le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Vendredi 2 mai 2008

Chronique d’une mort annoncée

 

La matinée baille encore, une journée qui me semble paresseuse, mais je suis déjà dans la rue et je marche d’un pas décidé vers la gare de nord.

J’aime cette gare, je suis originaire du Pas de Calais mais les trains ne m’intéressent pas aujourd’hui, c’est bien l’hôpital juxtaposant qui attire mes pas.

Cocasse et insensé, c’est bien la première fois de ma vie que je foulerai ce genre d’établissement. Ce n’est pourtant pas ma tasse de thé, je dois l’avouer. Pourquoi s’égarer dans un pareil endroit et par un matin ensoleillé. J’ai une sainte horreur des hôpitaux.

On y entre, c’est certain et même volontairement, c’est en cette matinée mon cas et aucun vigil ne m’en interdit l’accès.

Je dois avoir perdu la tête. J’aurai mieux fait de pénétrer une salle de cinéma.

Entrer dans ce lieu vous prend à la gorge et vous paralyse, les odeurs sont tenaces et inqualifiables et personne ne vous mentionnera si vous pourrez en sortir. Vous avez votre tiquet d’entrée, mais pas celui de votre sortie. Dans une salle de cinéma, une fois le film terminé, vous partez, déçu ou ravi. Ici, c’est une bobine sans fin et si vous tombez sur un mauvais film, un calvaire.

Ce lieu, sans être diabolique est détonnant et fait référence à une loterie. On y arrive libre, en partir est problématique, c’est à qui perd gagne.

J’ai dans la tête les cas d’infections contractés dans cet endroit et largement médiatisés avec un nombre effroyable de décès qui ont suivi. Je me précipite sur un gel antiseptique pour les mains, cette protection me paraît indispensable. C’est dingue de penser que bien vivant en arrivant, vous pouvez en sortir les pieds devant. Mauvaise loterie dans pareil cas. Mais la vie n’est qu’un jeu favorable pour  les uns, désastreux pour les autres. Je n’ai jamais eu de chance au jeu.

Et pourtant, soyons juste, la vocation de l’hôpital et son existence est de porter secours et d’aider le patient affaibli, voire de sauver des vies et de répondre à toutes urgences qui se présentent. Je suis ce matin une urgence.

Je suis devant l’hôpital « Lariboisière », le panonceau de l’accueil indique « urgence », c’est parfait et rassurant. Qui dit urgence dit rapidité, avec moi, il faut faire vite, je fais partie des hyperactifs, pas de temps à perdre inutilement.

C’est amusant, pour la toute première fois j’ose pénétrer dans les urgences d’un hôpital ou je vais découvrir un monde turbulent et sans doute plein de douleurs. J’ai de toute évidence perdu la tête.

Ce n’était pourtant pas ma volonté, j’adore la villégiature mais pas dans pareil endroit.

Je suivais simplement les conseils d’une amie contactée ce matin. Je lui ai relaté mes petits bobos. Oh ! Rien de grave, je pensais, ni d’important, juste la main droite endolorie de fourmillements agaçants et ne voulant plus répondre à mes commandements, j’avais peine à saisir ma tasse de café, et l’avant bras prenait le relais. Mais cette gène a tout à coup gagné ma face droite du visage. J’avais l’impression d’être anesthésié ce qui arrive lorsqu’un dentiste vous soigne une dent.

J’avoue que l’inquiétude m’a envahi.

 

L’accueil fut satisfaisant. Une infirmière adorable m’interpelle, c’est vrai que l’on prête toujours une beauté érotique aux infirmières. Ma réponse, on ne peut plus anodine

« Je subis un début de paralysie sur tout le côté droit » rien de plus à ajouter.

« Patientez, un médecin va vous recevoir »

C’est parfait, il est 10h15. Je patiente, pas d’autre choix, je lis un quotidien abandonné, les gens vont et viennent mais peu de monde, ca sera vite fait.

Vers 12 heures, toujours pas de médecin. L’envie de quitter cet endroit me gagne, pas question de passer ma journée ici. De plus, je ne suis pas patient et ici dans ce lieu, presque invisible.

J’insiste auprès de la belle qui me demande aimablement de patienter. Le vocabulaire est pauvre dans ce genre d’endroit. Je courbe l’échine, que faire d’autre ?

Se pointe alors une infirmière, qui s’affaire. Tension prise, taux de sucre mesuré (ca pique le doigt) quelques mouvements pour vérifier votre maintenance et les bras tendus, yeux fermés pour vérifier vos tremblements des mains (pour déceler si vous n’êtes pas alcolo)

« C’est une coutume, me dit-elle, peut de gens avouent un alcoolisme prononcé »

C’est fini pour elle, elle m’a déjà oublié.

Direction les bureaux administratifs où votre carte d’identité, de sécurité sociale vous sont demandées, suivi d’un numéro de téléphone d’une personne à contacter en cas de problème grave ? Ca promet. Vous êtes là, en face d’eux, bien vivant allez savoir ensuite !, c’est très rassurant.

Pas de sourire dans ce bureau, ni d’humour. L’ambiance est glauque. Je commence à suffoquer.

Je jubile, toujours personne pour m’indiquer le mal qui me ronge. Rebelote, de ce service, on m’indique de patienter dans une autre salle pour être reçu par un médecin mais je me demande si ce corps de métier est bien présent dans cet hôpital.

Nous atteignons 13h30

Trois heures viennent de s’écouler sans aucun soin, ni conseils, ni verdict. On peut comprendre certain décès. Il y a même des panonceaux vous indiquant les pompes funèbres à proximité. Dingue ! Mais j’ai encore la force de sourire.

Ma balade matinale tourne au cauchemar. Je réfléchi, « urgences » certes mais vous avez toutes les chances de mourir avant un traitement quelconque. La France a fort à faire dans son milieu hospitalier. Le Président dans pareil cas serait transmis au « Val de Grâce » et soigné dans les dix minutes, juste citoyen lambda, il me faut des heures de patience.

Mon bras est toujours endolori, ma face droite absente de toute sensation et le mal commence à se répandre dans mes côtes côté droit. Mais personne encore ne prête attention à mon dilemme.

J’ai envie de hurler « suis vraiment dans un hôpital prodiguant des soins », c’est inutile, vous n’êtes qu’un de plus venu gonfler le lot de gens malades, un numéro, juste un numéro, sans nationalité.

16 heures, enfin la délivrance, un médecin se pointe

Mes nerfs sont à vifs mais je grimace un sourire. Il me bombarde de questions, les unes plus absurdes que les autres, je garde mon calme. Il vérifie lui aussi mes réflexes surtout le tremblement éventuel de mes mains et fini par me dire, un peu désabusé qu’il ne tire aucune conclusion et qu’il me faut voir un neurologue. Il se tire sans un autre mot ni un réconfort.

 

Une autre infirmière prend le relais, me pique le bras trois fois de suite pour prendre mon sang pour de multiples analyses. Il lui faut du sang. J’ai horreur des piqures et sa soif du sang me fait penser à un vampire. Les tubes une fois remplis du liquide précieux, elle sort un appareil muni de multiples fils pour mesurer mon rythme cardiaque. C’est fini pour elle. Aucun regret de son départ. Aucuns mots échangés, je me demande si je suis présent.

18 heures, la neuro se pointe, belle femme. Enfin un bel éclat dans cette journée maussade. Elle recommence les examens et les questions désobligeantes : « vous buvez, vous sentez l’alcool » Mon dernier verre de vin rouge remonte au dimanche précédent, je suis légèrement choqué de cette réflexion. « J’aurai du boire avant de venir ? » Une provocation qui la fait sourire

« Peu de gens acceptent de nous avouer boire, voilà pourquoi nous insistons »

Calmement je la sens grimacer devant ses premières analyses ce qui me met mal à l’aise. J’étais venu ici par hasard ne l’oublions pas et son verdict tombe lourdement effaçant du même coup sa beauté.

« Je vous garde cette nuit aux urgences, c’est indispensable. Vous avez besoin d’un suivi sérieux et pointu et de passer un scanner pour définir la provenance du mal »

De quel mal ma parle-t-elle ?

J’étais venu ici avec une main anquilosée, on me parle maintenant d’un scanner qui ne s’intéresse qu’au cerveau. Suis-je devenu dingue ?

Devant mon inquiétude, elle finit par m’avouer avec beaucoup de tendresse qu’un caillot de sang peut avoir bouché une artère ou qu’une artère a cédé. J’adore sa franchise mais continue à grimacer. Soudainement je la trouve moins jolie cette femme et foncièrement agaçante. D’après elle, mon cerveau a cédé à un caprice, sans m’avertir, c’est une boutade, c’est évident et cet hôpital, une farce !

Ma visite de ce matin, anodine, tourne au cauchemar. Tout est cauchemardesque, j’ai toutes les chances de ne plus ressortir de cet enfer. J’ai le cerveau, semble-t-il malade qui jusqu’à présent se contentait d’un doliprane pour un léger mal de crâne mais apparemment, il est à saturation.

20h, 10 heures viennent de s’écouler depuis mon arrivée, je me découvre un moral d’acier. Je suis transféré aux urgences de nuit. Je n’ai rien dans l’estomac depuis la veille, j’ai faim mais personne ne se préoccupe de me servir ne serais-ce qu’une collation. Un lit m’est désigné, je m’y installe avec le pantalon et une tunique prêté par l’hôpital et je souhaite m’endormir au plus vite car inutile d’avoir une pensée perverse quelconque. Je serais sage et pieux. Demain sera un nouveau jour, plein de promesse. Cette journée n’était peut-être qu’une mauvaise plaisanterie.

Mais le calvaire continue et au rythme des professionnels qui vous entourent. Les infirmières viennent adorablement vous réveiller toutes les deux heures pour prendre votre tension, vous donner des médicaments, mesurer votre taux de sucre et vous installer une perfusion pour recevoir les médications qui vous seront éventuellement prescrites. C’est douloureux, ma main gauche qui a reçu l’aiguille de la perfusion a doublé de volume. Je ne bronche pas, ne me plains pas. A quoi sert de gémir ici, je ne suis pas le seul. Cette salle en arcle de cercle accueille cinq malades, les uns silencieux acceptant la fatalité, les autres gémissant ou maugréant. Jai choisi le silence et la souffrance de la main.

1h du mat, rien ne les arrête, c’est le scanner à passer. Vous êtes allongé sur une table étroite, votre tête coincée par deux revers en tissus et là, vous attendez lez passage sous une coupole ou vous apercevez des arceaux qui tournent à grande vitesse. C’est le principe pour vous photographier le cerveau en 3D. Cette séance dure 5 minutes. Voilà la photo est prise et je me demande si cette machine à la capacité d’analyser le degré de mon intelligence. Apparemment non ! Retour vers la chambre allongée sur le brancard suivi toutes les deux heures de la sempiternelle prise de tension etc. Fatigué, je suis fatigué, je n’ose même plus gémir, ma main a triplé de volume.

Mercredi, toujours là, a attendre, je ne sais qui, je ne sais quoi. Je commence à perdre tout repère. Petit déjeuner léger mais bon café mon estomac vide jusqu’à présent est ravi. Il me faut tuer le temps, une journée longue et morose, allongé dans un lit sous une surveillance constante, sans lecture ni personne pour dialoguer. Je m’ennuie horriblement. Les heures défilent, je demande l’assistance de la neuro pour connaître les résultats du scanner. Mais rien, aucune communication, vous êtes un numéro, un lit occupé, rien de plus, une absence peut-être, je maudis ma présence. On me fait savoir que je serai transféré vers un autre hôpital en banlieue spécialisé en neurologie. Je craque, je fustige, j’ai envie de fuir cet endroit maudit et je ne suis pas un jeton que l’on déplace au gré de leur fantaisie. J’ai l’impression de n’être plus humain, une marionnette peut-être.

On prête beaucoup de respect aux hôpitaux, chargés de soigner les plus faibles, les plus pauvres comme les riches d’ailleurs, enfin ceux qui souffrent. Mais ce qui est révoltant, ce qui tue le moral, c’est l’absence de communication. Ils vous soignent, vous distribuent un nombre effroyable de médicaments de toutes les couleurs, vous posent des questions incessantes et quelques fois très intimes et même ridicules mais reste muet devant vos interrogations ou vos supplications. La mienne est pourtant simple, que m’arrive-t-il ?

Je suis venu ici que pour un simple engourdissement de la main et de la joue.

La quille, je quitte « Lariboisière », ce n’est pas dommage, je n’ai aucun regret et prendrais le soin de ne plus y remettre un pied. Les ambulanciers arrivent, pas de brancard, je peux tenir debout, direction Gennevilliers dans une clinique spécialisée en neurologie. L'hôpital saint Jean est un véritable quatre étoile.

L’accueil est brillant, bon point, la communication s’installe, on s’occupe enfin de moi. Je souffle. Je retrouve mon calme, le sourire me regagne. J’écoute les professionnels qui sont percutant à outrance. « Vous avez eu une attaque cérébrale qu’il faut prendre au sérieux. Il nous faut définir la provenance du caillot de sang repéré par le scanner ce caillot a bouché une artère vous privant de plus de deux minute d’oxygène dans le cerveau d’ou le début d’une paralysie. Vous êtes un miraculé car s’était la paralysie totale que vous avez risqué. Votre avenir dépend maintenant des soins que vous allez recevoir et des médications »

D’une banalité d’un mardi matin, me voici ce jeudi devant un arrêt de mort potentiel au dessus de la tête. Je suis secoué, je l’avoue et mes fondements s’écroulent. L’angoisse me ramollit le cerveau enfin ce qu’il en  reste encore de vivant.

Ai-je encore un avenir prometteur ? Et pour combien de temps ?

Peux-t-on mesurer le temps d’une vie ? Verrais-je le levé du soleil demain ? J’ai un fils de 17 ans, sa maman et mon ex et quelques amis ignorant le drame qui se joue et dont je suis l’acteur principal. Un film dont je ne connais pas encore le dénouement.

Je suis encore en vie, respire encore, c’est un bonheur, un nouveau bonheur que je découvre, une nouvelle vie peut-être. Je n’ai que frôlé l’interruption du à un cerveau capricieux qui a pêté les plombs. Je m’interroge néanmoins sur cette alerte qui vient de me bousculer

Que veut-elle me dire ? Quel est le message ? Dois-je radicalement changer demain ? Je cherche mais mon cerveau malade ne me fournit aucune réponse.

Changer ! Pourquoi ? Comment ?, difficile de se remettre en question

Quel va devoir être mon comportement demain ? En sachant que je viens de frôler la mort

Le ciel me semblera-t-il toujours aussi bleu ?

Et la mer toujours aussi verte ?

Verrais-je toujours l’envol des oiseaux comme un signe de liberté ?

L’hirondelle fera-t-elle toujours son nid au printemps ?

Vais-je continuer d’aller ou bon me semble ? Faire et dire ce qui me semble juste ? Aimer aussi comme bon me semble.

Je veux rester debout, debout sur le sol, debout face au vent et bien vivant et cracher comme le lama vers ceux qui m’ennuieront

Il semblerait que la liberté de vivre a ses contraintes. Vivre ou mourir ce qui demande beaucoup d’effort. Je suis un peu paresseux, il me faudra changer. C’est difficile à accepter il n’y a pas de banalité dans une vie, vivre semble facile, beaucoup ne s’interroge pas sur cette capacité de vivre sainement on en prend conscience au premier accident et c’est mon cas.

La naissance donne la vie avec la contrainte d’accepter un jour la mort c’est le lot de l’espèce humaine. En acceptant ces deux extrêmes, vous êtes effectivement libre mais le calendaire ne vous appartient pas. Le sablier s’écoule immuablement et vous ne pourrez jamais l’inverser. Vous connaissez la date de votre naissance, la fatalité fixera votre dernier instant que tous espère le plus long possible. C’est injuste bien sur mais le choix de vivre implique la liberté d’une mort non annoncée qui échappe à votre contrôle. C’est le lot de l’homme car personne n’a encore découvert l’immortalité.

Je lutte aujourd’hui pour retarder le dernier instant qui me frappera je ne sais quand, ni sa date, ni son heure ni la dernière minute c’est une chance aussi pourquoi vivre si la fin est annoncée ? Mais je peux d’un croche-pied l’éloigner quelques temps encore.

 

Le verdict vient de tomber je suis atteint d’un AVC accident vasculaire cérébral qui touche plus de 20.000 personne dans l’hexagone et à des degrés différents. J’ai eu un bol extraordinaire je n’ai perdu que moins de 20% de mes facultés sensorielles, peu de choses

Je suis debout bien vivant et je chante cette vie qui vient de me jouer un tour. Je n’ai conscience de n’être qu’un insecte sur cette planète et un minuscule grain de poussière dans l’univers et de ne rien maitriser de cette fichue science de la vie. Je peux éventuellement la donner, aujourd’hui il me faut la conserver

Je viens d’être le témoin de la faiblesse de la vie. Je regarderai maintenant le monde les yeux grands ouverts, je regarderai les autres différemment. La vie c’est l’instant qui s’écoule de seconde en seconde où le gâchis n’est plus permis. Les choses rentre dans l’ordre je suis encore faible mais vivant et de revoir les miens me donne l’envie de me battre. J’ai beaucoup d’amour à donner. L’amour emporte tout, il est le garant de toute fatalité scabreuse même la plus sombre. Je suis heureux de vivre encore simplement pour leur dire que je les aime. Je crois que je n’ai jamais pris conscience des drames qui se joue autour de moi et dans ce lieu de rééducation moteur et cérébral je croise un

monde apeuré, les uns avec des béquilles, les autres avec des déambulateurs sans parler des fauteuils roulant où ils sont vautrés et impuissants. Il est évident que demain mon regard sera différent ce qui ne veut pas dire que je vais courir derrière tous les éclopés je vais sans doute porter un œil différent. Le malheur, la détresse, la maladie ne sont pas toujours visible mais se perçoit cependant à qui prend la peine d’observer et j’avoue que je n’ai jamais pris la peine de bien observer autour de moi. Même pas mes amis envers qui j’ai très souvent usé d’injustice et de méchanceté. Ce personnage fera place à un compagnon plus aimable, c’est évident. Le mal qui vient de me frapper ne fera pas de moi un homme plus beau mais certainement plus humain et plus attentif. Dans le cas contraire, une bonne crise cardiaque stoppera le diable que je suis. Le plus important reste la vie, la joie de vivre avec le sourire. La vie est un cadeau ne dit-on pas !

Dieu m’a sans doute béni dans cette épreuve, je lui rends grâce

Ainsi soit-il

Par fassart - Publié dans : jmf75
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Jeudi 20 mars 2008

homme-maussade-copie-1.jpg

MISERE ! MISERE !!
 
La vie, pays magnifique
Aux reflets diaboliques
La vie, pays meurtri
D une asphalte noircie  
La vie, pays douloureux
Pour les gens amoureux
La vie, pays magique
Pays qui me fait vivre
Pays, hélas devenu si triste
Qu’il est temps d’en partir
 
Mon cœur est enfermé dans une cage
J’en ai perdu la clé
La tristesse m’est devenue amie
La joie m’est devenue ennemie
J’écris et je pleure
Seul avec mon crayon
J’écris en pleurant
Un mot qui n’est pas comme les autres
Un mot qui signifie l’abandon, la fin
La fin de la vie a sonné, de ma vie
Mon dernier regard est arrivé
 
Je ne suis pas celui que j’aime
Le regard des autres, me blesse
Je ne respire pas, je ne vis pas
J’avance ignorant la délivrance
Mon âme fragile délaisse
Un cœur plein de souffrance
Mes rêves ont disparus on-t-il  jamais existé
Mon passé est enterré a-t-il jamais été
J’ai hâte de passer de l’autre côté
Pour enfin connaître une rive, celle de la liberté
Ma mort est proche, elle se rapproche
Et s’accroche,  je le sens
  souffrance.jpg
Je n’en peux plus de souffrir
Je n’en peux plus de mourir
Je n’ai plus la force de tenir
Pour ces années à venir
J’aimerai m’endormir pour ne plus jamais me réveiller
S’il vous plait, indiquez-moi le paradis
Je vous en supplie, je veux partir d’ici
 
J’ai peur de mourir
Pourtant la mort m’attire
Elle happe, aspire, donne le vertige, le tournis
La mort, est miraculeuse, elle est en moi, elle m’habille
Je ne peux rien pour l’éviter
Je n’ai pas le choix, sinon de l’écouter
Elle me murmure des invitations à la rejoindre
Je sais qu’elle est là, passionné et passionnante
La mort m’a choisi, délibérément
Elle est mon alliée
Je n’ai pas envie de quitter cette terre
Mais je sais où aller
 
Rester serait plus sage
Mais pour qui ? Et pourquoi ?
La mort fait peur
Mais elle est la seule à m’enlacer
Elle ne me fera aucun mal
Ca, je le sais
Qu’on me pardonne cette folie
Ainsi que ma fatale envie
Car je ne souhaite que partir
Et ne plus jamais revenir
 
A moins qu’une main se tende main.jpg
Pour me serrer tendrement
Pour dire qu’ici serait bien mieux qu’ailleurs
Juste une main ouverte
Une main sincère
Pour briser mon douloureux calvaire
J’ai le point serré
Qu’aucun signe ne vienne
Qu’aucune main ne se ferme
Il me faut donc partir
Et ne plus jamais revenir
C’est peut-être ca, le bonheur BONHEUR.jpg
Un bonheur qui m’a quitté
Un bonheur que j’ai tant souhaité
Un bonheur que le vent a balayé
Ou est-il ce bonheur ?
Qui chasserait la souffrance, l’indifférence et le trouble
Il me faudrait le pouvoir d’oublier
D’oublier jusqu’à mon passé
Pour vivre enfin heureux
Mais il est impossible de vivre sans oublier
Il m’est donc impossible d’être heureux
Le bonheur est-il contagieux ?
Je n’ai pas encore été contaminé
Est-il si difficile à atteindre ?
Partir, peut-être, pour le rejoindre
De l’autre côté de la rive
Où il me chanterait que des délices
bonheur10.jpg
Par fassart - Publié dans : jmf75
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Vendredi 29 février 2008
ailleur1.jpg
LA VERITE EST AILLEURS

ailleurs-copie-2.gif

(Car ici bas, c’est la merde)
 


Croyez à l’identité entre le VRAI, LE BEAU, et le BIEN (inutile d’être catho, pour autant)
La société où vous vivez a pour but de vous détruire mais vous en avez autant à son service.
L’arme qu’elle emploiera est l’INDIFFERENCE. Vous ne pouvez pas vous permettre d’adopter la même attitude.
Il ne vous reste que de passer à l’attaque !
Toute société a ses points de moindre résistance, voire des faiblesses, des plaies. Mettez le doigt sur la plaie et appuyer bien fort.
Creusez aussi les sujets dont personne ne veut entendre parler.
Insistez sur la maladie (qui fait peur), l’agonie (qui est redoutée), la laideur (qu’on n’accepte pas).
Parlez de la mort (que l’on craint) et de l’oubli (qui fait peur). Mais aussi de la jalousie, de l’indifférence, de la frustration, de l’absence de l’amour. En fait, pour vous sentir extrément bien, soyez ABJECT et là, vous serez VRAIS.
N’adhérez à rien (si vous voulez éviter les emmerdes) ou bien adhéré puis, trahissez tout de suite. Je sais, pour beaucoup le militantisme rend heureux (vous avez le choix aux municipales de voter pour « casse-toi, pauvre con » ou pour ce pédé qu’un coup de poignard n’a pas suffit à supprimer) mais vous n’avez pas à être heureux.
Vous êtes (et vous le savez) du côté du malheur, en fait, vous êtes la partie SOMBRE.
Votre mission, ici sur terre, n’est pas avant tout de proposer, ni de construire. Si vous pouvez le faire, faites le et si vous aboutissez à des contradictions insoutenables, dite-le. Non, car votre mission sur cette terre est de fossoyeur.jpg creuser vers le VRAI. Vous êtes le FOSSOYEUR, et vous êtes le CADAVRE. Reconnaissez que vous êtes le corps de la société (qu’il ne faut pas louanger) et que vous êtes responsable de ce putain corps de la société (il vous arrive de voter malheureusement)
A vous de déterminez l’innocence et la culpabilité et d’abord en vous même. Mais aussi chez les autres (ca fait du bien de savoir)
Considérez leur comportement et leurs excuses, puis jugez en toute impartialité (un con restera toujours con). Vous ne vous épargnez pas alors n’épargnez personne, vous êtes une ORDURE, une autre vérité.
La vérité est scandaleuse mais reconnaissez que sans elle, il n’y a rien qui vaille. Une vision honnête et naïve du monde est déjà un chef-d’œuvre. De toute façon, l’originalité pèse peu alors ne vous en préoccupez pas. De toute façon, une originalité se dégagera forcément de la somme de vos défauts et du poids de votre connerie. Alors, dites simplement la VERITE, ni plus ni moins.
Et puis sachez que vous ne pouvez aimer la vérité et le monde. Mais vous avez déjà choisi. Il vous faut maintenant rester fidèle à ce choix. Gardez courage. Vous n’avez d’ailleurs rien à espérer car vous serez toujours SEUL. La plupart des gens s’arrangent avec la vie, ou bien ils meurent (c’est la morale) Le monde est composé de souffrance, c’est parce qu’il est essentiellement libre. La souffrance est la conséquence nécessaire du libre jeu des parties du système. Vous devez le savoir et le dire.
Vous, ici bas, vous êtes des SUICIDES VIVANTS suicide5.jpg
D’ailleurs à mesure que vous vous  rapprochez de la vérité, votre solitude augmente. Le bâtiment est splendide mais désert, vous marchez dans des salles vides, qui vous renvoie l’écho de vos pas. Parfois vous pleurer tant la netteté de la vision est cruelle. Vous aimeriez alors retourner en arrière dans les brumes de l’inconnaissance mais vous savez qu’il est déjà trop tard. Ne reste qu’à continuer sans avoir peur, le pire est déjà passé. La vie vous déchirera encore mais vous n’avez que peu de chose à faire avec elle. Souvenez-vous, vous êtes déjà MORT. mort.jpg Et vous êtes maintenant en tête à tête avec L’ETERNITE ; le pied reconnaissez le.
Et le bonheur, me direz-vous ?
Il n’est pas pour vous, vous le savez, c’est décidé et depuis fort longtemps (pas de sexe, ni d’argent, ni de loisirs). Mais vous pouvez attraper un de ses simulacres, alors faites le, sans hésiter, de toute façon, çà ne durera pas. Vous pouvez tenter d’autres réalités de la vie, telles qu’une vie sexuelle harmonieuse, le mariage, des enfants aussi mais c’est presque impossible à atteindre,( même avec efforts) il faut admettre que vous serez toujours bringuebalé entre l’amertume et l’angoisse (penser au suicide) Il vaut mieux revenir à la source qui est la SOUFFRANCE.
N’ayez pas peur du bonheur, (qui est fait pour les autres) d’ailleurs,  il n’existe pas

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Mardi 19 février 2008

-manege.jpg

Tourne, tourne, manège
 
L’index d’une inconnue a éteint La lumière de mon âme
Cette nuit brutalement si noire m’effraye
Suis-je donc si impie
Pour être condamné à la nuit éternelle
Il faudrait que le soleil
Eclaire ma route
ET l’orage à nouveau  me foudroie
D’un  coup de grâce
Plutôt que cette torture à petit feu
Suis-je vraiment à bannir ? 
  Ame_4-copie-3.jpg
Tourne, tourne, manège
 
De mes lèvres souillées
De mon cœur fétide
De sa langue impure
De son âme ternie
J’aspire et implore d’être purifié
De ce  mal qui me consume
De cette rencontre inopinée 
D une femme impure !
Dont l’indécence m’a foudroyé
 Mais ne l’avais-pas vraiment aimé ?
 
Tourne, tourne, manège
 
Ne lui avais-je pas dit
Minuit passé de ne pas faire confiance en un homme
Je me suis oublié en toi
Pour étouffer le mal
Que ça fera quand tu me quitteras
Je sais déjà que tu me quitteras
L’empreinte de tes désirs
Sera alors enfouie dans mes souvenirs
Mais je garderais dans mon ventre
L’empreinte de ton passage
Pour continuer à exister
Pour aller plus loin jusqu’au bout du chemin
  amour.jpg
Tourne, tourne, manège
 
Au plus profond de mon âme
Tu es venue
M’entrainant dans une tornade
Pour assouvir mes désirs dévorants
Tu as pétrifié mon âme
Sur le point de s’abimer
Oseras-tu enfin m’aimer ?
J’ignore le mal qui te dévore
J’aimerai simplement te dire
Je suis là, près de toi, juste pour toi
M’aimeras-tu ?
  amour-20aveugle-copie-1.jpg
Tourne, tourne, manège
 
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Mercredi 30 janvier 2008

carla.jpg

Carla Bruni, l’espiègle ??
 
Après la semaine catastrophique que fut le voyage officiel du Président Kadhafi et même si cette visite est venue satisfaire les caisses de l’état avec la vente d’Airbus, du rafale, et d’une centrale nucléaire civile. Il fallait bien un petit rayon de soleil pour éclairer la vie de Nicolas Sarkozy. Ce rayon a un nom : Carla Bruni
Un président qui a une image de coureur (n’a-t-il pas volé la femme de Jacques Martin, son ex : Cécilia) ne pouvait pas longtemps rester célibataire et seul lors des diners officiels de la république.
On peut s’interroger sur la visite à Disneyland accompagné d’une des plus belles femmes de France et de son fils. Il est adroit ce Nicolas et les paparazzis ont fait grise mine. Nicolas sait utiliser les médias, il est fort dans ce domaine. Revenons à Carla et regardez la bien, elle ressemble étrangement à Cécilia avec une bonne dizaine d’années de moins. Cette ressemblance est surprenante. Carla Bruni, de son côté est une croqueuse d’homme.
Mike jagger, Eric Clapton, et même jean-jacques Goldman et bien d’autres…. bruni.jpg
Si elle veut devenir la compagne du Président, elle devra renoncer en partie à l’univers people. Elle serait sans doute un formidable porte drapeau si elle acceptait de s’assagir sentimentalement.
Le coup de foudre s’est opéré chez le publicitaire Jaques Séguéla, un coup de foudre singulier et réciproque, selon le publicitaire. Sarkozy lorgnait depuis quelques temps Rachida Dati, la ministre de la justice, il a choisi une artiste.
J’ai croisé cette Carla bien avant Sarkozy
Elle habitait alors, un appartement place des Vosges à Paris en réhabilitation. Je faisais partie de cette équipe pour rénover l’appart où nous devions prendre de multiple précaution pour ne pas salir les vêtements pendus aux cintres. Elle passait chaque jour pour se changer ou je pouvais innocemment découvrir sa beauté plastique. Belle, oui, elle était belle, un corps fin de petit seins pointus, belle. Mais quelque soit mon pouvoir de séduction, je n’avais droit qu’à son sourire gracieux, récompensé, il est vrai d’un petit baiser sur la bouche qu’elle complaisait à m’accorder. Encore aujourd’hui, ma bouche palpite. Que faire d’autre alors ? je ne pouvais pas lutter contre un amant que je croisais chaque jour dans les escaliers. Laurent Fabius, c’était lui, veillait à la protéger.
Aujourd’hui, aux côtés de Nicolas Sarkozy elle nous fera oublier les problèmes de pouvoir d’achat et de croissance économique qui empoisonne le pays. Nicolas grimace légèrement, se tenir aux côtés de Carla doit lui coûter une fortune. Mais pour une si belle femme, la république consentira à s’endetter ou sera-t-il contraint de faire appel à son ami milliardaire Bolloré.
Elle a suivi Nicolas à Louxor en Egypte, faut-il voir dans ce déplacement une première répétition de première Dame de France ? carla2.jpg
Nicolas Sarkozy a fait sa demande en mariage. Va-t-elle accepter ce petit nain et sa nouvelle charge d’état ? Bruni, vise haut cette fois, elle en a épuisé plus d’un, soutenu par sa maman qui ne la quitte jamais et suis sa carrière professionnelle comme sexuelle. La mère, comme la fille vont devoir déposer les valises. On ne peut pas prendre un Président comme un banal amant.
Le couple annonce convoler le 9 février prochain. Non ! Il n’y aura pas de mariage. ca attendra un peu car Carla Bruni doit enregistrer son prochain disque. La politique, c’est bien mais le show biz, c’est mieux. Le petit nain devra attendre, il ronge ses doigts et s’interroge : et si elle m’échappait ? Il faudrait pourtant que ce petit nain arrive à trouver la grandeur de l’amour. Il dirige notre pays mais a-t-il apporté un soutien aux siens, femmes comme enfant. On en doute et la première n’est autre que Cécilia, sa femme et la mère de ses enfants. Le tableau est sombre, aussi sombre que ses promesses du pouvoir d’achat des français.
Je n’invente rien, Cécilia aurait confié quelques réflexions de son couple auprès d’Anna Botton, journaliste. Cette dernière en a profité pour sortir un roman « Cécilia, portrait » aux éditions Flammarion
. Un bouquin que l’Elysée voulait interdire de publication. Un secret Défense s’imposait.
Je vous livre ici les meilleures phrases de ce livre
Des propos attribués directement à Cécilia Sarkozy
 
De Nicolas :
 
«  Nicolas est un sauteur ! C’est ce que tout le monde me dit aujourd’hui »
« Il y a les nanas qu’il saute et dont il ne se rappelle même plus le prénom »
« Pendant toute ma vie avec Nicolas, pendant dis huit ans passés avec lui, jamais, à la maison il n’a mangé avec nous. Je mangeais avec les enfants, lui mangeait un plateau-repas en travaillant »
« Nicolas est un homme politique, il n’est pas de la même espèce que nous, il n’a pas les mêmes codes, pas la même morale. C’est pour cela qu’il est arrivé là où il est.
« Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants »
« Il n’est pas digne »
« Nicolas il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu’un lui dise, j’ai fait cela pendant dix huit ans, je ne peux plus le faire. Je suis désormais la dernière à pouvoir le faire. »
De l’UMP
« Dans ce parti, il n’y a que des homos et des machos. J’en ai marre des homos et des machos. Marre ! »
Nous avons élus Nicolas Sarkozy pour une durée de cinq ans.
La question se pose : mais qui est-il ?
Je me réfère à son ex, n’a t-elle pas fait le tour du personnage ?
Nous avons apparemment un président à la sexualité débordante. La croissance, il la cherche mais avec son gland
Je regarde le mien mais je suis déçu, il n’a rien de républicain
Nicolas Sarkozy vient de fêter ses 53 ans, entouré de 50 personnes dont Johnny Hallyday, Barbelivien et sa compagne Carla. Notre président à chanter et danser parmi ses amis, chaussé de ses chaussures à plus de 2000 euros. Se préoccupe-t-il du bonheur des autres et celui des français ? J’en doute ! Mais néanmoins souhaitons-lui un joyeux anniversaire carla_grandit_nicolas_mode_une.jpg
BONNE ANNEE
J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous une très heureuse nouvelle année. Vous êtes plus de 7.300 à me lire dont 3.300 fidèles. Un grand merci et que vos souhaits soient réalisés. Les pires comme les meilleurs. Eh oui ! La vie est ainsi.
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Mardi 8 janvier 2008

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Désespoir
 
Et j’étais là, hagard
Déambulant sur une route ne menant nulle part
Mastiquant une gomme qui me collait les dents
Le chemin sera long, très long, je le savais.
Et laissais mes pas lourds me guider
Vers un horizon, bien pâle, qui s’enfuyait.
Un kilomètre à pied, ça use, ça use
Mes souliers dégoulinaient sur la chaussée.
Mais je marchais ne sachant où aller.
N’est-ce pas là, le but de tous et de chacun ?
Marcher au gré du hasard
Vers un but qu’on s’efforce à définir.
Me voici seul sur la terre
Plus de frère, de sœurs, de prochains, d’amis, juste moi-même.
Combien de fois dans ces moments de doute
Et d’incertitude, je fus prêt à m’abandonner au désespoir
Le silence absolu qui m’enveloppe
Porte à la tristesse
Il offre une image de la mort
Mais je marche encore, je suis vivant.
J’erre nonchalamment, n’osant penser
De peur d’attiser mes douleurs
Il faudra pourtant bien que ce chemin cesse !
Que se cache-t-il au bout de cette pénitence ?
Que me manque-t-il donc pour être heureux ?
Je l’ignore mais je sais que je ne le suis pas
Réduit à moi seul, je me nourris de ma propre subsistance
Mais elle ne s’épuise pas et je me suffis à moi-même
Comme ses pas qui m’entraîne vers l’absolu.
J’écris, donc je suis, même si pour certain,
Ma plume est proche de la médiocrité
Mais est-ce là un grand mal transmis par de petits gens
Qu’on épie ce que je fais, qu’on s’inquiète de ces feuilles,
Tout cela m’est égal désormais.
Si on me les enlève de mon vivant
On m’enlèvera ni le plaisir de les avoir écrites
Ni le souvenir de leur contenu.
La médiocrité n’appartient qu’à la faiblesse
De ne pouvoir créer. t-tristesse2.jpg
Je suis sur la route, il faut aller au bout
Et je plains la tristesse de ceux
Qui n’en font pas l’effort
J’ai un cœur très aimant
Mais qui peut se suffire à lui même
J’aime les hommes, je les aime tous
Et c’est parce que je les aime
Que je hais l’injustice
C’est parce que je les aime
Que je les fuis
Je souffre moins de leurs maux
Quand je ne les vois pas
Je n’ai pas besoins d’amis particuliers
Mais quand j’en ai, j’ai un grand besoin
De ne pas les perdre
J’ai le cœur seul sur cette route
Qui ne mène nulle part
Elle y est pourtant bien car elle a emprunté le même chemin
Je sais qu’elle est au bout
Et qu’il m’est indispensable de la rejoindre
Ma petite sœur est partie sans me dire adieu
Pas même un signe de main
Elle est partie vers un point obscur de l’horizon
Que mon esprit ne peut atteindre
Partie, laissant derrière elle que désolation
Partie seule
Je la cherche, l’appelle
Mais ne reçoit aucun écho
Le chemin est long, long le chemin
Je n’ai pas eu la force de l’accompagner
La vie est importante, elle vient de la quitter, sans prévenir
Ma sœur, tu as rejoins le bout
Fais-moi un signe, juste un signe
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Mardi 25 décembre 2007

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LE PERE NOËL EST MORT
 
Cette année avez-vous cassé la gueule au père noël ou bien l’avez-vous séquestré, attaché à la cheminée jusqu’au petit matin avec la paire de menottes que vous lui aviez commandées ????
Qui est-il ce rigolo qui prétend faire plaisir à tous les enfants du monde ?
Cette bonne blague ! Il faut cependant raisonner un peu
Le père noël doit effectuer 2 milliards et demi d’arrêts pour distribuer tous les cadeaux aux bambins
Le père noël devra pour autant atteindre avec son chariot une vitesse égale à 5.800 km par seconde, seule manière de servir tout ce petit monde de l’enfance
Alors, vous y croyez toujours à ce farfelu ?
Je l’ai pourtant croisé place des Abbesses à Paris, au cœur de Montmartre
Classique, rouge vêtu, barbe blanche. Il se roulait une cigarette et m’assura que c’était de la meilleure herbe. Qu’il alluma en m’invitant à tirer. Je cherchais sa hotte, mais rien ! Le père noël d’aujourd’hui se camait, peut-être pour oublier la longue fatigue des kilomètres à parcourir. A ses côtés se tenait assis un pauvre diable avec sa fichue pancarte « j’ai faim, aidez-moi »
N’y avait-il pas ce père noël pour l’aider dans sa détresse
Non, ce titanique l’ignorait
Ordure de père noël
J’avais pourtant à satisfaire ma progéniture pour ces fêtes mais fallait-il encore faire confiance à ce vieux barbu
J’avais envie de lui trouer l’estomac
J’ai décollé, il me fallait fuir ce père noël de Montmartre pour me retrouver sur les Grands Boulevards à proximité des Galeries Lafayette, lieu féérique aux décorations illuminées et animées qui attirent un tas de badauds accompagnés de leurs enfants. Ils se pressent devant ces magnifiques vitrines animées et rêves de tous ces trésors à leur portée.
Je suis grand et vieux mais je m’abandonne devant toutes ces merveilles et je rêve comme ces mioches à mes côtés
Le problème est qu’à chaque mètre, vous croisez un père noël. Ils sont là, cinq environ à attirer les bambins pour quelques photos médiocres. Oui mais lequel choisir. Qui était le vrai du faux ?
Il me fallait mettre de l’ordre dans cette mascarade, tous ces pères noël nous volaient nos rêves les plus précieux
J’ai emprunté les ascenseurs des Galeries, parcouru des couloirs interminables pour enfin trouver l’issue. J’étais maintenant sur les toits, convaincu qu’il se terrait là-haut.
Il était bien là, vêtu de rouge avec sa longue barbe blanche. La tête baissée, il se tenait en équilibre au dessus du vide et s’apprêtait à faire le grand plongeon. C’était lui, je le savais, j’avais devant moi, enfin le vrai père noël. Etais-ce possible ?
-        Que faites-vous au bord du vide ?
-        Regardez ce qui se passe en bas. L’homme matérialise, il lui faut maintenant un père noël présent, bien en chair, c’est bien le drame
-        Vous êtes pourtant bien présent ?
-        Je m’apprête à disparaître à jamais
-        C’est un crime pour eux
-        Le seront-ils ? d’ailleurs, je suis immortel et demeurerai tapis dans tous les esprits de ces charmantes créatures. Quand à vous, adultes, vous m’avez déjà tué, il y a si longtemps. Mais je serais dans les rêves de tous les enfants, c’est ma place.
-        Allez-vous réellement sauter.
-        Le regretteras-tu ?
-        Je crois encore en toi
-        Ignores-tu que je ne suis qu’une ordure ?
-        Alors saute
Il leva les bras et sauta. Au bord du précipice, je le cherchais du regard mais ne vis aucun corps en contrebas. Le père noël avait disparu, me défiant. Qu’allais-je pouvoir dire, que j’avais vu le père noël sauter dans le vide. Peu probable. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui encore, il demeure en moi.
FACE AU MUTISME DES MEDIAS ! AU SILENCE DE LA CLASSE POLITIQUE ! JE SUIS CONTRAINT DE VOUS DIRE LA VERITE, LE PERE NOÊL EST MORT, DECEDE, KAPUTT.
J’ESPERE QUE LES ENFANTS DU MONDE SAURONT ME PARDONNER
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Par fassart - Publié dans : jmf75
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Jeudi 13 décembre 2007

cri.jpg

Cri d’amour
 
J’ai crié, juste crié
Je fouille mes poches
Mais plus de monnaies
Mon estomac s’impatiente
Mes sucs digestifs font grise mine
 
J’ai crié, crié
Dans cette rue déserte
Où seul un chat miaule sa détresse
En plein Paris, je suis comme dans un désert
Il y a quelque chose de mort au fond de moi
C’est vrai, j’ai un peu honte
Et devrais me taire
 
J’ai crié, crié
Je traverse Montmartre où la nuit s’abandonne
Et je compte mes chances
D’atteindre le matin
Que la vie est monotone
Que les horizons sont lointains
Et j’envie le calme des vieillards
La petite mort dans leurs regards
 
J’ai crié, crié
Pour retrouver un matin de soleil rapide
On n’est jamais assez serein
Pour supporter les jours d’automne
Je veux réussir ma mort
Et la nuit je m’exerce à mourir
 
J’ai crié, crié
Je te sens qui marche dans la ville
Ton pas est lent, ton sourire est beau
Il y aura la mort, tu le sais mon amour
Il y aura le malheur et les tout derniers jours
Il y aura les regrets puis un sommeil très lourd
Ou j’arrêterai de crier, mon amour
Ou je cesserai de crier, mon amour
Pour t’aimer, mon amour
Dans la démesure des derniers jours
Où le soleil cessera de se lever, mon amour
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Par fassart - Publié dans : jmf75
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