, il était trop tard. Les congénères de l'animal se jetaient déjà sur lui.

 

Le curé roula sur le sol. L'un des rats le suivit dans sa chute. Un bref instant, le curé plongea son regard dans les petits yeux noirs du rat à quelques centimètres du nez rose qui le reniflait. Le rat monta sur lui, la mâchoire béante et tous les autres l'imitèrent.

 

Les cris étouffés du curé, qui avait disparu sous la masse grouillante, faiblissaient.

 

-        Mourir, pourquoi était-il si long de mourir !

 

Un rat s'agitait à l'intérieur de son corps, la bête s'était foré un chemin dans son thorax et se gorgeait de son coeur.

 

Il aurait du être mort à présent mais la souffrance du curé avait atteint une intensité subliminale. Il s'interrogeait encore des doutes sur la foi, Dieu. En un moment pareil, il devait bien y avoir une réponse. Mais rien, aucune révélation. Une seule certitude, on le mangeait.

 

Il comprit enfin que son corps était bel et bien mort.

 

Le rat se régala de son cerveau, plongeant sa tête au plus profond du crâne ouvert.

 

Le soleil franchit le sommet des arbres, baigna l'église et ses alentours de lumière neuve et vibrante. Aucun chant d'oiseau ne salua son arrivée.

 

Le seul bruit perceptible était l'écho assourdi d'une dispute entre rats. 

 

 

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Mercredi 14 mars 2007

Je suis poisson du 16 mars

 

C’est mon anniversaire

 

 

 

Houpi ! Houpi ! Ou bof !!

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est mon anniversaire

 

Faut-il m’en réjouir

 

Ou maudire de vieillir

 

 

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

 

 

 

 

Egrenant au gré de sa fantaisie

 

Tous les moments de ma vie

 

Je cours derrière lui

 

Pour lui soustraire une seconde, une décennie

 

Un répit qu’il pourrait m’offrir

 

 

 

C’est mon anniversaire

 

Le diable

accompagnerait-il le sablier ?

 

Car je ne veux plus vieillir

 

Pour ne plus regarder dans le miroir de mes souvenirs

 

 

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

De son odieux manège à nous pourrir

 

Pourquoi stopperait-il son cours pour une fantaisie

 

Nous courons tous pour le maitriser

 

Nous courons tous pour le stopper

 

Mais rien n’y fait, çà, il le sait

 

Le diable, sans aucun doute, est de son côté

 

 

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

 

 

 

 

C’est mon anniversaire

 

Mais je refuse les nouvelles bougies

 

Le gâteau, les cadeaux qui me feront pâlir

 

 

 

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

 

Imaginons qu’on puisse le stopper

 

Que se passerait-il ?

 

Si la mobilité dans le moment n’est rendu possible

 

Que par ce satané temps

 

Tout s’arrêterait alors !

 

Les horloges stopperaient leurs mécanismes

 

Les voitures, les avions et les trains s’immobiliseraient

 

Les oiseaux stopperaient leurs vols

 

Tous les corps vivants seraient pétrifiés

 

Il le sait ce gredin et garde le contrôle

 

Il possède l’éternité

 

 

 

Le temps se barre !

 

Le temps se marre !!

 

 

 

 

 

 

C’est mon anniversaire

 

On me le souhaite

 

C’est un grand jour de fête

 

Une année de plus, quelle belle affaire !

 

Une de plus dans son escarcelle

 

 

 

Le temps se marre !

 

Le temps, pour moi, se barre !!

 

 

 

 

 

 

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Lundi 5 mars 2007

 

Les 4.400 existent bien

J'ai croisé les 4.400

J'étais parmi eux, étonné

Qui étaient-ils, d'où venaient-ils ?

Difficile à déterminer avec assurance

Au cours du siècle dernier, des milliers de personnes ont mystérieusement disparu. Inexplicablement, 4400 personnes portées disparues réapparaissent telles qu'elles étaient au moment de leur disparition

 

Une comète avait, paraît-il, libéré ces 4.400. Des revenants ? J'en doutais. Le gouvernement, inquiet, les avait rassemblés.

J'étais parmi eux.

Ils étaient bien là, vivant et attendaient silencieux et attentifs

Nous étions parqués dans un hall gigantesque

Une table et un siège pour tous

Tous au garde à vous attendant les ordres qui fusaient des HP au dessus de nos têtes.

-       Vous ne devez en aucun cas parler à votre voisin. Tout contact sera réprimé. Veuillez maintenant vous asseoir et en silence. Des livrets vous serons distribués. Vous attendrez nos consignes.

Les 4.400 ne bronchèrent pas un cil. Tous se regardaient cherchant à comprendre ce qui se tramait.

-       Vous avez 30 minutes pour répondre au questionnaire que vous avez entre les mains. Il est interdit de parler à vos voisins sous peine d'élimination.

La directive était formelle. Ils nous faillaient répondre aux 40 questions que renfermait le livret posé sur nos tables. Peut-être voulaient-ils comprendre qui nous étions réellement

Aucun dilemme n'était possible. Echouer et vous étiez éliminé

Aucun autre choix pour les 4.400 qui se mirent à flancher espérant faire partie des heureux élus.

L'égrenage des minutes faisait pâlir la plupart des participants. Le service d'ordre veillait pour calmer l'ardeur des réfractaires découvrant l'enjeu du questionnaire. Effectivement, les consciences s'éveillaient. Il y aurait peu d'élus mais énormément d'éliminés. Aucun vent de gronde mais beaucoup de visages dépités étaient visible. Le silence pesait dans cet immense hall. Seul le crépitement des crayons sur le papier était perceptible.

-       Vous posez les crayons. On ramasse les copies. Il est interdit de bouger

Un brouhaha suivi, tous les crayons reposaient sur les tables et chacun attendait la suite des évènements. Une autre distribution suivi, un autre livet fut distribué à toutes les tables. Le martyre continuait. Que voulaient-ils d'autre maintenant ?

-       Cette nouvelle épreuve n'est pas un questionnaire. Vous êtes plongé dans trois situations. A vous d'en déterminer le sens, d'en tirer un diagnostic et de nous fournir vos conclusions finales. Vous avez une heure trente minutes

On entendit un déluge de pages tournées que tous consultaient avec panique. Une nouvelle épreuve que les 4.400 découvraient. Le silence était pesant et les regards se cherchaient entre les tables. Envie de pisser ? Interdit la première heure et ensuite à l'unité pour éviter tout contact.

La salle était heureusement chauffée mais j'avais faim. J'étais venu ici sans avaler quoique ce soit et le besoin de me rendre aux toilettes se faisait pressant. Je ne bougeais pas observant les quelques femmes autour de moi. Les visages étaient graves mais n'affichaient aucune terreur, juste de l'anxiété et lorsqu'un regard me croisait, une supplication était visible. Que réservait, cette fois-ci l'échec éventuel ? Les têtes retombèrent dans le travail confié. La mienne dodelinait. Que fallait-il comprendre de cette nouvelle épreuve ? Je rejoignis très vite le camp des soumis et me m'y au travail. J'avais toujours faim, mon estomac grondait mais tout le monde s'en foutait. C'était du chacun pour soi. Rester vivant était important. Nous étions toujours 4.400 mais pour combien de temps encore ?

Les surveillants allaient et venaient parmi les rangées. Valait mieux afficher une mine confiante pour ne pas attirer l'attention. Parmi eux, je surprenais une jeune femme brandissant une poitrine splendide que je classais dans la catégorie des seins ronds comme des pommes et elle affichait, de dos, un fessier profondément attirant. Cet interlude, fort agréable, m'apportait l'assurance d'être encore bien en vie et désireux de profiter des bonnes choses. Je flanchais avec une assiduité décuplée. Ils ne m'auraient pas. C'était décidé.

-       Vous n'avez plus que 15 minutes

Peu de temps avant la sentence. J'étais par contre confiant. Tout s'était apparemment bien dérouler pour moi. J'avais maîtrisé les sujets et resterai peut-être en vie.

Autour de moi, je sentais une certaine frénésie. Les retardataires peinaient, les transpirations redoublaient et leurs effluves gagnaient mes narines.

-       L'épreuve est terminée. Vous posez les crayons. Les copies seront ramassées. Il vous est interdit de quitter vos places.

Voilà, le calvaire touchait à sa fin. Autour de moi, les visages se décontractaient affichant malgré tout de sérieuses interrogations. Qu'allait-il se passer ? Aurions-nous le droit à la liberté ? L'attente était intenable.

-       Vous allez quitter la salle par groupe sélectionné. Ne tentais aucune initiative.

Voilà, l'élimination allait s'opérer. Ne sortirai de cet enfer que les élus. J'attendais.

C'était mon tour. Je me levais, je bougeais enfin, j'avançais vers la sortie sans que personne ne m'arrêtait. J'avais donc réussi. Je jubilai.

Dehors, j'étais dehors. Le sourire regagnait mon visage frigorifié depuis plus de quatre heures. Autour de moi, les gens parlaient, la vie était présente. J'étais en vie. J'étais parmi eux, les 4.400 mais aucun d'entre-eux ne pouvais encore comptabiliser ceux qui avaient été éliminés. J'étais dehors et libre, c'était suffisant. Il me faudra demain éviter ce genre d'endroit piégeant.

Au cas où l'envie de croiser ces 4.400 vous viendrait à l'esprit. Rien de plus simple.

Inscrivez-vous au concours organisé par l'ANPE. C'est ainsi que les choses se déroule. Et on continue à cautionner ce genre d'épreuve. C'est ainsi, c'est la vie, celle des 4.400. Et si la terre n'était que l'enfer d'une autre planète !

 

 

 

 

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Mercredi 21 février 2007

 

 La Saint Valentin doit perdurer dans tous les coeurs

Lui dire un « je t'aime » d'une plume aiguisée

A l'encre de chine sur un papier de qualité

Juste quelques mots froissés

A lire pour l'éternité

 

 

Une des célèbres lettres
de Napoléon à Joséphine

 

     Marie Josèphe Tascher de La Pagerie, née à la Martinique, est mariée à seize ans à un vicomte de Beauharnais, guillotiné en 1794; devenue ensuite une femme en vue dans les salons, elle épouse 1796 le jeune général Bonaparte, qui lui voue un amour jaloux; elle le trompe pendant ses campagnes militaires, mais sait ensuite le reconquérir; couronnée impératrice en 1800, elle est ensuite répudiée pour n'avoir pas donné d'héritier à l'empereur, mais avec les honneurs. Napoléon est un homme de son temps: il est très profondément romantique.

 

 

 

 

 

 

Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer ; je n'ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras ; je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie. Au milieu des affaires, à la tête des troupes, en parcourant les camps, mon adorable Joséphine est seule dans mon coeur, occupe mon esprit, absorbe ma pensée. Si je m'éloigne de toi avec la vitesse du torrent du Rhône, c'est pour te revoir plus vite. Si, au milieu de la nuit, je me lève pour travailler, c'est que cela peut avancer de quelques jours l'arrivée de ma douce amie, et cependant, dans ta lettre du 23 au 26 ventôse, tu me traites de vous.
Vous toi-même ! Ah ! mauvaise, comment as-tu pu écrire cette lettre ! Qu'elle est froide ! Et puis, du 23 au 26, restent quatre jours ; qu'as-tu fait, puisque tu n'as pas écrit à ton mari ?... Ah ! mon amie, ce vous et ces quatre jours me font regretter mon antique indifférence. Malheur à qui en serait la cause ! Puisse-t-il, pour peine et pour supplice, éprouver ce que la conviction et l'évidence (qui servit ton ami) me feraient éprouver ! L'Enfer n'a pas de supplice ! Ni les Furies, de serpents !!
Mon âme est triste ; mon coeur est esclave, et mon imagination m'effraie... Tu m'aimes moins ; tu seras consolée. Un jour, tu ne m'aimeras plus ; dis-le-moi ; je saurai au moins mériter le malheur... Adieu, femme, tourment, bonheur, espérance et âme de ma vie, que j'aime, que je crains, qui m'inspire des sentiments tendres qui m'appellent à la Nature, et des mouvements impétueux aussi volcaniques que le tonnerre. Je ne te demande ni amour éternel, ni fidélité, mais seulement... vérité, franchise sans bornes. Le jour où tu dirais «je t'aime moins» sera le dernier de ma vie. Si mon coeur était assez vil pour aimer sans retour, je le hacherais avec les dents.
Joséphine, Joséphine ! Souviens-toi de ce que je t'ai dit quelquefois : la Nature m'a fait l'âme forte et décidée. Elle t'a bâtie de dentelle et de gaze. As-tu cessé de m'aimer ? Pardon, âme de ma vie, mon âme est tendue sur de vastes combinaisons. Mon coeur, entièrement occupé par toi, a des craintes qui me rendent malheureux... Je suis ennuyé de ne pas t'appeler par ton nom. J'attends que tu me l'écrives. Adieu ! Ah ! si tu m'aimes moins, tu ne m'auras jamais aimé. Je serais alors bien à plaindre.

 

Albenga, le 18 germinal

 

 

 

 

 


DEMANDE A CUPIDON 

 

 

 

 

Lettre d’un vrai mâle à Cupidon.  

Cher Cupidon, je te fais parvenir cette lettre pour te faire une demande spéciale..  

. Peux-tu m’aider à changer de conjointe?  

J’aimerais que tu me donne un p’tit coup de main en lançant une de tes flèches et en faisant qu’une vraie femme tombe amoureuse de moi.  

Parce que je dois changer de blonde. La mienne est dépassée. Premièrement, elle est grosse. En termes plus clairs et pour que tu comprennes mieux, c’est une grosse torche comparativement à ce que tu dois fournir de ce qu’il y a de mieux aux hommes qui le méritent. Elle n'est pas grosse juste par sa faute, moi-même je lui achète du chocolat, chaque année à la St-Valentin, il y a donc une bonne partie de son gros derrière qui est de ma responsabilité. Mais ce qui constitue la base du problème, c’est qu’elle mange comme une vraie truie. J’aimerais donc que la prochaine que tu me fourniras soit anorexique s’il te plait.  

Pourtant, je l’aime ma blonde (plutôt, je l'aimais) mais je ne peux plus endurer le regard des autres qui me considèrent comme un trou du cul parce que ma blonde n’a pas suivi la mode et ses exigences. Les hommes respectés, adulés et idolâtrés ont tous une blonde à la taille fine.  

Une grosse torche comme la mienne m’empêche probablement de devenir quelqu’un.

Évidemment, faudrait que la femme que tu piques de ta flèche juste pour moi soit cochonne. Ne recherche pas trop l’intelligence ou la vivacité d’esprit, regarde plutôt si elle marche, bouge ou s’habille comme une cochonne. Parce que j’en voudrais une qui fait ce que je vois sur Internet ou à la télévision. Pas de cerveau mais toujours l'air de vouloir baiser.  

Ma blonde a des limites qu’elle fait respecter, et ça m’écoeure. J’en voudrais une que je peux sodomiser sur l’heure du dîner mettons. Ma demande n’est pas difficile à satisfaire, autour de moi y’en a plein de cochonnes de ce genre là, c’est que je lis sur le net et dans les forums. Vouloir baiser 5 fois par semaine, ce n’est pas trop demander et pourtant, j’en étais rendu à penser que faire l’amour une ou deux fois par semaine est normal.  

Et s’il te plait, j’aimerais que tu m’en trouves une ouverte d’esprit. J’aimerais ça moi pouvoir baiser ma blonde pendant que la voisine d’à côté nous regarde.  

Maudit que j’aimerais ça dire à mes chums que ‘’ma blonde m’a vidé la queue hier soir’’. Jusqu'à présent, j'ai toujours dû me contenter de dire ''nous avons fais l'amour''... amour... ça fait tellement fifille.

   

T’sé Cupidon, j’en était rendu à agir comme une fifille, j’en suis conscient depuis peu. J’aimais faire l’amour, j’aimais faire l’amour doucement avec ma blonde. Vois-tu ce qu’une grosse de 160 livres peut faire à un homme?  

Je bandais sur une grosse pas cochonne mon vieux... aide-moi.  

J’aimerais tellement connaître l’amour, le vrai, l’amour qui fait baiser pendant des heures, l’amour qui avale, l’amour qui baise même après avoir fait le souper, l'amour qui est capable d'accepter deux autres personnes dans son lit, l'amour avec des menottes ou un fouet  

si tu peux m’en trouver une équipée d’un point G et qui éjacule... parait que c’est bien  de voir ça... parait que baiser avec une fontaine publique c’est l’extase! Comment veux-tu que je me sente un vrai homme quand dans mon appartement, toutes les femmes gueulent comme des truies égorgées en ayant un orgasme alors que la mienne se contente de dire ''je t'aime''.

Ah oui, j’en veux une qui se rase aussi, elle doit respecter son corps et en prendre soin en se faisant épiler jusqu’entre les fesses. Question de propreté. J’irai pas sodomiser une femme pleine de poils. On est pas des animaux quand même.  

Si tu voyais la mienne... je la regarde et j’ai maintenant envie de vomir.  

Dire qu’avant, je pensais aimer ça une femme. Je dois dire que la télé et Internet m’ont aidé a réaliser jusqu’à quel point je me sentais mal. Je sais maintenant qu’un homme qui se respecte traîne à ses côtés une femme anorexique, plus petite et plus jeune que lui, toujours prête à se faire baiser et à la bouche en forme de pipe.  

en plus, la mienne est presque rendue à quarante ans. Tu devrais voir tout ce qui pend après ça. Comment veux-tu que je réussisse à m'exciter avec elle quand je croise chaque jour de jeunes petits derrières célibataires accompagnés de seins qui se tiennent debout? Impossible. Un gars de quarante ans qui se respecte traîne une femme d’au plus 27 ou 28 ans. Jean-Pierre Ferland qui a chanté que c’est à trente ans que les femmes sont belles..., j'en veux une de 25 ans qui accepte déjà le fait qu'à quarante ans, elle devra subir des chirurgies pour rester désirable.  

L'autre jour, j'ai annoncé à la mienne que je lui payais une liposuccion, un remontage de seins et un traitement des lèvres. Une job de 10 000$, rien de moins... ben elle était fâchée et a refusé! Une malade.  

Ne t’inquiète pas, j’ai du cash. Je sais que les jeunes petits derrières aiment le cash. Pour les garder j’veux dire. J’te l’dis, il me manque juste la femme pour avoir l’air de quelqu’un. J’ai du cash, je suis beau bonhomme... mais j’ai une grosse torche poilue pas cochonne à mes côtés.

 

 

 

T’sé avec une grosse, t’en viens à juste te coller et à jaser de sentiments... ce n’est pas une vie. Je suis un homme quand même et il est temps d’en faire la preuve.

 

 

 

Merci Cupi

 

 

 

CONVERSATION INTIME

 

Je viens de rencontrer un ange. Vous êtes mon ange et n’êtes pas là au hasard. Je n’y croyais plus, les femmes étaient si absentes de ma vie mais vous êtes apparu, sans crier gare ! On s’est croisé avec cette promesse de grandir ensemble et nous devons saisir cette chance offerte. Nos conscients ont perçu l’importance de cette rencontre et nous permettent d’en lire le message. Vous êtes un ange, issu du ciel auquel je ne croyais plus. Un ciel bleu azur qui brille en votre présence, un ciel vigoureux qui a cessé de pâlir.

Peu de femmes ont meublé ma vie mais toutes ont eu un effet révélateur.          

Pour l’une, il me fallait apprendre à aimer, je l’ai épousé.                                     

Pour l’autre, je devais me révéler, j’ai créé à ses côtés mais elle m’a quitté, soulignant peut-être qu’elle avait tellement donné que je pouvais dorénavant grandir seul.

Et il y a eu celle qui m’a donné cet enfant, joyaux de ma vie qui me fait si peur…

J’ai cherché votre signification au sein de ce message subliminal. Il nous fallait reprendre là où nous avions perdu son fil. Notre dernier croisement sur le fil de la vie est un appel du sort, un regard que j’avais détourné il y a dix ans.

Vous êtes aujourd’hui comme l’inscription de ces multiples morceaux de vie rassemblés. Le kaléidoscope est reconstitué, intact et beau. Il lui fallait le faisceau lumineux pour frapper ses multiples facettes qui vous entraînent dans un ballet merveilleux. Notre union charnelle en est la résultante. Nous jouons une communion si importante que j’ai perçu lors de nos dernières rencontres dont le point de départ est sans contexte ce fabuleux week end. Les mots étaient inutiles. Nous nous sommes regardé et justement compris dans un silence si pénétrant qu’il nous criait Aimez-vous, profitez de ce moment si intense. Il est révélateur et s’inscrira dans votre mémoire à jamais.

Vous êtes ma dernière révélation, si importante que je n’ai pas «le droit » ni de l’épuiser, ni de la gaspiller. 

« L’aimes-tu ? »

-        Oui, elle m’était destinée

«  Elle n’est cependant pas libre ! »

-        Elle a cette liberté de m’aimer. J’accepte tout d’elle ; Je ne peux pas lui demander de renoncer. C’est la vie qu’elle porte en elle qui m’attire et je veux bien accepter l’extrême même si cela me coûte.

J’aimerai que vous soyez heureux, m’avez-vous confiée.

Je le suis. Gronde en moi ce sentiment d’un amour naissant. Un petit morceau de vie que je partage chaque semaine ou presque. Quelques heures indéfinissables à vos côtés ou vos mains cherchent sous mon pull le contact de ma peau, ou votre odeur décuple mon sens olfactif, ou vos baisers cicatrisent les petites blessures quotidiennes.

« Aimes-tu son sexe ? »

- C’est une ivresse et j’ai même honte de m’abandonner sans retenu. J’en oublie que je possède un sexe. Je suis en elle, j’attends qu’elle vibre et je sais que ses mains viendront saisir l’émotion.

Ne pas gaspiller, c’est aussi vivre les instants présents. Vont-ils un jour stopper ? Connaîtront nous la «déchéance propre à un amour vécu » ? Vous savez bien que c’est impossible et que cette finalité n’appartient qu’aux histoires communes. Mais nous vivons une histoire exceptionnelle !

« Toute histoire à une fin. Conçois-tu un jour de l’abandonner ! »

-        Il n’y a pas d’amour sans histoire, nous en avons une. Elle est belle, conçue il y a dix ans. Peut-être y aura-t-il un dénouement mais pas celui de l’abandon. Elle occupe ma vie, comment pourrais-je la concevoir sans elle ?

Heureux, oui, à vos côtés. Juste un peu frustré. Jaloux peut-être mais d’une jalousie romantique. Comment puis-je rejeter cet homme qui partage vos sens et vos émotions depuis plus de trois ans ? Jaloux qu’il profite de tous vos instants, frustré de ne pouvoir vous offrir que de rares moments.

« La trompes-tu ? »

-        Non, elle vibre en moi en permanence et je n’ai pas la puissance de me décupler.

Demain, demain ! Que je souhaite les plus répétés pour apprendre à vous aimer, partager le petit déjeuner, apprendre à communiquer, à vous connaître.

«  Elle peut te quitter ? »

-        Il me restera l’amie !… avec les blessures…

Il y a des jours ou j’ai envie de crier. Ces moments horribles où j’ai envie d’hurler que vous me manquez que non, je renonce, c’est au dessus de mes forces…. Et ce coup de fil qui arrive…

Ne me quittez pas, ne me quittez jamais.

 « Envisages-tu une fin d’histoire ? »

- Elle peut s’arrêter. Car elle est le prolongement de celle entamée il y a dix ans. Mais alors, c’est qu’elle aura décidé d’en vivre une nouvelle. Elle viendra pour me dire qu’elle n’a plus la force de vivre en pointillés. S’inscrira alors un préambule propre à toutes belles histoires : « Il était une fois… »

Le trouble m’envahit et me submerge. Heureux de vous avoir à mes côtés ; gracieuse, tendre, caressante et si attentionnée ;

Surpris, que le temps nous ai rattrapé et absorbé, sans usure, nous permettent d’entamer une nouvelle croisière sur son navire.

Peureux, devant la tâche la plus immense d’une vie ; aimer une femme, lui rendre son amour, rechercher la plus parfaite harmonie.

Je suis convaincu que nous pouvons former le plus beau couple qu’il soit, dans la complicité et l’amour réciproque. Néanmoins, je vous laisserai l’initiative de ses fondements. En cela, j’entends rejoindre vos souhaits les plus secrets, vos désirs cachés sur ce couple que vous entendez construire aujourd’hui et non comparable à ceux que vous avez déjà vécus.

Notre union ne sera pas celle d’un jour ou d’une nuit. Mon engagement est bien plus considérable et peut-être très ambitieux. Je vous perçois à mes côtés rejoignant cette ligne bleutée, cet horizon que je n’ai jamais su attraper. Ne refusez pas, je vous tends la main, mon cœur, vous le possédez déjà.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 9 février 2007

LA SAINT VALENTIN

Le plus beau jour de l’amour

C’est la saint valentin, la fête de tous les amoureux, de tous les gens qui s’aiment

L’association du milieu du mois de février avec l’amour et la fertilité date de l’antiquité.

Le rapprochement entre la saint Valentin et l’amour est considéré comme une légende. Mais cette fête a été célébrée pour la première fois en 498 par décret du pape Gelase 1er

Pour la saint Valentin, il y aurait trois saints différents tous trois martyrs.

Des « je t’aime » je vous en livre en différentes langues :

- Allemand   « ich liebe dich »

- Anglais  « I love you »

- Chinois  «  wo ai ni »

- Espagnol  « te almo »

- Grec  « s’agapo »

- Italien « ti amo »

- Japonais «  aishitemasu »

 

DECLARATION DES AMANTS  

 

Article I

L

 

 

 

es amants libres et égaux en désirs, les distinctions, affections ne peuvent être fondées que sur le plaisir commun.

Article II 

L

 

 

 

e but de toute association amoureuse est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme ; ces droits sont la LIBERTE, LE PARTAGE, la DOUCEUR et la résistance à l’oppression du quotidien.  

Article III

L

 

 

 

e principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la passion, nul corps, nul individu n’a le droit d’exercer d’autorité sur l’autre à moins que le désir n’en émane expressément.

 

Article IV

L

 

 

 

a liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à l’autre. Ainsi l’exercice des plaisirs naturels de chacun n’a de bornes que celles qui assument aux membres du couple jouissance et joie. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la LOI DU CŒUR.

Article V

L

 

 

 

a LOI DU CŒUR n’a le droit d’interdire que les actions sans tendresse et nuisible à la société des amants.

Tout ce qui n’est pas défendu par la loi du cœur ne peut être empêché et nul ne peut être contraint à faire ce que les sentiments n’ordonnent pas.

Article VI

L

 

 

 

a LOI DU CŒUR est l’expression effective et affective de la volonté géniale des amants. Tous les amants-citoyens ont le droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège les amants, soit qu’elle les punisse par l’indifférence et l’oubli.

Tous les amants-citoyens étant égaux à ses yeux sont admissibles à toutes dignités, respect de l’autre, émotions vraies selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leur AMOUR, de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII

N

 

 

 

ul homme, nulle femme ne peuvent être accusés, abandonnés ni retenus que dans les cas déterminés par la LOI DU CŒUR et selon les formes qu’elle a prescrite ; ceux qui sollicitent, expédient, exécutent la tendresse doivent être punis mais tout amant-citoyen appelé ou saisi par la vertu doit aussi obéir à l’instinct autrement, il se rend coupable par la résistance à la passion. 

Article VIII

L

 

 

 

a loi du cœur ne doit jamais établir de PEINES entre les amants et évidemment aucun CHAGRIN et nul ne peut définir de la loi établie et promulguée antérieurement avec d’autres amants.

Article IX

T

 

 

 

out amant est présumé bon et plein d’innocence jusqu’à ce que le contraire soit démontré. Tout manque de douceur, de confiance, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire doit être sévèrement réprimée par la LOI DU CŒUR.

Article X

Nul ne doit être inquiété par ses opinions amoureuses, pourvu que leur manifestation érotique ne trouble pas l’ordre des sentiments établis par la loi du cœur.

Article XI

L

 

 

 

a libre communication des pensées des amants et des opinions amoureuses est un des droits le plus précieux de la femme et de l’homme. Tout amant-citoyen peut donc aimer librement sauf à répondre de l’abus de liberté dans les cas déterminés par la loi du cœur.

Article XII

L

 

 

 

a garantie des droits de chaque amoureux nécessite une grande patience

Un grand respect des rythmes de chacun de ses rites, de ses rives secrètes ainsi qu’une grande force ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, avec tolérance et non pour l’utilité particulière d’un des amants ou de ceux à qui elle est confiée.

Article XIII

P

 

 

 

our l’entretien de la force d’aimer, une contribution sentimentale commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les amants-citoyens en raison de leurs facultés à aimer.

Article XIV

L

 

 

 

es amants citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la contribution sentimentale réciproque, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi du tendre et d’en déterminer la qualité, l’humeur, l’assise, le recouvrement des moments privilégiés et la durée.

Article XV

L

 

 

 

a société des amants a le droit de demander compte des câlins ainsi que de tout agent sensuel participant à son émotive administration.

Article XVI

T

 

 

 

oute société amoureuse dans laquelle la garantie des droits à la sincérité n’est pas assurée ou le droit à la séparation n’est pas déterminée, n’a point de réelle constitution.

Article XVI 

L

 

 

 

a priorité étant l’amour, toujours l’amour, droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé si ce n’est lorsque la nécessité morale ou physique est élégamment constatée et sous la condition d’une juste et amicale indemnité.

CHARTRE D’AMOUR

 

 

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