le bonheur d'écrire

"un poète mort n'écrit plus, d'ou l'importance de rester vivant" (Houellebecq)

Essayons d'échapper à ce raisonnement simple. La stérélité créative peut frapper bon nombre d'entre-nous. Mais soyons positif, ne déposons pas la plume et laissons la crisser sur le papier car finalement nous ne connaîtrons jamais cette part de nous-même qui nous pousse à écrire. Soyons donc heureux de coucher les mots et n'ayons pas peur du bonheur, d'ailleurs, il n'existe pas.

Dimanche 21 septembre 2008

CHAPITRE 1 ( citation)
« Quant à l'affaire de la pomme, il fallait le planter ailleurs, votre arbre, ou ne pas créer Adam à votre image. En l'occurrence l'interdiction équivalait à un encouragement, n'importe quel pédagogue vous le dira. Ce n'est pas le diable qui a tenté notre ancêtre, c'est vous qui avez tenté le diable ».
(Robert Escarpit/Lettre ouverte à Dieu

 

CHAPITRE 1
Assis sur la lunette des toilettes de sa salle de bains, pensif et résigné, julien fut surpris de voir défiler les principales images de sa vie, pareil à une personne voyant défiler les plus grands moments de son existence à l'instant de rendre le dernier soupir.
Une vie, souriante mais aussi tragique. Une vie, rien de plus, aux événements désordonnés qui lui rappelaient néanmoins qu'il n'était qu'un petit insecte de passage. Un signal semblait lui dicter de combler au plus vite le vide de sa vie, vertigineuse mais aussi effrayante. Ce défilement d'images qu'il perçut comme surréaliste lui indiquait qu'il était peut-être temps pour lui de vivre maintenant son destin. On ne se préservait pas de son destin, même de sa propre fin.
Car se disait-il, une vie, si dénuée, sans rien ça servait à quoi ?
Une vie qui ne sentait rien, une vie sans chaleur, sans mots, ça ne servait à rien !
Juste à remplir un espace vide de présent, vide d'espoir et vide de futur.
Julien se nettoyait à l'eau courante, il n'utilisait pas le papier car il aimait trop la propreté. Il trouvait plus sain d'éliminer de cette manière ce que son entre-fesse expulsait.
Le corps générait en permanence une quantité de crasse repoussante qu'il était difficile d'éliminer dus, en partie, aux bactéries qui vivaient et se reproduisaient sous la peau humaine. Julien avait conscience que chaque jour, une personne arrivait à perdre plus d'un milliard de particule de peau et générait environ l'équivalent d'un litre de sueur. Cette saleté était partout, contaminait, pourrissait tout autour d'elle et empoisonnait sa vie.
Le tissus de ses doigts saignait de cette saleté tenace et dire que Julien n'avait lavé son linge qu'une fois ce mois. Laver son linge quand soudain il ne comprenait plus l'utilité du monde et pourquoi le monde était si injuste et bizarre. Se laver la tête de toutes les images sombres, de toute la merde que ses yeux lui renvoyaient. Il n'y avait que saleté autour de lui et lorsqu'il croisait les yeux d'une femme, il était pris d'un haut le cœur à lui arracher l'estomac. Il ne pouvait approcher une femme sans qu'elle lui évoque la souillure. Jusqu'à présent, il n'avait croisé que des femmes méprisables, sans scrupules et aux mœurs légères. De celles prêtes à tout pour réussir. Julien pris la décision de nettoyer tout ça à grande eaux.
Qui le ferait sinon lui. Il pourrait alors croire en une certaine identité entre le vrai, le beau, le bien et le mal. Julien connaissait cette dualité qu'il nous était impossible de rejeter. Le bien étant ce qui contribuait au succès de la vie, le mal ce qui tendait à la détruire ou la nier. Mais il pensait que nous devions ce mal à Eve, la première femme. N'avait-elle pas tourné le dos aux recommandations du vrai Dieu. « Tu peux manger tous les fruits des arbres du jardin mais l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangeras pas. Car le jour ou tu en mangeras, tu connaitras la mort surement ».La tentation avait été trop forte pour cette pècheresse. N'avait-elle pas consommé et perpétré le péché originel ? Le mal, depuis lors, nous habitait. La femme était le mal et un grand nettoyage s'imposait.
A 50ans, Julien entamait une laborieuse journée. En ce lundi, tout foutait le camp et l'envie lui prit de saisir tous les miroirs du monde pour les foutre en l'air parce qu'il n'aimerait pas ce qu'il y verrait. Julien découvrait tout à coup l'angoisse. Il était devenu l'image de l'angoisse.
Jusqu'à présent, il avait rêvé sa vie, il était temps maintenant de vivre ses rêves, des rêves de pureté, débarrassés de toutes saletés.
A la recherche d'un plaisir immédiat qui pourrait le soulager de l'angoisse oppressante, julien était convaincu qu'il n'avait rien d'un psychopathe. La souffrance de l'autre ne l'attirait pas et il ne possédait, aucune perversion. Cependant, son humeur de l'instant oscillait entre euphorie et tristesse.
Julien, décontenancé depuis ce défilé d'images insensées s'interrogeait
Ce message télépathique lui indiquait l'existence de la souffrance et son intensité présentait tous les degrés depuis la quantité négligeable, jusqu'à l'atrocité insupportable. Julien, de toute évidence souffrait, mais il savait néanmoins que la rédemption existait.
Dieu n'en avait-il pas usé pour montrer aux hommes à quel point il les aimait et Jésus Christ lui même fit l'expérience de la souffrance et de la mort sur la croix. Une rédemption qui lui fit gagner le ciel.
Julien déciderait de trouver la sienne. Il était convaincu d'avoir eu ce matin, une révélation. Il y a des moments où une porte s'ouvre dans notre imagination, par laquelle se dessine le chemin qui nous attend. Pour Julien, Rien n'était très clair encore ni bien défini mais il se sentait investi d'une mission. On le désignait, il en était certain, comme l'ange exterminateur pour punir les coupables de répandre autant de saleté qui empêchait toute pureté de l'âme.
Il serait donc le guetteur, celui qui stoppera toute contagion et pourquoi alors ne pas rejoindre le clan des Parques. Elles étaient trois, julien serait le quatrième.
Celui qu'on n'attendait pas.

Julien détestait les armes blanches. Lors des repas, il utilisait le couteau avec prudence. Il éprouvait une répulsion pour tout ce qui était tranchant. Le sang le mettait mal à l'aise et sa simple vue lui répugnait.
En fouillant ses placards, il trouva ce qui lui convenait. Julien choisi un tournevis cruciformes au manche plastifié qui se logeait parfaitement au creux de la main. La lame, en acier inoxydable de 10 cm, lui parut satisfaisante. Le tournevis, simple outil, devenait soudain une arme redoutable.
« L'arme parfaite » se dit julien. Elle tiendrait parfaitement au fond de ses poches
Montmartre reste aujourd'hui un lieu de vie et de découvertes historiques et culturelles très fréquenté. Julien y habitait seul, dans un petit studio dont il était heureusement propriétaire car dans ce quartier de la capitale, très touristique et très convoité, les prix avaient considérablement augmenté. Julien serait d'ailleurs incapable d'honorer le moindre loyer. Il était aujourd'hui inactif, à la périphérie de la société. Il ne s'en plaignait pas et se débrouillait, tant bien que mal, pour cacher cette misère latente.
En descendant de chez lui, Julien rejoignit la place des Abbesses, à deux pas de son domicile. Il affectionnait cette place typique et la Verrière de sa station de métro. Sur cette place, se trouvait l'église St Jean, en béton armé, une bâtisse néo-gothique élancée qui en imposait. Julien y priait de temps en temps. Puis il se rendit vers le square Jehan Rictus, un petit parc aux multiples plantations d'arbustes. Julien adorait y observer le « mur des « je t'aime » du parc. C'était le côté magique de cet endroit. Sur 40 m2, un mur de carrelage vous offrait des morceaux de cœurs brisés et les principales langues et dialectes y étaient représentés comme autant d'étoiles dans le ciel. Ce mur extraordinaire n'était qu'un miroir vous renvoyant tous les plus beaux messages d'amour du monde entier. C'était bien le seul miroir que Julien n'oserait pas briser. Il avait bien connu la passion mais il avait su trop tard qu'aimer ne voulait pas dire une extension de son ego. Pour aimer, il fallait accepter et Julien n'avait jamais su accepter.
Il était seul aujourd'hui, seul mais propre.
La journée déclinait sous une température agréable en cette fin du mois de mai. Julien se mit en marche vers son destin.
Il descendit la rue des Abbesses rénovée depuis peu, bifurqua sur la droite pour rejoindre la rue Gabrielle, qui débouchait sur le haut de la rue Lepic.
Julien cherchait un endroit sans regard, discret et dépourvu d'un passage excessif. Les gens qu'il croisait accéléraient le pas. Nous approchions les 20 heures 30 et tous rentraient au plus vite chez eux, pressés de se vautrer dans un bon fauteuil devant leur poste de télévision en poussant le son assez fort pour ne plus entendre le bruit de la vie. Julien accéléra le pas pour rejoindre le haut de la rue Lepic. Là, il avait toutes les chances de' croiser une femme isolée. Il la vit à une centaine de mètres devant lui. Comme les autres qu'il avait croisées, elle pressait le pas dans sa direction, sur le même trottoir. Elle marchait, tête baissée et portait un léger sac en bandoulière.
Un coup d'œil derrière lui, personne !
Il accéléra le pas.
Elle n'était plus qu'à une dizaine de mètres et il la voyait maintenant plus distinctement. Une femme somme toute banale, aux cheveux noirs mi-long, habillée d'un petit tailleur de couleur beige et de chaussures légères à lanières. Pour julien qui l'avait en ligne de mire, une anonyme, sans doute rongée par la bassesse de ses actes qu'il lui faudrait expier.
L'instant magique était à sa portée. Il fit un écart brusque sur le côté de sorte que son épaule heurta celle de la femme. Elle releva alors légèrement la tête où il put apercevoir deux grands yeux noirs étonnés de cette bousculade.
- Oh pardon, lâcha-t-elle
A peine eut-elle le temps de balbutier un vague mot d'excuse que Julien sortit sèchement la main de sa poche recroquevillée sur le manche de son arme.
Rien, il ne sentit rien de la pénétration dans la chair. Juste son poing qui heurta le ventre de la femme d'un coup sec. Ce qui suivit fut cependant plus significatif. Il vit nettement le visage de la femme surprise et terrifiée. Elle ouvrit largement la bouche sous le choc mais aucun son n'en sorti.
Sa bouche ne cessait de s'élargir comme pour trouver l'air soudainement raréfié. Il vit la langue de la femme chargée de bactéries. Son estomac se révulsa.
Il ne quittait pas des yeux cette bouche béante qui semblait vouloir happer l'espérance. Son poing était toujours plaqué contre le ventre de la femme. Rare, les gens conscients de leur dernière heure. La femme comprit qu'elle vivait sa dernière minute. Elle agrippa dans un ultime effort le revers de sa veste. Un geste désespéré. Elle cria son plus profond désespoir.
Ses yeux roulaient, roulaient fiévreusement dans leurs orbites chassant désespérément la mort imminente. Sa main, alors, coulissa lentement du revers de la veste puis elle tenta de s'agenouiller sur le trottoir comme prostrée. Enfin, elle s'effondra.
Julien glissa au creux de sa main inerte une perle noire et referma la paume de la femme et ses paupières.
Il reprit son chemin, soulagé, fit quelques pas, et regarda une dernière fois la silhouette allongée sur le trottoir.
Julien descendit rapidement la rue Lepic pour rejoindre l'église St Jean de la place des abbesses. Il lui fallait, au plus vite, confesser son premier acte de purification. Il n'avait pas pris garde de l'heure, cette église comme la plupart dans Paris, fermait ses portes vers 19 heures. Il lui restait la solution d'y venir le lendemain matin mais le temps pressait pour lui. Ne lui restait que la Basilique du Sacré-Coeur ouverte jusqu'à 22 heures 45. D'ailleurs elle n'était qu'à 500 mètres de son domicile. Julien pris la décision de s'y rendre. Il ne pouvait attendre plus longtemps, il devait confesser son acte et recevoir la grâce du seigneur. Le Sacré-Cœur était magique et majestueux. Son dôme central, haut de 80 mètres impressionnait. Le Christ représenté vous transcendait. Le plafond de l'abside et la grandiose mosaïque représentait le sacré-cœur de Jésus et avec un peu d'attention, à sa base, le visiteur pouvait lire une phrase en latin « Au cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante ».
Agenouillé sur le prie-Dieu, Julien fit ses grâces attendant une réponse divine qui viendraient encourager son parcours entamé pour toucher le ciel éternel. Il se dirigea ensuite vers la statue de Marie, la mère de l'enfant Jésus, où il glissa deux euros dans le tronc lui permettant de se saisir d'un cierge qu'il plaça au pied de la sainte vierge. Seulement alors, il put rentrer chez lui.
Le lendemain soir, mardi et sous un climat toujours aussi clément, Julien décida de renouveler sa promenade macabre. Il décida toutefois de se déplacer de quelques centaines de mètres de son premier forfait. De la rue Gabrielle, il choisit de gagner la rue Poulbot pour se poster en observation. Julien sourit en arpentant la rue. Francisque Poulbot, gamin malicieux et espiègle eut la chance de créer par le dessin ce célèbre gamin de Montmartre que l'on s'arrache encore aujourd'hui. C'était au début du siècle dernier où ce quartier regorgeait de vies simples, de vies saines, bien avant que le progrès et l'avidité ne viennent pourrir ce quartier, entraînant les valeurs humaines et sociales dans les abysses de la déchéance. Sa seconde victime le déçut un peu. En tout point semblable à la première, il n'en tira aucune jubilation. Le mercredi qui suivit, placé cette fois rue Cortot, sa victime lui causa manifestement une grande frayeur car dès qu'il frappa vivement au ventre, elle se mit à hurler sinistrement. Un cri d'alerte qui résonna dans la rue heureusement déserte. Julien surpris de cette réaction frappa à deux reprises le ventre de la femme. Enfin, elle finit par la boucler et s'effondra. Il quitta précipitamment la rue. Sa seule satisfaction c'est qu'il se trouvait à proximité immédiate de l'église St Pierre de Montmartre plus petite que St Jean mais tout aussi agréable. C'est là qu'il se rendit pour confesser sa toute dernière purification. Une porte dérobée lui en permit l'accès.
Julien, cependant, exprimait pour la première fois sa frustration. En s'adressant à son Maître, il ne put lui cacher que sa quête lui semblait difficile et qu'il doutait qu'elle aboutisse. Jésus christ, il était vrai, avait répandu la bonne parole pour attirer à lui ses brebis mais il avait pris le soin de désigner à ses côtés une douzaine d'apôtres pour le suivre dans sa quête. Julien attendrait qu'on lui prête l'occasion tout comme lui de s'entourer de disciples. Son travail de purification s'en trouverait multiplié pour le bien de tous et pour le renouveau du monde. Mais Julien n'avait toujours pas compris ce que le destin lui réservait ni son appel d'ailleurs. Q'attendait-on de lui et pourquoi lui ?
Diable, s'il avait été choisi, alors, de qui et pourquoi ? Du défilé d'images apparues dans sa salle de bain, Julien n'y voyait qu'un film obscur sans trame évidente. Il semblait qu'il lui fallait trouver le chemin des portes, encore fallait-il qu'elles s'ouvrissent.

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Jeudi 28 août 2008


144

L’élu de Dieu

 

 



Voilà, il est sorti

9 mois de travail, 9 mois de tension

Pour enfin trouver l’éditeur qui me fait confiance

Edilivre.com


Connaissez-vous Montmartre? Avec ses artistes peintres, place des Ternes ou son Sacré-coeur, un lieu hautement touristique qui a su garder son authenticité.
Y sévit, malheureusement un tueur en série vivement recherché
Je vous propose de découvrir ce diabolique malfaisant.
Prenez connaissance du synopsis :

144

L’élu de Dieu

 

 

Julien parcours le quartier de Montmartre mais son aspect touristique ne l’intéresse pas.

Julien est un élu de Dieu et adepte des Légionnaires du Christ. Ils sont 144.000 répartis dans le monde entier, protégés par le Regnum Christi, bras séculier du Vatican.

Leur rôle : supprimer les démons de la planète et préparer le royaume du vrai Dieu.

« Dieu me regarde, sacrifier ce qui n’est qu’humain et combattez pour installer mon royaume »

Julien choisira, en premier lieu, de supprimer les femmes porteuses du péché originel. Il tuera chaque jour et en pleine rue les femmes qu’il croisera, égrenant à chaque meurtre son chapelet.

Les autorités ont pris rapidement la mesure de cette nouvelle menace fanatique.

Le commissaire Baldini accompagné d’Hannah, le profiler, vont s’élancer aux trousses de Julien, l’élu de Dieu. Il était nécessaire et au plus vite, de stopper ce fou criminel avant que le mal ne se répande.

Julien persistera, sans relâche, et entraînera un disciple sur son parcours criminel sans soupçonner qu’il courait à sa perte.

Quant à Dieu, peut-être n’avait-il aucune part dans cette histoire.

 

 

Il m’est impossible d’éviter des remerciements, tout d’abord :

Isabelle Miot

Grande dame, grande amie et Princesse qui se noya courageusement dans mes mots jetés pour les restructurer

Jean-François Florès

Mon ami, impitoyable en littérature, qui apporta la dernière touche

  Lais Houdelier

Avec ses idées, ses crayons, c'est elle qui a réalisé la couverture. Une histoire de famille, c'est ma belle-fille

ME LIRE, C’EST APPORTER VOTRE SOUTIEN POUR LA NAISSANCE D’UN PROCHAIN

AIDEZ-MOI, COMMANDEZ CE LIVRE

 

 

























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Jeudi 28 août 2008


DEMAIN, DEMAIN SERA

 

Bon, il faut y aller, comme à chaque fois et çà dure depuis de nombreuses années, une ritournelle qu’on ne peut éviter.

C’est lundi, une journée commune mais pleine de sens. Tout reprend, en cette journée, la semaine qu’il faudra écouler, juste du courage à trouver, chez les ambitieux, de la vergogne, chez les carriéristes, de l’envolé. Je chausse mes chaussons, sans me presser, usé à tel point que je vois le bout de mes pieds, mais bon, il faut y aller en espérant un demain un peu plus enflammant et espérant. C’est ainsi, en début de semaine, tout reprend, ses joies, ses peines, il faut être présent, c’est le poids demandé. Je vais m’user pendant toute la journée, n’espérant rien, et attendant un  lendemain beaucoup plus enthousiasmant. Mais bon, c’est ainsi, il faut bien y aller, à la rame ou à pied, le tout est d’arriver. Mais vers qui et vers quoi ? Posez-vous la question !

Doit-on s’escamoter à longueur de journée pour espérer un lendemain plein de charme. Mon cul, mon pouvoir d’achat est au plus bas et je frôle la caste des plus défavorisés dans l’échelle de salaire. Dès que j’entame une journée, je ne pense qu’à celle qui suivra. Demain, mot magique pour échapper à tous ces vides de cette journée qui s’installe.

Tout d’abord, le café, une tradition partagée avec des gens sans grands intérêts. Et on s’installe devant son clavier, misère. Va-t-il être magique aujourd’hui ? C’est nul d’y penser, des chiffres, des lettres, à longueur de journée, épiant une image qui viendrait me rassurer et bousculer la monotonie. Demain peut-être, sera un jour meilleur. Mais ce demain tarde et je m’use devant le clavier.

La bouf, c’est midi, une heure de liberté mais que vais-je en faire ? Devant cette bande de dératés. Demain peut-être auprès de gens que je vais aimer.

Trois heures encore à tirer avec un chefaillon qui ne cesse de me harceler. Fait vite, dépêches-toi, tu es ici pour bosser, magne bon Dieu. Je suis tombé sur un pervers et il n’est pas question de me laisser démolir. Il n’arrête pas, je suis sa cible avec des collègues qui en rajoutent des kilos. C’est ma merde, je les hais. Mais demain, les choses vont s’arranger, c’est écrit, je le sais. Sur l’heure, je m’épuise devant le clavier entouré de collègues qui se moquent. Je suis désigné comme un faible et l’humiliation m’est comté.

Mais qu’importe, il y aura un demain.

Je classe les dossiers sous les moqueries de mes collègues, je fais des photocopies sous les rires des demoiselles. Je travaille, travaille, sans sourciller. Demain, oui demain sera une belle journée. Je rêve d’un lendemain brillant. Pour autant, il faut que ce calvaire cesse au plus vite. Ma décision est prise, il faut que tous ces pervers disparaissent de ma vie. Demain sera, c’est certain.

Je plonge mes mains dans un sac à mes pieds, je sens l’arme, lourde, froide et bien équilibrée. Un 9 mm, 9 coups, d’une grande précision. Je soupèse, c’est parfait. Demain sera, je le sais. Ils vont et viennent et semble m’ignorer. Il est des lieux et des gens que l’on déteste. Ici, c’est l’enfer, un enfer qu’ils m’ont construit, persuadés que jamais je n’en sortirai. Demain, oui  demain sera.

Je tire, tire, là et ailleurs. Ils tombent, effrayés, apeurés, ils tombent sous les coups portés. Le 9 mm fait son trajet. Le chef s’en prend deux, sans sourciller. Mes collègues, s’épuisent de ne plus tomber. Je suis à cours, mon arme est déchargée.

Voilà, je viens d’épuiser ma journée. Ils sont tous là, tranquilles sans pouvoir gronder. Demain peut-être, demain vont-ils ressusciter !

Je suis calme, heureux et parfaitement soulagé. Demain, maintenant, sera un jour parfait.

N’y a-t-il aucune morale ?

Réfléchissez ; Et si demain n’existait pas

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Vendredi 15 août 2008


Les dessous de la burga

 

Le port de la burga serait incompatible pour l’obtention de la naturalisation française

Une pratique radicale de la religion incompatible avec les règles de la démocratie et de la laïcité française

Voilée des pieds à la tête, l’intégrisme n’est pas admis chez nous

Une mère de famille n’a pas pu recevoir sa naturalisation, déboutée par un tribunal. Elle ne sera jamais française. Je l’ai croisé et reconnaissez que sa burga semble sympathique et son intégrisme peu identifiable. Mais les juges n’ont pas reconnu sa beauté plastique. Son visage voilé a effacé son corps dénudé.

 

Que font ces femmes dont on ne voit pas le visage

Que font ces malheureuses qu’on ne peut décrire

Elles restent tout le jour dans leur prison maudite

Le jour comme la nuit

Elles ont peur de ces chiens féroces

Qui, au moindre faux pas les battraient

Qui, au moindre faux pas les anéantiraient

Que font ces malheureuses qui ne savent ni lire ni écrire

Que font ces malheureuses qui ne peuvent penser qu’au silence

Elles aimeraient se coiffer différemment

Pensez-vous qu’on ait le droit des les abattre

Oh, Dieu ! Ne pouvez-vous pas les aider, les libérer

Ne pouvez-vous pas leur rendre le visage

Qu’on leur a dérobé

 

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Jeudi 24 juillet 2008


LA HONTE, HONTE

 

Il fait chaud, très chaud ce jour là.

Quatre fillettes, des gamines du camp de roms de Secondigliano, le plus important d’Italie, décident de se baigner malgré les forts courants et une mer agitée.

Pire, elles ne savent pas nager.

Arrive le drame, elles se font emporter au large. Deux baigneurs alertés par leurs cris, plongent à leur rescousse. Ils parviennent à en sauver deux.

Mais pas Violeta et Christina, 11 et 12 ans.

Les deux corps seront récupérés dans l’indifférence totale.

Les touristes à proximité du drame, continuant de se faire bronzer et de manger leurs glaces.

Indifférence face à la mort ? Ou racisme italien à l’égard de la communauté rom ? Chaque média y va de son interprétation.

On peut cependant douter, s’interroger et voir le signe que les italiens n’éprouvent plus de sentiments humains pour les roms.

Certes, le problème de l’immigration est important pour l’Italie comme pour l’Espagne d’ailleurs. Mais peut-on permettre une telle indifférence ?

M. Sarkozy, Président de l’Europe, devrait taper du poing sur la table et brandir un doigt menaçant vers l’Italie. Car les droits de l’homme sont présent en Europe mais trop souvent bafoués.

Et de nous rappeler qu’être européen aujourd’hui, c’est être blanc, beau et riche.

J’ai honte aujourd’hui, devant ce drame, d’être européen.

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Mardi 1 juillet 2008


LIBRE

 

Ingrid Betancourt vient d’être libérée

Ex candidate présidentielle en Colombie, enlevée par la guérilla des FARC, le 23 février 2002.

Nous ne connaissons pas cette personne mais la simple privation de sa liberté depuis plus de six ans a su mobiliser la France entière pour sa libération.

Citoyenne d’honneur de la ville de Paris, Nicolas Sarkozy, après la libération des infirmières bulgare, peut ajouter à son palmarès cette grande libération. Bonapartiste, il a certes ses défauts mais possède néanmoins de grandes qualités humaines. La France a contribué à une grande opération humanitaire.

Ce 2 juillet restera gravé. Souhaitons la bienvenue à Ingrid qui vient de passer 2321 jours de captivité dans la jungle colombienne.

« Je vous aime, je vous porte dans mon sang. Je rêve d’être en France le plus rapidement possible, j’aime ce pays »














AIMANT, AMANT

 

(Clin d’œil vers Barcelone)

 

Je suis attiré vers elle, comme un aimant

Mais je ne suis toujours pas son amant

 

Aimant, Amant

Deux mots qui se ressemblent

Juste une voyelle à supprimer

Pour découvrir toute la beauté

 

Aimant, Amant

Vais-je lui demander

De supprimer la voyelle

Pour nous rapprocher

Je n’ose pas mais j’aimerais

 

Aimant, Amant

Le sait-elle, je viens d’être foudroyé

Et il est dit : que la foudre

Ne frappe jamais au même endroit

Impossible de gaspiller

Ce que le ciel vient de m’envoyer

 

Aimant, Amant

Vais-je, comme elle, détourner le regard

Pour éviter les mots désordonnés

Peut-elle comprendre

Que je ne peux l’éviter

 

Aimant, Amant

Nous ne sommes pas amant amis aimant

Je l’ai assailli, durent des mois, de sourire

Allusion claire et franche sur mon attirance

Je suis venu vers elle mais a pris de la distance

Je n’aime pas les rapports de défis

Deux être se rencontrent, se cherchent et s’échappent

 

Aimant, Amant

Faut-il aimer pour être blessé

Faut-il maudire pour en guérir

Je lui fais un signe désespéré et engourdi

Qu’elle fait figure d’ignorer

 

Aimant, Amant

Elle passe, elle passe à mes côtés

Mais n’a pas le reflexe de s’arrêter

Je souffre de sa désinvolture effrontée

Et gronde en moi, cet amour inachevé

 

Aimant, Amant

Ne me reste que la solitude

Pour apaiser mes pas blessés

Elle rit, rit à gorge déployée

Devant son refus de s’arrêter

Me laissant sur le carreau

Comme un damné qui ne saura l’aimer

 

Aimant, Amant

Cette voyelle n’a jamais voulu se décrocher

Prenez garde de ne pas la croiser

Car d’un aimant, on ne devient pas amant

Juste deux mots

Qui n’ont pas le même sens

Battez-vous, il vaut mieux

Etre amant, qu’aimant

Quant à la voyelle

Laissez la sur le bas côté

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Lundi 16 juin 2008

LE MISERABLE

 

D’abord, j’ai vu le jour

D’un jour d’avant, d’un jour d’après

D’un jour de pluie

D’un jour sans soleil

Et depuis les jours s’écoulent

En eux captif Je m’écoule

Ne sachant plus grandir.

Les jours langoureux s’éternisent

de les voir fuir je m’épuisent

dédaigné de Victor Hugo

je suis pourtant de ses héros

Misérable, je suis

Dépourvu de chandelier d’argent

Pour égayer ma vie en chantant

« Ramoneur, ramoneur »

Mes poches sont vides

Et j’aimerais les remplir

Mais les Javert existent, ils sont partout

Je n’ai rien d’un Jean Valjean

je les fuis chaque jour

mes années Gavroche sont mes regrets

Les poches pleines, je distribuais mes galets

Les poches vides aujourd’hui

Ne me reste que les jours qui s’enfuient.

N’ai-je pas rêvé d’être un Marius, éphèbe

Sur les traces d’une Cosette

Pour brûler les jours

Dans des étreintes émotionnelles

Je ne suis qu’un misérable

Ayant perdu l’essentiel

Je me suis égaré

Sur les pentes ténébreuses de la vie

Où s’écoulent les jours de l’infini.

Je regrette mes paires les Thénardier

Qui m’ont appris comment voler

Pour garnir mes poches vides

Et m’envoler de la misère de mon quartier

Hugo, je ne serai jamais ton frère

Car dans ta « Misère » d’écrire ton dernier volet

Tu me laisses misérable et effronté

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Dimanche 1 juin 2008

AMOUR SUR ECHEC

 

Quelques mots griffonnés

Sur un virtuel improvisé

Par une jeune femme enflammée

A bousculé mon damier

 

Sur son échiquier

La belle a déplacé le cavalier

Qui est venu bousculer

Le pion attentif que j’étais

 

Joueuse, elle intrigue

Toutes mes pièces placées

Qui viendraient la fouetter

Les mots se perdent sur l’échiquier

 

Elle est reine et tente de m’affaiblir

Je ne baisse pas la garde et la déjoue

Mais la belle déplace sa reine pour l’échec

Elle aimerait tant le mat, elle aimerait me blesser

 

Je lui accorde le fou que je suis

Mais je resterais roi

Sa tour se déplace, elle aimerait m’abattre

Je suis un cavalier qu’elle n’a pas encore maîtrisé

 

Je suis roi sur mon échiquier

Qui s’accorde à la voir s’agacer

Les mots s’accrochent, se dévorent

La partie s’amplifie, regorge

 

Elle voudrait bien la finir

D’un mat qui la ferait sourire

Elle use de ses charmes pour me déjouer

M’indiquant que perdre serait la séduire

 

Elle est belle, elle est reine

Mais j’abattrai sa meilleure pièce

Mon regard la transperce, la déshabille

Sa main hésite et je jubile

 

Je porte le coup imparable

N’a-t-elle pas perdu sa meilleure pièce ?

Son sourire se perd et sa grimace l’embellie

Elle brandit ses petits seins pour m’affaiblir

 

Elle est belle mais je gagnerai cette partie

Ses doigts frémissent et se crispent

On ne lui résiste jamais

Les hommes, elle les maîtrise et les brise

 

Ce ne sont pas ces pièces qui la feront frémir

J’accentue ma pression, d’une pièce, d’un téton

Elle crie mais n’accepte pas l’abandon

Elle crie sous le poids de mes prises

 

Elle crie en recevant le déluge

Elle n’a pas vaincue et s’abandonne

Elle connaissait l’enjeu, elle devra se plier

J’hurle échec et mat

 

La belle reconnaît mon adresse

Et me donne un baisé de tendresse

Belle elle m’accorde sa fragilité

Et s’allonge sur l’échiquier

Sa beauté m’électrise

Je resterais roi, pour la beauté de son désir

 

Par fassart - Publié dans : jmf75 - Communauté : BLOGS, en parler ...
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